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Abel Naki : « Guillaume Soro est une cheville ouvrière de la réconciliation nationale »

Abel Naki : « Guillaume Soro est une cheville ouvrière de la réconciliation nationale »

A la fin de l’audience que le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori SORO, lui a accordée ce lundi 13 octobre 2014, Monsieur Abel NAKI, Président-Fondateur du CRI-Panafricain, organisation politique proche de Laurent GBAGBO, s’est prêté aux questions du SC-PANCI (Service Communication du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire). Nous vous proposons l’intégralité de ses propos.

Monsieur Abel NAKI, dans quel cadre s’inscrit cette rencontre que vous venez d’avoir avec le Président de l’Assemblée nationale Guillaume Kigbafori SORO ?

Abel NAKI : Merci. La rencontre s’inscrit toujours dans le cadre du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Nous avons annoncé que nous venons en Côte d’Ivoire pour prendre part au processus de réconciliation nationale et nous avons dit que la réconciliation est un processus. Il fallait être donc dans ce processus pour mieux apporter les revendications ou les doléances par rapport à ce qui nous tient à cœur pour qu’on puisse faire réellement cette rencontre. Le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume SORO, est une cheville ouvrière de cette réconciliation parce que l’Assemblée nationale ivoirienne a une grande part dans le processus de réconciliation des Ivoiriens. Donc il était important pour nous de venir le voir. Dieu merci, il a accepté de nous recevoir en audience et nous avons échangé sur les différents aspects qui pourraient réellement réunir les Ivoiriens afin qu’ensemble, nous puissions aller à cette réconciliation vraie. Donc nous lui avons présenté les activités que nous avons fait depuis le 15 septembre que nous sommes arrivés, nous lui avons aussi fait part des difficultés que nous rencontrons sur le terrain, nous lui avons également fait part des enjeux futurs et à venir par rapport à mettre ensemble les Ivoiriens, par rapport à réconcilier les Ivoiriens.

Depuis le 11 avril 2011, on vous a vu tirer à plusieurs reprises à boulets rouges sur le régime en place, qu’est-ce qui a vraiment changé pour que vous soyez là à parler de réconciliation ?

Abel NAKI : Ecoutez, un enfant, il nait, il grandit et il devient responsable. Certainement, cette crise qui a frappé notre pays nous a tous mis dans des dispositions inquiétantes et nous avons crié. Effectivement, nous avons tiré à boulets rouges sur le gouvernement, sur ce qui se passait en Côte d’Ivoire. Mais quand on laisse tout ça derrière et qu’on regarde notre mère patrie qui est la Côte d’Ivoire, on se dit : « Tiens ! Il y a possibilité de nous rasseoir, il y a possibilité de rapprocher les positions afin que ce soit la Côte d’Ivoire qui gagne, mais que ce ne soit pas Abel NAKI ou un individu X ou Y qui gagne, mais que ce soit les Ivoiriens qui puissent gagner ». Donc nous avons mûri dans la lutte que nous menons et aujourd’hui, il est important d’aller vers nos frères afin de nous asseoir et discuter pour parler des problèmes sérieux. Je disais à mes camarades de lutte que pour que les prisonniers politiques soient libérés, ce n’est pas un sms qu’on envoie au Président de la République, ce n’est pas un fax qu’on lui envoie, il faut parler avec lui, il faut discuter, il faut se rapprocher et c’est ce que nous faisons tout simplement. Ce que ceux qui sont restés sur le terrain faisaient et font, nous sommes venus simplement renforcer.

Effectivement, il y a eu des propos, il y a eu des actions qui ont été menées, mais c’est cela qui forme la Nation ivoirienne. Il y a un enfant qui n’est pas content, eh bien il se manifeste. Nous qui avons des enfants, quand nous sommes au salon que l’enfant revendique quelque chose, s’il n’est pas écouté, vous allez voir qu’il va casser un verre, vous allez voir qu’il va même éteindre la télévision pour qu’on puisse le regarder et le remarquer pour qu’on puisse satisfaire son besoin ; c’est ce que nous avons fait. La Côte d’Ivoire est notre pays à tous, nous sommes venus pour qu’ensemble, nous puissions poursuivre cette réconciliation afin qu’elle puisse atteindre ses objectifs.

Vous êtes taxé de traître par vos camarades et d’avoir utilisé l’image et le nom de GBAGBO pour vous faire une place au soleil…

Abel NAKI : Ecoutez, la place au soleil appartient à tout le monde. Est-ce qu’on a besoin d’utiliser le nom de quelqu’un pour être au soleil ? Lorsqu’on veut être au soleil, on sort de sa maison et on se met au soleil. La crise ivoirienne a fait que j’ai pris mes responsabilités, c’était le Président de la République Laurent GBAGBO qui était là ; et effectivement, il fallait utiliser son nom. Je ne pense pas que le nom de Laurent GBAGBO soit labellisé ; il n’est pas labellisé, il n’est pas protégé, c’est un nom ivoirien, c’est notre père à tous. Donc il était important que son nom soit utilisé comme tout autre personne. Tous ceux qui me taxent de traître, utilisent en ce moment ce nom. Pourquoi me taxeraient-ils de traître si ce n’est pas le nom de Laurent GBAGBO qui leur permet de me taxer de traître, chacun utilise ce nom-là à son profit. Je suis à l’aise dans ma démarche parce que le Président Laurent GBAGBO m’a enseigné le « Asseyons-nous et discutons », je suis dans cette procédure du « Asseyons-nous et discutons », je veux m’asseoir avec mes frères et discuter avec eux.

Source : guillaumesoro.ci

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