A ce jour, la Côte d’Ivoire compte 228 prisonniers politiques

A ce jour, la Côte d’Ivoire compte 228 prisonniers politiques

La crise post-électorale survenue en Côte d’Ivoire en 2011 a engendré une vaste répression de la part du régime Ouattara à l’encontre des populations acquises à la cause du président Laurent Gbagbo.

Cette répression s’est traduite par une vague d’arrestations, de tortures, de disparitions et de tueries sans précédent de personnalités, d’éléments des forces régulières de défense et de sécurité, de personnes adultes ainsi que de nombreux jeunes se réclamant de l’ancien régime ou réputés comme tels depuis bientôt 6 ans.

Les survivants, pour la plupart détenus dans de nombreuses prisons à Abidjan et à l’intérieur du pays, sont généralement accusés de complot contre l’Etat, sous divers chefs d’inculpation. Selon le rapport 2017 rédigé par le Secrétariat National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques du Front Populaire Ivoirien, 228 prisonnier politiques pro-Gbagbo sont toujours détenus par le régime Ouattara. Seulement 65 parmi eux ont eu droit à un procès.

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Le Rapport révèle par ailleurs que «Contrairement au discours officiel, cent onze (111) personnes, soit près de la moitié de l’effectif total des prisonniers politiques, (48,68 % exactement), se trouvent encore dans les liens de la détention pour des faits remontant aux années 2011 et 2012».

Seulement 65 parmi eux ont eu droit à un procès A ce jour, la Côte d’Ivoire compte 228 prisonniers politiques

Répartition par mandat de dépôt et par statut judiciaire A ce jour, la Côte d’Ivoire compte 228 prisonniers politiques

Téléchargez le rapport complet ici

Rappelons que, en dehors des 228 prisonniers politiques mentionnés dans le présent rapport annuel, de nombreux rapports et témoignages indiquent qu’environ 228 détenus d’opinion en Côte-d’Ivoire sont  introuvables. Il s’agit de personnes qui ont été enregistrées par le pouvoir, comme ayant été arrêtées par les FRCI et autres forces armées parallèles pro-Ouattara, à la suite de la crise postélectorale de 2011, puis jetées dans les différentes prisons du pays.

Plusieurs enquêtes ont démontré que toutes ces personnes sont passées dans différents cabinets de juges d’instruction où elles furent interrogées puis placés sous mandat de dépôt à des dates précises. Cela veut dire que chacune d’entre elles doit en principe être incarcérée dans une prison.

Eburnienews.net

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