29 Mars 2011-29 Mars 2019 : An 8 du pic des massacres ethniques à l’Ouest ivoirien

29 Mars 2011-29 Mars 2019 : An 8 du pic des massacres ethniques à l’Ouest ivoirien

En accédant au pouvoir d’Etat en Octobre 2000, Laurent GBAGBO avait pris sur lui de se débarrasser du joug d’exploitation économique de la France. Sans retenue ou sans scrupules, la France a monté une rébellion sauvage pour attaquer son régime et avec lui, le peuple ivoirien, dès Septembre 2002.

Depuis la triste nuit du 18 Septembre 2002 jusqu’à ce jour, via les massacres du camp des réfugiés autochtones Wê à Nahibly, c’est une épuration ethnique au sein du peuple Wê qui continue par des vagues d’arrestations arbitraires et des exécutions sommaires sous le prétexte mensonger de lutte contre le banditisme. Une visite dans la prison de Man ces jours-ci édifiera tout esprit réfractaire à cette vérité.

Ce 29 Mars 2019, pour la huitième année consécutive, les Wê, de toutes régions, toutes couches sociales confondues, iront en grand nombre se recueillir au quartier Carrefour de Duékoué sur les nombreuses fosses qui regorgent des dépouilles des leurs. En toute piété, ils vont commémorer ce jour maudit du 29 Mars 2011, ce ‘’jour des mille morts’’, tout en remettant en cause la justice internationale avec ses enquêtes orientées et ses prisonniers choisis d’avance, de même que le grand mutisme de cette justice devant les pratiques génocidaires à répétition de la France néocolonialiste.

Ce 29 Mars 2019, les Wê se souviendront également et rappelleront à la face du monde que c’est bien en Mars 2011 que l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.), entraînée par la France, a pris une résolution (la 1975) pour protéger les populations ivoiriennes. Une protection qui n’était qu’un fallacieux prétexte pour massacrer les dites populations. Des massacres perpétrés à la fois par la France, par l’O.N.U. et leurs rebelles recrutés dans toute la sous-région ouest africaine.

Ce 29 Mars 2019, les Wê rappelleront à la conscience objective de la France, de l’O.N.U. et de l’Occident que la résolution 1975, votée sur instigation de la France, l’a été suite au vrai faux massacre de sept (07) femmes à Abobo. Des femmes aux tombes et aux familles introuvables. Des femmes mortes dont l’une a été ressuscitée on ne sait comment, car elle est bel et bien vivante et la C.P.I. le sait ! Mais au nom de la même résolution, le 29 Mars 2011, pas moins d’un millier de compatriotes Wê ont été massacrés à Duékoué.

Ce 29 Mars 2019, les Wê rappelleront à la face du monde l’iniquité de la Cour Pénale Internationale qui s’acharne sur les victimes et collabore allègrement avec les bourreaux. Aussi, les Wê vont s’atteler à mobiliser à travers le monde toutes les bonnes volontés éprises de justice et de paix, afin de les aider à dénoncer et à faire reconnaître les innombrables génocides perpétrés par la France et ses obligés dans tout le pays Wê, de Facobly à Toulépleu, de 2002 à 2012 et même après. Cette France des beaux discours creux et des bonnes intentions dans la forme mais grandement génocidaire dans le fond et dans ses actes. En outre, les Wê vont rappeler que Laurent GBAGBO acquitté, donc reconnu innocent par la C.P.I., qui est responsable des trois mille (3 000) morts(*) de 2011, quand des dozos, ces camajors locaux et des voyous surarmés déambulent en toute impunité en Côte d’Ivoire, tandis que gendarmes et policiers de l’Etat, du fait de leur ethnie, sont désarmés ?

Ce 29 Mars 2019, les Wê, partout où ils se trouvent à travers le monde, tous ceux qui compatissent à leur douleur avec eux, dans leur recueillement, lèveront la main vers le ciel en ayant à l’esprit une seule pensée : que le sang innocent de tous les nôtres, inutilement versé, retombe sur la tête de chacun de nos bourreaux, de nos envahisseurs et de tous leurs soutiens occidentaux ! Nous avons dit.

(*) : le chiffre de trois mille (3 000) morts véhiculé par la France en 2011 est mensonger et perfide car largement en dessous des massacres perpétrés par ses ouailles de la rébellion et sa propre aviation militaire contre des camps militaires ivoiriens et des milliers de patriotes aux mains nues qui avaient formé un bouclier humain autour de la résidence du président GBAGBO. Quand toutes les langues se délieront…

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 27 Mars 2019.

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