Mgr Jean-Pierre Kutwa (archevêque d’Abidjan) : ‘’Soyons attentifs aux cris de douleurs de nos compatriotes’’
Le sanctuaire marial situé à la cité Fairmont d’Attécoubé a célébré son 25ème anniversaire le samedi 4 février, en présence du Nonce apostolique Ambroise Madtha, du cardinal Bernard Agré ainsi que du maire Danho Paulin et du député Marie-Odette Lorougnon.
‘‘La nouvelle qui nous réunit en ce jour est bonne, très bonne», dira le Père Mathieu Yapi, recteur du sanctuaire marial d’Abidjan. 1er février 1987-1er février 2012 : cela fait exactement 25 ans que le sanctuaire marial notre Dame d’Afrique mère de toute grâce a été porté sur les fonts baptismaux.
Débutées en septembre dernier, les festivités marquant le jubilé d’argent de ce lieu saint et de recueillement, inspiration divine du Cardinal Bernard Yago alors archevêque d’Abidjan (qui voulait qu’il soit un lieu de pèlerinage où les chrétiens viennent renforcer et approfondir leur foi en Dieu), ont pris fin samedi par une messe solennelle officiée par l’Archevêque d’Abidjan, Monseigneur Jean-Pierre Kutwa. «Reconnaissons humblement qu’en 25 années, ce sanctuaire a grandement contribué à entretenir la foi des fidèles et autres pèlerins », a-t-il souligné d’entrée. C’est pourquoi l’église a décidé de marquer cette halte pour dire merci au seigneur. Non sans rendre hommage à tous ceux qui ont servi cet édifice qui passe désormais du statut de sanctuaire diocésain à celui de sanctuaire national.
Au dire de Mgr Jean-Pierre Kutwa, le refus d’assumer son humanité et la volonté de s’assurer par tous les moyens nous conduisent tout droit dans l’abime. «Le résultat, c’est la division entre des êtres qui se rejettent les uns sur les autres la culpabilité et qui ne peuvent plus s’accepter dans leur nudité. Mais la promesse divine de salut s’affirme envers et contre tous», révèle-til.
Même si, interpelle-t-il, les hommes sont plutôt enclins à éviter Dieu qu’à l’inviter dans leur vie. «Les hommes d’aujourd’hui sont-ils prêts à prendre Marie chez eux comme modèle de foi et de vie dans un monde qui veut se réaliser sans Dieu et qui n’a plus de repères ?», s’est-il interrogé. Avant d’inviter chacun à prendre davantage conscience, à aimer son prochain et à lui manifester sa solidarité. Pour l’archevêque, ces vertus nous font défaut : «Savonsnous aujourd’hui encore être attentifs aux cris de douleurs de nos frères et soeurs autour de nous ? Parents, savez-vous être attentifs aux aspirations profondes de vos enfants ? Amis jeunes, savez-vous lire et interpréter les signes des temps pour en déceler les opportunités qui s’offrent à vous aujourd’hui, de même que les combats qui ne valent guère la peine d’être engagés ?».
A cette occasion, le président du comité d’organisation a fait le point des travaux de réhabilitation du sanctuaire estimés au moins à 150 millions de francs Cfa. 25% des travaux ont été réalisés, au dire d’Armand Kouamé. D’où son appel à la mobilisation de tous pour continuer les travaux.
«Hier, nous avons apporté 6 millions. Aujourd’hui et demain, nous ferons encore un effort supplémentaire pour que cet édifice garde son lustre d’antan et qu’il puisse continuer à jouer son rôle d’aération spirituelle des Ivoiriens», a promis le maire d’Attécoubé.
Processions, concerts, et ventes aux enchères dont les revenus vont servir à des oeuvres de charité ont meublé la première partie des célébrations dans la matinée.
Anderson Diédri
Source: Le Nouveau Courrier








