ABOU CISSE, L’ONCLE D’ALASSANE DRAMANE OUATTARA: «Je suis sûr que ces genres de crimes ne vont pas s’arrêter-là , s’il n’y a pas une réponse adéquate. Il faut s’attendre à d’autres crimes.»
Abou Cissé, l’oncle de Ouattara a décidé de rompre le silence pour dire ses vérités, comme il sait le faire. Une interview vérité.
Que pensez-vous des évènements de Duékoué ?
Je pense que c’est la méconnaissance du peuple Ivoirien. Si Alassane connaissait la Côte d’ivoire, ce drame ne pouvait pas se produire. Du Président Houphouët jusqu’à Gbagbo aucun chef d’Etat de ce pays, n’a pu faire ça. Je pense qu’au delà de l’appréciation individuelle, il faut maintenant aller vers une appréciation internationale de ce drame. Parce que je suis sûr que ces genres de crimes ne vont pas s’arrêter-là , s’il n’y a pas une réponse adéquate. Il faut s’attendre à d’autres crimes. Et si les pays occidentaux qui condamnaient aussi rapidement au moment où Gbagbo était là ne se lèvent pas aussitôt pour réagir, nous allons nous trouver en face d’un génocide qui ne dit pas son nom. Et là , on dira que c’est l’Occident qui a occasionné çà . Parce que ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire est un génocide du peuple Wê qui est en train de se produire.
Un criminel donne toujours ses raisons. Je pense qu’un milicien ne peut pas se permettre d’aller se mettre parmi une population, qui plus est, vit sur un site gardé par des soldats de l’Onuci. Qu’est-ce qu’il va défendre là -bas ? Je pense qu’il faut savoir raison gardée. Je pense qu’Alassane Ouattara ne connaît pas les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire. Il ne maîtrise pas justement les fondements de la culture ivoirienne. La culture ivoirienne est une symbiose entre les différentes ethnies de plusieurs régions. Je ne pense pas que ces miliciens qu’on voit partout, puissent accepter pendant qu’ils sont dans le viseur du régime, se mettre parmi des populations en pleine ville, pour préparer des complots contre le pouvoir.
Il y a eu une connivence qui est claire. Je pense qu’autant l’onuci ne connaît pas la Côte d’Ivoire, autant le président Alassane ne connaît pas la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, je disais tantôt qu’il faut que la Communauté internationale se saisisse du dossier, l’épluche davantage pour que d’autres crimes que le pouvoir s’apprête à préparer ne se commettent pas dans cette région.
Le pouvoir accuse pourtant l’opposition d’attiser le feu à l’ouest.Vous savez, il n’y a pas de fumée sans feu. Avec cette tragédie qui se produit à l’ouest, le pouvoir ne pouvait qu’accuser l’opposition. Et l’opposition aussi ne peut qu’accuser le pouvoir. Mais en fait, entre celui qui tient le fusil, celui qui a la main sur le bout du fusil, et celui qui a la main sur la gâchette, qui peuton accuser de criminel ? Aujourd’hui, c’est le pouvoir qui a la main sur la gâchette. C’est le pouvoir qui tire, qui tue. Nous avons eu des informations émanant de là bas. Des Malinkés et plusieurs autres ressortissants du nord qui ont vécu la scène nous ont expliqué ce qui s’est réellement passé. Ils nous expliqué comment tout s’est passé. Nous avons eu des informations.
Des informations disant qu’ils ont tué. Et après ils ont jeté des corps dans des puits. Ils ont fait tout ce que vous pensez d’inimaginable. Ce qui prouve que c’est le pouvoir. C’est pour rien qu’il accuse l’opposition. Ce n’est pas elle qui a tué. Que le pouvoir n’attise pas la haine entre les différentes ethnies. Parce qu’aujourd’hui, ce qu’on voit n’est rien d’autre que les conséquences de la haine que le pouvoir attise. Et au lieu de contribuer à créer les conditions de la paix, le pouvoir est en train de créer les conditions d’une guerre civile qui ne dit pas son nom.
