Abou Cissé rend hommage aux martyrs du FPI

Abou Cissé rend hommage aux martyrs du FPI

Le patriarche Abou Cissé a foulé le sol d’Issia le dimanche 5 novembre 2017. L’objectif de ce déplacement dans le Haut-Sassandra a été d’offrir ses bons offices en vue de dissiper le climat de méfiance qui s’est instauré entre communautés autochtones et allochtones de cette localité, depuis la fin de la crise post-électorale. C’est à la demande de la communauté Malinké, par la voix de Siaka Diabaté, sage de ladite communauté que le patriarche s’est investi de cette mission qui l’a successivement conduit à la grande mosquée de la ville et à un village symbole où s’est tenu un grand meeting.

Tagro Désiré et Bohoun Bouabré inscrits au Panthéon

Accueilli Cordialement à la résidence de Bissouma Dodo Sylvain, cadre de la région, Abou s’est donné pour première étape, la visite des tombes des ministresBohoun Bouabré et Désiré Tagro à Saïoua. Pour un hommage posthume à ces deux illustres proches de Gbagbo, tombés au champ d’honneur le 11 avril 2011 et le 10 janvier 2012. «Ils sont tombés pour la cause de la démocratie. Ils ne sont pas morts en vain. Ils sont pieusement morts pour la patrie. C’est pourquoi, ils ont droit qu’à leur demeure posthume, nous venions prier. Ils sont désormais au Panthéon et gloire à eux, martyrs du parti de Gbagbo», a formulé Abou Cissé à l’égard des défunts.

Les musulmans d’Issia en phase avec la réconciliation des cœurs

Cet acte a été suivi d’une visite rendue à la communauté Malinké musulmane à la mosquée d’Issia. Ibarhiam Sangaré, l’oncle de Abou Drahamane Sangaré, au nom de la communauté Malinké a apprécié à juste valeur cette démarche d’Abou Cissé. De son côté, Abou Cissé a fait savoir à ses interlocuteurs que sa présence répond à une mission de bons offices pour parler de réconciliation entre les Malinkés et les Bété à Issia. Un écho très favorable pour les hôtes du jour qui ont remercié le patriarche pour cet acte qui vise à briser le mur de méfiance entre les Malinkés et leurs hôtes.

Abou Cissé a aussi répondu à l’appel du village Koré Kipra, situé à 6 km d’Issia. Une localité qui a la particularité d’être un village de Bétés qui sont plus de 80 % des habitants musulmans. A l’image de l’un des défunts pionniers du Fpi à Koré Kipra. Il s’agit de El Hadj Yagba, cadre Bété et musulman du village, dont la tombe a été aussi visitée, à la nécropole du village, pour le même hommage. Après cet acte de piété, la délégation d’Abou Cissé a été accueilli en fanfare dans le village aux sons de grelots et de chants patriotiques. C’est dans ce décor festivalesque que le meeting du jour a été introduit par le rituel de libation officié par le chef de terre Guézé Nahounou Paul qui a placé ce rendez-vous sous la protection des mânes des ancêtres. Côtés allocutions, il est revenu à Bla Benjamin, premier Fédéral adjoint chargé de la vie du parti, d’ouvrir le bal. Son intervention à été suivie de celle de Lago Séri Narcisse, le Fédéral, Fpi d’Issia qui a procédé à l’investiture des secrétaires des sections de Lobo Ouest 2 et Boguhé Ouest. Naki Bernard, Secrétaire de section Boguhé Ouest, président du collectif des sections.

Les musulmans d’Issia Abou Cissé rend hommage aux martyrs du FPI

Les musulmans d’Issia en phase avec la réconciliation des cœurs

«Chers camarades, restons dignes pour la mission que nous avons à accomplir pour Gbagbo dont nous exigeons le retour», a déclaré l’orateur. Suivi de l’intervention de Lago Séri Narcisse. «La Fédération Fpi d’Issia vous dit bienvenue dans ce village mythique. Nous avons choisi ce village parce que les fils de ce village ont participé activement à l’implantation du Fpi. L’autre raison est que la majorité de des habitants pratiques la religion musulmane. Ce que veut dire la religion ne saurait être un frein aux convictions politiques. La Fédération Fpi suit résolument le président Abou Drahamane Sangaré qui défend les intérêts du Président Laurent Gbagbo», a fait savoir le Fédéral Lago Séri. Avant de rendre un hommage appuyé à Abou Cissé.

Abou Cissé demande à la Cpi de mettre fin au procès basé sur le mensonge

Attendu et une fois dans l’arène, le patriarche et tribun Abou Cissé a créé l’hystérie et l’émeute de la part des villageois qui ont vibré aux paroles fortes de l’orateur. «Vous êtes le symbole qui fait mentir les oiseaux de mauvais augure, vous démontrez que les comploteurs de la Cpi ont accusé à tort Laurent Gbagbo. Vous démontrez que la religion n’a pas coloration ethnique. Nous sommes ici pour traduire notre admiration pour deux raisons. Vous êtes là pour Gbagbo et en même temps vous êtes musulmans. Vous démontrez que la religion que la religion musulmane ne se trouve pas seulement qu’au Nord», a relevé l’orateur qui interpellé la CPI sur les réalités ivoiriennes qui sont loin d’être les mensonges exposés par les accusateurs.

«Nous parlons pour que La Haye entende que village est pays Bété mais il y a des musulmans. A commencer par l’imam qui est Bété mais qui parle l’arabe. Nous voulons que la Cpi entende la voix du peuple, pour qu’elle sache que ceux qui ont menti ont menti à cause de nos matières premières», a soutenu Abou Cissé relève que Gbagbo n’a rien à avoir avec les charges qu’on lui impute et a demandé à ce titre de mettre fin au procès le détenu. Il a invité enfin les villageois à garder la foi et de ne jamais désespérer car Gbagbo va être libéré . Autres révélations, Abou Cissé a fait savoir qu’il a dit Alassane Ouattara que le fait d’avoir fait déporter Gbagbo, était son dernier totem qu’il venait de violer. «Vous avez eu la foi et Gbagbo est dans la victoire de Dieu sur l’injustice», a t-il conclu sur mots d’espoir à l’endroit des villageois.

Par Marcel Dezogno, envoyé spécial à Issia

Source: letempsinfos.com

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