A la veille de l’arrivée de Hollande à Abidjan, un journal français attaque violemment Ouattara

A la veille de l’arrivée de Hollande à Abidjan, un journal français attaque violemment Ouattara

A l’occasion de sa visite d’Etat du 17 juillet, maintes fois reportee, la question des Droits de l’Homme risque de se poser a Francois Hollande de maniere insistante.

Depuis l’arrivee d’Alassane Ouattara au pouvoir, en Avril 2011, les violences n’ont pas cesse. De 2002 a 2010, au Nord,de par la rebellion de Guillaume Soro : quelques milliers de victimes peut etre, jamais evaluees.

Au moment des elections contestees, de decembre 2010 a fin Juin 2011, et notamment dans l’attaque par les helicopteres et les tanks de la Force Licorne et de l’ONU -unegrande premiere encore peu documentee quant aux victimes civiles.- contre les lieux du pouvoir de Laurent Gbagbo. Mais ce sont surtout les «suppletifs» des deux corps expeditionnaires,

FRCI et Dozos ( l’armee heteroclite de Soro et Ouattara) qui ont cause de nombreux massacres, dont celui, fondateur, de Duekoue, petite ville de l’Ouest du pays :un millier d’hommes , de femmes et d’enfants d’ethnie GUERE extermines par les rebelles fin Mars 2011. Un systeme repressif clandestin s’est mis en place, pratiquant une repression de moindre envergure, mais instaurant arrestations sans jugements, mauvais traitements et tortures dans 30 centres officiels ou paralleles : une sorte de Goulag ivoirien qui sert au pouvoir a terroriser l’oppositionpoussee pourtant officiellement a la «Reconciliation».

Ils sont, en juin 2014, environ 7OO prisonniers politiques, disperses dans toute la Cote d’Ivoire, mais dont la sinistre MACA- la Maison d’Arret d’Abidjan- resume tous les maux. Promiscuite, manque de soins, nourriture abjecte. Arrestations arbitraires, absence de jugements depuis 3 ans. Torturesepisodiques et mauvais traitements. La revelation des listes de detenus et des photos par deux petites associations ivoiriennes, le 20 mai, a ete un choc pour l’opinion ivoirienne et internationale- ecornant serieusement l’image que des «agences de com» bien parisiennes entretiennent a grands frais. Il y aurait peut-etre pire: les associations de droits de l’Homme inquietent pour le sort de 50 «disparus», dont on ne connait ni le lieu d’incarceration, ni celui d’une eventuelle tombe !

L’occasion de la visite de Francois Hollande- ce 17 juillet- peut etre l’occasion de liberations massives, d’autant que l’Elysee a plaide en vain, a plusieurs reprises, pour l’humanisation et la normalisation du regime : la diplomatie ne suffit plus, quand les responsables francais ont l’impression, devant des promesses a repetition non tenues, de s’etre fait rouler dans la farine…

Or il n’est un secret pour personne que la France soutient le regime Ouattara a bout de bras, de Sarkozy a Hollande : sans base militaire, sans appui a l’ONU et sans aide economique massive, le regime, confronte a une opposition tenace de la capitale et du Sud, ne pourrait tenir longtemps. De fortes pressions pourraient donc s’exercer efficacement -pour le bien des deux regimes… C’est meme, au-dela des prisonniers eux-memes de leurs familles, de la diplomatie et des capitaux francais, l’interet bien compris du regime Ouattara que de liberer les prisonniers politiques. Dans le cas contraire, des manifestations coordonnees a Paris et a Abidjan, mobilisant les medias français notamment sont prevues, demandant une liberation totale des prevenus, la fin du Goulag ivoirien et de la justice des vainqueurs.

Apres tout, 3 ans apres et dans la perspective de l’election presidentielle de 2015- a laquelle le FPI de Laurent Gbsagbo ( l’ex president devant etre juge par la CPI a partir de 2017) hesite a participer, n’est-ce pas le temps de l’amnistie et de la paix des braves, a defaut de pardon 

Source : Marianne

In Aujourd’hui

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