48 heures avant l’attaque de Grand Bassam, la ville de Bouaflé était sous les feux d’assaillans non identifiés

48 heures avant l’attaque de Grand Bassam, la ville de Bouaflé était sous les feux d’assaillans non identifiés

48 heures avant l’attaque de Grand Bassam, soit vendredi 11 mars dernier, c’est la ville de Bouaflé, capitale de la Marahoué, qui était sous les feux des balles assassines d’individus non encore identifiés. Ces indélicats personnages ont fait trois morts et deux blessés graves dont un capitaine de gendarmerie. Au nombre de ces victimes, dame Djè Lou Agnès, propriétaire du célèbre « Bar Eclat » situé à Abidjan dans le quartier de Yopougon. Comme est-on arrivé là ?

Selon des sources sécuritaires, les faits se sont produits aux environs de minuit ce vendredi. Dame Djè Lou Agnès, à bord d’une voiture de type 4X4, décide de faire un tour dans son village natal, Manfla, sur la route de Zuénoula. Elle voyage en plus du chauffeur dont l’identité ne nous a pas été donnée, trois autres personnes qui, certainement, sont ses parents. Un homme, une dame et une jeune fille qui, selon des proches, lui aurait été confiée. Toujours selon nos sources, c’est autour de minuit qu’arrivée à 2 kilomètres de Pakouabo, village du Ministre Charles Diby Koffi, sur l’axe Bouaflé-Zuénoula que le chauffeur signale aux occupants de la voiture qu’un véhicule qui les suivait leur faisait des jeux de phares.

Ayant cru à un cortège, dame Agnès demande au chauffeur de ralentir afin de les laisser passer. C’est en ce moment que les malfrats, à leur niveau, sortiront des armes automatiques et coupant devant eux leur intiment l’ordre de garer. Le chauffeur, nous indique notre source, sort de la voiture avec la clé et lève les bras. Il est mis de côté. Et les hommes sans foi ni loi de faire savoir leur colère aux occupants de la voiture « Il y a longtemps qu’on vous suit et on vous fait des phares, vous ne pouvez pas vous arrêter ? » ont-ils montré leur colère avant de tirer à bout portant sur l’homme. Ne pouvant supporter l’horreur, dame Djè Lou crie et se couche sur le monsieur. Sans hésitation, ils ouvrent le feu sur elle.

La jeune fille qui suppliait ces dangereux hommes aura pour réponse une balle. La seule dame pour le moment survivante va, elle aussi, recevoir des plombs dans la partie génitale et les jambes. Ayant passé au peigne fin les sacs des victimes, ils prennent leur véhicule de marque Peugeot 607 grise et prennent la clé des champs. Le chauffeur qui dit avoir profité des moments d’inattention des malfrats pour fuir en lieu et place d’aller dans le village alerter les gens est revenu à Bouaflé soit à 12 kilomètres.

Un capitaine de gendarmerie prend une balle à l’épaule droite

L’autre fait marquant ce vendredi nuit, toujours selon nos sources, c’est que le capitaine de gendarmerie, après une journée de durs labeurs, rentre chez lui aux environs de minuit. Chemin faisant, il aperçoit une silhouette dans la pénombre de sa clôture. Il sort son arme et interjette des appels à l’endroit du suspect. Ce dernier, toujours dans le noir, fait savoir au capitaine qu’il sort du noir. Visiblement venu pour mettre fin à la vie de l’homme en arme, il tire sans hésitation sur le capitaine. La balle traverse l’épaule droite. Le bandit prend la poudre d’escampette. Transporté aux urgences de l’hôpital général de Bouaflé, il sera conduit par la suite à Abidjan pour des soins intensifs.

JPL

Source : Le Nouveau Réveil

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