Abel Naki face à la presse ivoirienne: « Le CRI-Panafricain propose l’organisation d’une conférence nationale de pardon» (Vidéo)

Et quand Abel Naki fait son entrée dans la grande salle de réunion de la maison de la presse pleine à craquée, c’est sur un tonnerre d’applaudissement qu’il est accueilli par les journalistes. Dans son propos liminaire, Abel Naki situera le contexte de cette rencontre qui a un rapport avec sa présence en terre ivoirienne.

Ainsi, comme il en a l’habitude lors de ses meetings en Europe, Abel Naki a commenté l’actualité ivoirienne, mais aussi fait des propositions de sortie de crise au nom de son parti politique, le Cri Panafricain. Au nombre des observations sur le terrain, Abel Naki relève :

«Si de légères avancées ont été remarquées çà et là dans Abidjan, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup à faire. Notamment dans les villes à l’intérieur du pays, dans nos campagnes où les dozos font encore la pluie et le beau temps.» S’agissant de la situation sécuritaire.

Pour le reste : «La liberté d’expression reste encore un chantier en suspend. La question des droits de l’homme bafouée notamment le traitement des prisonniers politique à la Maca et dans les autres prisons de fortunes. Même si un semblant de climat d’apaisement plane sur la Côte d’Ivoire, il faut remarquer que le peuple ivoirien a des aspirations profondes :

– avoir un emploi

– renforcer le panier de la ménagère qui est vide

– se soigner

– Avoir un logement digne

– La scolarisation de leurs enfants

– la garantie des libertés fondamentales»

«Pendant que la CDVR fait son bilan des 3 années d’actions insuffisantes, nous remarquons que les Ivoiriens sont encore divisés. Ils vivent côte à côte sans vraiment vivre ensemble. Nous avons donc assisté à une réconciliation de façade et unilatérale.»

Concernant le procès du président Laurent Gbagbo, Abel Naki estime : «Il faut trouver les témoins sur le terrain car ceux-ci ne se trouvent pas en Europe, les témoins qui témoigneront à la faveur du Président Laurent Gbagbo sont en Cote d’Ivoire.»

Mais pour sortir définitivement de la crise, Abel Naki déclare que sa présence en Côte d’ivoire participe effectivement de la volonté du Cri panafricain de s’associer au processus de réconciliation qui passe par la tenue « d’une conférence nationale souveraine du pardon ».

Concernant les exilés, le cri panafricain propose la création d’un haut commissariat aux réfugiés lequel sera piloté par l’opposition afin de mettre en confiance tout le monde pour un retour sécurisé.

Et pour ceux qui murmuraient qu’il serait au service du pouvoir d’Abidjan, Abel Naki a martelé : « je n’ai jamais fais aucun deal avec Hamed Bakayoko. Ce sont les ivoiriens qui m’ont accueilli à l’aéroport le 15 Septembre dernier. Je suis un pro Gbagbo non-négociable. Si on pouvait m’acheter, Nicolas Sarkozy l’aurait fait pour remporter les élections en France. » 

Par Philippe Kouhon

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