Abel Gohou Naki serait-il le “Vinnie Terranova” de la résistance pro-Gbagbo à « ba-kô » ?

Abel Gohou Naki serait-il le “Vinnie Terranova” de la résistance pro-Gbagbo à « ba-kô » ?

Pour les puristes de séries policières, je ferai ce petit rappel.

Vinnie Terranova était le ” heros” de la série (policière) télévisée amériacaine ” Un flic dans la mafia (ou Wiseguy de 73 épisodes de 47 minutes, créée par Stephen J. Cannell et Frank Lupo et dont 70 épisodes ont été diffusés entre le 16 septembre 1987 et le 8 décembre 1990. La RTI d’alors nous a fait le plaisir de nour le faire découvrir.

“Un flic dans la mafia” raconte les aventures d’un agent infiltré parmi les mafieux. Vincent Terranova (dit Vinnie) est un agent de l’OCB (Organized Crime Bureau), une organisation proche du FBI. Pour peaufiner sa couverture, a passé 18 mois en prison dans le New Jersey, histoire de se faire quelques connaissances du milieu et un CV pour sa sortie, au point que même sa mère le croit appartenir à la pègre. Cela lui permet d’infiltrer la mafia locale, et de se rapprocher de caïds comme Sonny Steelgrave ou Mel Profitt, puis de rédiger des rapports pour son supérieur, Frank McPike.

Le numéro de l’agent Terranova est 4587. Il a été choisi en raison de la date du début des tournages de la saison 1, le 5 avril 1987.

Frank McPike est son supérieur. Il ne fait pas dans la dentelle, au contraire. La fin justifiant les moyens, il ne fait aucun cas des sentiments de Vinnie. Toutefois, leur relation orageuse finit tout de même par devenir très amicale.

Face à eux, les “méchants” sont inoubliables de cruauté, de sadisme et de perversion. Chacune des saisons est le récit de la chute d’un magnat du crime. Le premier est Sonny Steelgrave. Il accueille Vinnie comme un fils, lui apprend tous les coups tordus, le protège, se confie à lui et ne se remet pas de sa “trahison”.

Comment le cas Abel Naki s’apparente-t-il à celui de Vinnie Terranova ?

Je réserve aux lectueurs de savoir plus sur les circonstances de l’arriver du sieur Abel Naki dans la galaxie pro-gbabo et notamment sur les circontances de son rôle jouer lors des élections de 2010 en tant que concepteur de la plate-forme ” Facebooker pour Gbagbo” dans mes prochaines communications.

A cette occasion, je reviendrai plus en détail sur le militantisme de Abel Naki au sein du CRI Panafricain. Ce qu’il faut tout de même savoir aujourd’hui, c’est que Abel Naki n’est pas le fondateur du CRI Panafricain. Il y a été accueilli à bras ouverts par ses “amis” qui s’étaient laissés éblouir par le succès de la plate-forme “Facebooker pour Gbagbo” créé par Abel Naki.

Mais avant, il faut préciser que je suis moi aussi préoccupé par une réalisation effective de la réconciliation entre les ivoiriens. Ce que je ne comprends pas par contre c’est qu’un simple individu, Jean Jacques Traoré qui, comme Abel Naki, soutient la cause du président Gbagbo, a été arrêté à sa descente d’avion à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan et conduit à la direction de la surveillance du territoire (DST). Jean Jacques Traoré, 1er président du MIDD et membre de “Solidarité pour Gbagbo” est accusé, tout comme Abel Naki, d’atteinte à la sûreté de l’Etat. On l’arrête dès qu’il est arrivé en Côte d’Ivoire parce qu’il aurait récruté des mercenaires pour attaquer le régime de Ouattara. Il s’agit donc d’une simple suspicion. Alors que l’accusation contre Abel Naki concerne des faits qui se sont effectivement passés.

Jean Jacques Traoré 1er président du MIDD et membre de Solidarité pour Gbagbo Abel Gohou Naki serait il le Vinnie Terranova de la résistance pro Gbagbo à « ba kô » ?Comment donc comprendre ce deux poids deux mesures? C’est à cette question que j’essaie de répondre.

Tout comme Vinnie Terranova à qui son CV de pensionnaire au pénitencier d’Etat de Newark permettra d’infiltrer la mafia, le succès de la plate-forme “Facebooker pour Gbagbo” permit à Abel Naki d’intégrer rapidement tous les groupes organisés ou non de la diaspora ivoirienne en occident et dont l’objectif primordial est d’aider à la libération du président Laurent Gbagbo incarceré injustement d’abord à Korhogo puis en Hollande.