Vous savez, quand on dit preuves, souvent la loi dit qu’il faut avoir des éléments tangibles, palpables. Or, vous savez que les langues se délient souvent pour dire certaines choses. Quand on dit que le pouvoir dit «comme çà », et l’autre dit «ceci», nous, on fait la synthèse de ce que nous avons comme informations. C’est-à -dire, ce que nous avons reçu. Voilà ce qui s’est passé. En faisant nos recoupements, nous pensons que d’autres camps, d’autres attroupements qui se font là bas vont avoir encore des visites de ce genre. Et ceux qui là -bas à l’ouest ne sont pas prêts à partir, dans la mesure où il semble qu’ils ont intérêt en attisant la haine tribale dans cette zone. Je vais vous dire une chose.
Le pouvoir a accusé l’Onuci, et l’Onuci à son tour accuse le pouvoir. Mais ce qui est certain, c’est qu’on tue des gens. Les responsables, ce sont l’Onuci et le pouvoir. Parce que si on ne tuait pas des gens, et ils s’accusaient pour des problèmes administratifs, là il n’y avait pas de problèmes. Mais On tue les gens, il est facile de s’accuser facilement. Ce qui est sûr et certain, il y a une connivence, il y a un laisser-aller de la part du pouvoir et de l’Onuci. Je crois qu’aujourd’hui, le pouvoir est en train d’engager des jeunes gens encore pour les envoyer là bas. Selon eux, c’est pour mettre de l’ordre là -bas. Mais nous disons, que cette situation n’est pas faite pour s’éterniser.
Vous savez, on ne peut pas être juge et partie. Il est très facile de mener une enquête. Mais je pense que face à une telle tragédie, c’est une enquête internationale qu’il faut. Il faut une enquête internationale pour expliquer ce qui s’est réellement passé. Il faut qu’en même qu’on nous restitue notre sens du respect de la vie humaine. On tue 300 personnes et on dit qu’on mène des enquêtes. Mais on devait depuis longtemps, mener des enquêtes pour savoir si ces gens se sentaient en sécurité. On ne fait pas le médecin après la mort.
Je vais vous dire une chose. C’est facile en politique, d’accuser quelqu’un. Mais en fait, entre un jugement politique et un jugement réel, il faut croire que le jugement politique n’a souvent pas de sens. tous ceux qui sont en prison aujourd’hui ne le méritent pas. Si tant est que la justice est rétablie et elle est crédible en Côte d’Ivoire, je pense que ceux qui doivent être jugés, sont ceux là qui se pavanent dehors aujourd’hui et qui continuent de narguer le bon sens. Et ce sont eux qui continuent de tuer les gens, alors que la guerre est finie. Combien de gens meurent tous les jours. Combien de gens sont tués pas les Frci. Alors que les gens qu’on accuse de génocide n’ont même pas tué une mouche. Des universitaires tels que Aké n’Gbo, Aboudramane Sangaré qui est reconnu comme un éminent juriste, il y a aussi le grand banquier Dakoury… ce sont des gens qui ne méritent pas d’être là . On ne fait pas la politique pour aller en prison. On la fait pour servir la nation.
Vous savez, ceux qui ont détourné des biens de l’Etat sont connus aujourd’hui dans cette Côte d’Ivoire. Je ne pense qu’un homme comme Aké n’Gbo qui a été Premier ministre pas plus longtemps peut commettre autant de crimes. Comme on le voit aujourd’hui. Le régime actuel a fait seulement un an quelques jours. Chaque citoyen ivoirien compte aujourd’hui le nombre de morts. En un an de gestion de pouvoir de Alassane, la Côte d’Ivoire connaît plus de crimes qu’en dix ans de gestion de Laurent Gbagbo. Gbagbo n’a pas tué des innocents, encore moins une ethnie.
La démocratie telle que le pouvoir la voit plutôt, en tuant tout ce qui passe devant lui. Mais qui dit que la démocratie, c’est faire tuer ceux qui s’opposent à lui. Je pense qu’il y a de multiples leçons à tirer de ses multiples voyages à l’étranger. C’est qu’il n’y a pas de démocratie en Côte d’Ivoire. nous vivons une dictature. Il veut montrer au monde qu’il y a la paix en Côte d’Ivoire et que les citoyens ivoiriens le soutiennent. Ce qui est faux. Ce que nous vivons ici, ce n’est pas de la paix. C’est l’installation de la haine. Le pouvoir provoque la division des Ivoiriens. Il peut à tout moment, avoir une révolte généralisée qui va embraser le pays. Il faut qu’il (Alassane) arrête de dire que les Ivoiriens dans leur ensemble soutiennent ses dérapages. Car ce n’est pas possible.
