Konan Kouadio Bertin (KKB) à l’émission “Face aux électeurs” «le candidat de l’étranger gouverne les Ivoiriens et le candidat des Ivoiriens est à La Haye»

Très incisif, Konan Kouadio Bertin (KKB) a dénoncé mardi soir en direct sur le Rti, que des nordistes déchiraient ses affiches. « Les ivoiriens du nord déchirent mes affiches, ce n’est pas ça la Côte d’Ivoire » a lancé, celui qui a pris ses distance avec le Pdci de l’appel de Daoukro et qui appelle au retour de Laurent Gbagbo pour réconcilier le pays.

Il juge qu’il n’y aura « Pas de paix sans Gbagbo ». Selon KKB qui n’aura eu de cesse de fixer la caméra, la réconciliation est la « chose la plus simple à réaliser » mais il estime que la logique du « c’est notre tour » au pouvoir « tue la Côte d’Ivoire ».

«La Guerre se fait à deux et c’est à deux qu’on doit faire la paix » s’exprimera le candidat indépendant qui souhaite libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, point noir des droits de l’homme dans le pays.

« Si je suis président en une semaine je ferai rentrer tous les fils de la Côte d’Ivoire, je libèrerai tous les prisonniers politiques et d’opinion, ça empoisonne l’atmosphère, raison du non enthousiasme général qu’on constate même pour cette élection. » s’exprimera celui qui pointera du doigt l’attitude d’Alassane Ouattara face au roi de l’Indenié au sujet de l’incarcération à la Maca d’Assoa Adou.

Sur sa vision de la société, le plus jeune des candidats (47 ans, ndlr), estime que prendre les armes n’est pas un exemple, « c’est à ceux qui ont tué et éventré des femmes enceinte qu’on donne tout ».

« Le candidat de l’étranger est président en Côte d’Ivoire et le président des ivoiriens est à l’étranger » a déclaré le candidat évoquant les profits étrangers au regard du gain ivoirien, qui avouera que le jugement du président d’alors était le bon.

Au sujet de la Cei, celui qui usera à de nombreuses reprises de ses expériences de voyages à l’extérieur, estimera qu’au regard du précédent de 2010, le fait d’avoir reconduit la même équipe à la Cei, ayant selon lui, elle aussi sa part de responsabilité dans les morts de la crise, ailleurs sous d’autres cieux cette dernière aurait démissionné.

Sur les raisons de sa rupture avec la dynamique du Pdci de Bédié, KKB qui se réfèrera souvent à Houphouët tel un père spirituel, expliquera qu’il ne peut pas choisir celui qui a été le bourreau du Pdci pour compétir, « Je ne veux pas participer à la mise à mort du Pdci ».

KKB avec verve et éloquence « gardien du temple du Pdci » comme il se défini et qui qualifie de « cavalier » le choix de Bédié au sortir du congrès du parti qui sanctionnait une candidature du Pdci, a par ailleurs annoncé qu’il souhaitait faire de la Côte d’Ivoire un paradis fiscal pour recréer le « nouveau miracle ivoirien ».

Le candidat indépendant, fort de ses origines paysannes et de son expérience de planteur, souhaite faire en sorte qu’il y ait moins de taxes, baiser la TVA par à 10% ainsi que les taxes à l’importation pour attirer les investisseurs et inciter à l’entrepreneuriat local.

Avec conviction et des accents nationalistes KKB a martelé que l’industrialisation de la transformation des matières premières apparait comme la solution la plus viable pour sortir le pays de la crise et du chômage de masse.

Avec un plan de 80 usines en 5 ans et la transformation de l’Attieke, des mangues, de l’ananas et autres, il estime que rien que pour l’attiéké, le pays récolerait 20 mille milliards par an et participerait ainsi à l’émancipation globale.

KKB a pour finir annoncé la mise en place d’un banque nationale pour les policiers et militaires afin de leur permettre de vivre dignement.

Amy Touré

Source: Koaci.com

About Tjefin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*