Pour bien camper son rôle, Abel Naki ne fit pas dans la dentelle. Il était plein d’initiatives : conférences, marches, caravane de la liberté dans plusieurs villes de France et aux USA …. Parfois, il donnait des coups dans tous les sens, surtout à ceux qui voulaient lui faire ombrage et prendre une ligne différente vis à vis du régime Ouattara que celle proposée par Abel Naki (ceci explique-t-il cela?). C’est notamment le cas de l’écrivain franco-camérounaise Calyxthe Beyala à qui Abel Naki ne maquait pas de lancer des injures d’une grossièreté qui ne vaut pas la peine d’être repétées ici… Je reviendrai dans ma prochaine communication sur les détails des raisons qui poussèrent Abel Naki à entretenir des relations aussi détestables avec Calyxthe Beyala…. Toujours est-il que le sieur Abel Gohou Naki vouait à l’écrivain franco-camérounaise une haine toute aussi grossière que celle que le pouvoir Ouattara lui vouait. Et comble de surprise, les raisons de cette haine seraient les mêmes. Un autre fait majeur des coups que aiment donner Abel Naki fut le tollé soulevé contre ses amis d’hier du CRI Panafricain, qu’il accusa de vouloir vendre la lutte en rencontrant Laurent Dona Fologo alors de passage à Paris. C’était en août 2011. La suite on la connaît. Le CRI Panafricain originel ne s’est jamais remis de cette crise. Depuis, il fonctionne avec deux têtes.

Pour ceux qui ne le savent pas, Abel Naki était à la toute première réunion de l’une des organisation de la diaspora pro-gbagbo appelée CEPAD. Excusez que je ne donne que ces initiales là. Ne sachant pas très bien ce que ces initiales veulent dire. Il se dit que le sieur Abel Naki serait l’initiateur de la campagne avortée 100.000 ivoiriens pour Gbagbo. Ladite campagne aurait pour but de rassembler au bas mot 100.000 euro pour aider les réfugiers ivoiriens dans les pays limitrophes de la Côte d’Ivoire. La campagne aurait avorté entre autre parce que le même Abel Naki est allé lancer sa campagne personnelle dont il est allé remttre le fruit devant caméra à Accra.

Chose surprenante, cette campagne (100.000 ivoiriens pour Gbagbo) a été citée quelque mois plus tard dans un rapport de l’ONU et le CEPAD fut indexé de vouloir financer des activités subersives contre le pouvoir Ouattara. Le nom de Abel Naki ne fut jamais mentionné ni même celui de son organisation.

Pour le rendre plus efficace et crédible au yeux des pro-Gbagbo qui commencaient à douter de lui, son patron lui vint en aide en août 2012 en l’accusant d’être le cerveau de la fameuse attaque contre le camp militaire d’Akouédo. Abel Naki serait de connivence, selon Hamed Bakayoko, avec Hervé Blé alias « Gédéon ». Une accusation qui fait baisser momentanément la méfiance dont il faisait l’objet de la part des pro-Gbagbo de Paris. On connaît en tout cas le sort qu’à subi « Gédéon ». Le fait était tellement ridicule que les avertis avaient déjà commencé à prendre leur distance avec Abel Naki. En effet, ce serait la première fois au monde qu’un pauvre activiste allait renverser un pouvoir en restant à Paris.

Etaient-ce ces tas de surperchérie qui emmenèrent Armand Iré, le journaliste du quotidien « Le Nouveau Courrier » à l’interpeller publiquement ? En tout cas la réponse de Abel Naki n’a pas été convaincante. Il a entre autre avoué sans convaincre ne pas connaître Franklin Nyamsi, conseiller spécial de Guillaume Soro connu par tous les ivoiriens et surtout par tous les pro-Gbagbo.

Pour les curieux, il faut rappeler que Abel Naki était l’invité de monsieur Aly Touré, le président de l’association «Convergence 2020 » lors d’une conférence organisée par ladite association. Le reproche qui lui était fait à cette occasion était qu’il se soit mis à la même table de discussion que le camerounais Franklin Nyamsi, conseiller politique de Soro Kigbafori Guillaume.

Affaire Pro Gbagbo et Pro Ouattara se parlent à Paris 1024x682 Abel Gohou Naki serait il le Vinnie Terranova de la résistance pro Gbagbo à « ba kô » ?La présence de Abel Naki à Abidjan et aux côtés de celui qui l’a accusé d’avoir tenté de renverser le pouvoir de Ouattara est ressentie comme une trahison par de nombreux pro-Gbagbo. Cela se comprend! Une chose est cependant certaine. Le cas Abel Naki n’est pas isolé dans ce milieu très trouble de soi-disants “pro-Gbagbo”. Il n’est peut-être même pas le premier à sortir au grand jour. Ce qui joue toutefois contre lui ici, c’est d’avoir posé trop d’actes pour salir publiquement tous ceux qui avant lui voulaient se rapprocher du régime Ouattara.

Je me prend à ressentir les mêmes émotions que ces pro-Gbagbo déçus : la peur, la surprise, la rage et surtout on arrive difficilement à comprendre l’ambiguité de sa tâche. Jusqu’où va – t-il aller? Faut-il devenir soi-même un pourri pour comprendre sa mentalité ?

Voici toutes les raisons qui font qu’”Un flic dans la Mafia” reste pour moi une référence inégalée à ce jour pour decrire les rapports entre le phénomène Abel Naki et la diaspora pro-Gbagbo en occident.

A bientôt pour la prochaine publication qui aura cette fois un caractère de révélation sur plusieurs actes posés par le sieur Abel Naki

Edith Ahounan

 

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