Vous savez, autant Alassane Ouattara a ses rentrées en Occident, autant nous avons aussi des entrées là -bas. Nous ne sommes pas des analphabètes. nous ne recevons les mêmes informations que lui. Il est entouré des gens qui lui mentent. Ils lui disent qu’il est populaire, qu’il a la situation en main. Nous avons aussi des informations que nous recevons des quatre coins de la Côte d’ivoire, de l’Europe, des Usa et de la France.
Ceci dénote de ce que je dis depuis que j’interviens dans la presse. Parce qu’avant de se lever, il faut regarder la chaise sur laquelle on s’est levé. On ne se lève pas d’une chaise comme çà . Je pense que le fait que les Ivoiriens et l’Afrique entière se lèvent, montre que la Côte d’ivoire est en train de tomber dans une dictature sans nom. Il semble qu’aujourd’hui et les Français disent que la Côte d’ivoire qui est le centre des affaires est en train de tomber dans une sorte d’aliénation au colonialisme.
Mais si le réalisme n’est pas perçu comme la vérité démocratique, il est bien clair qu’il a sa réalité. Sa réalité c’est de tuer des gens, emprisonner des journalistes, emprisonner des jeunes comme les Savané, des hommes politiques. Là c’est sa réalité. Depuis plus d’un an, nous vivons une réalité. Si eux, ils considèrent cette réalité comme la démocratie, nous, nous vivons une dictature. La dictature est une réalité. La démocratie est par contre une réalité vraie, acceptée de tout le monde. Aujourd’hui, les trois quarts des Ivoiriens refusent cette réalité. C’est ça qui est la réalité. Les trois quarts ne veulent pas de cette situation que nous vivons.
Mais c’est tout à fait logique. Parce qu’il a été imposé. Je pense que Hollande a dû lui dire cela. Les dossiers secrets sont là bas. Et une opposition forte avec la force du Fpi, ce pouvoir là ne peut pas tenir le coup. Le Fpi, n’est pas seulement Gbagbo, c’est l’organisation qu’il a mise sur pied sur toute l’étendue du territoire national, alors que le Rdr n’est pas organisé. C’est un parti de copains, d’amis. Je suis du Rdr, j’ai été à la base de la création de ce parti.
C’est parce qu’il ne connaît pas la réalité. Il ne sait pas que le peuple ivoirien est aujourd’hui pauvre. Allez-y voir à l’université, on est en train de faire des peintures partout comme si le Bon Dieu allait venir. Mais en fait, il n’y a pas de politique de développement pour permettre au citoyen ivoirien un gain en plus. Comment comprendre qu’un Président qui sait que la Côte d’Ivoire est dans une crise grave peut se permettre d’augmenter le prix d’inscriptions à l’université. On prend la mesure à 100.000 Fcfa, aujourd’hui. Ce libéralisme là ne correspond pas à la Côte d’Ivoire. Pour lui, l’université doit donc appartenir à une certaine élite. Aucun pays africain, n’a un tel prix pour l’inscription à l’université.
Je suis serein. Parce que c’est cet homme qui est dans la vérité. Le mensonge qu’ils ont servi est en train de se déballer. Parce que j’y crois. La vérité éclatera. Çà , s’éclate comment. Je vais partout, j’entends partout, je vais dans tous les quartiers, j’entends par exemple au Black-market, le 13 août ce sont ces gens qui vont dire «Alassane tu nous as menti». Et le faire revenir sur terre. Le 13 août, ça va être une population qui va dire «Gbagbo tu avais raison». Parce que Gbagbo avait raison quelque part, même si on peut lui reprocher quelque chose. Il était avec le peuple.









c' est vrai il était quand ce démon complotait contre la côte d'ivoire. Moi je crois qu'il temps de le lever comme un seul homme et de botter cette dictature hors de notre pays car aucun fusil n'a pu vaincre la volonté d'un peuple qui veut sa liberté. 'est vrai il y a eu des prophéties mais sachez que nous sommes la solutions de Dieu à nos problèmes. C'est lorsque nous serons résolus à accéder à notre liberté que Dieu va agir.