7 après la crise post-électorale survenue en Côte d’Ivoire, le pouvoir Ouattara detient toujours 197 pro-Gbagbo dans les géôles

7 après la crise post-électorale survenue en Côte d’Ivoire, le pouvoir Ouattara detient toujours 197 pro-Gbagbo dans les géôles

Environ sept (7) après la crise post-électorale survenue en Côte d’Ivoire, la répression  du régime Ouattara continue de s’abattre contre les partisants du président Laurent Gbagbo.

En effet, le régime du rattrapage de Alassane Dramane Ouattara continue d’arrêter, torturer des personnalités ainsi que de nombreux jeunes se réclamant de l’ancien régime ou réputés comme tels.

Toute ces personnes, pour la plupart détenus dans de nombreuses prisons à Abidjan et à l’intérieur du pays, sont généralement accusés de complot contre l’Etat, sous divers chefs d’inculpation. Selon le récent rapport N°2-2017 sur les prisonniers politiques rédigé par le Secrétariat National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques du Front Populaire Ivoirien, 197 prisonniers politiques pro-Gbagbo (dont 49 militaires et 148 civils) sont toujours détenus par le régime Ouattara.

 LIEUX DE DETENTIONCIVILMILITAIRETOTAL
1MACA12836164
2CAMP PENAL DE BOUAKE303
3ABENGOUROU022
4LIBERIA707
5DIMBOKRO303
6KATIOLA101
7MAMA044
8MAN123
9BOUNDIALI213
10BOUNA101
11ECOLE DE GENDARMERIE123
12TOUMODI112
13HOPITAL PSYCHIATRIQUE DE BINGERVILLE011
 TOTAL14849197

Le Rapport révèle par ailleurs que sur tout cet effectif de 197 prisonniers politiques, seulement 88 ont été  ont eu droit à un procès (cf tableau ci-dessous).

STATUT JUDICIAIREEFFECTIFPOURCENTAGE
Condamnés8845 %
Inculpés10955 %
TOTAL197100 %

Téléchargez le rapport complet ici

Rappelons que, en dehors des 197 prisonniers politiques mentionnés dans le présent rapport annuel, Amnesty International a indiqué dans d’autres rapports qu’environ 228 détenus d’opinion en Côte-d’Ivoire sont  introuvables. Il s’agit de personnes qui ont été enregistrées par le pouvoir, comme ayant été arrêtées par les FRCI et autres forces armées parallèles pro-Ouattara, à la suite de la crise postélectorale de 2011, puis jetées dans les différentes prisons du pays.

Plusieurs enquêtes ont démontré que toutes ces personnes sont passées dans différents cabinets de juges d’instruction où elles furent interrogées puis placés sous mandat de dépôt à des dates précises. Cela veut dire que chacune d’entre elles doit en principe être incarcérée dans une prison.

Eburnienews.net

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