Acceptons le pluralisme politique au FPI. Assumons l’identité du parti.

Acceptons le pluralisme politique au FPI. Assumons l’identité du parti.

En politique il y a quatre options. Tu es fort à l’image de la force militaire Française « licorne », dont l’implication pratique pour changer la nature du pouvoir d’état en Côte-d’Ivoire n’est point à douter, ou bien tu utiles ta matière grise, à défaut de l’équilibre des moyens militaires, nucléaire, médiatiques et diplomatiques par rapport à ton objectif, ou tu acceptes tout, tu fermes ta mouche, tes oreilles et tes yeux comme un mouton qui attend la fête de tabaski, en dernier ressort, tu creuses un grand trou de six mettre au moins de profondeur, tu t’y allonges en toute conscience et tu demandes pitoyablement aux passants de vous verser le sable là-dessus.

L’adage nous instruit que la politique n’est rien d’autre que la saine appréciation des événements du moment. J’assume ma position comme d’habitude. Le président Afi mérite le soutien inconditionnel du militant avisé du FPI, du sympathisant réaliste et de tout individu avec ou sans coloration politique, qui croit que l’avenir peut être encore radieux dans notre pays sans distinction politique et ethnique.
La politique ce n’est pas palabre. La politique ce n’est l’expression exclusive de la rancune culturelle. Ce n’est non plus pas l’émotion négative instantanée, continuelle ou encore moins les positions immobiles, attachées ou chroniques.

Nulle n’est sensé ne pas connaître les conséquences de la politique de la chaise vide. Même les rebelles qui dirigent le pays en ce moment ont démontré de A à Z la politique de la « souris », qui consiste à souffler en mordent graduellement mais efficacement pour atteindre le but.

Selon l’adage, le mort ne se pleur et ne s’enterre lui même. Ce sont les vivants qui honorent son cadavre, son esprit et l’enterrent avec dignité. Le Président Gbagbo est encagé injustement contre toutes les règles élémentaires, humaines et juridiques.  Le Président Gbagbo est donc prisonnier du système impérialiste. Cela ne fait aucun doute. Ce n’est non plus un secret. Les maîtres colonialistes le savent, de même que leurs sujets du moment. A cet effet, certains droits et certaines prérogatives du prisonnier sont temporairement inexistants. C’est une réalité certes écœurante mais effective avec laquelle il faut accepter de vivre sans croiser les bras bien entendu. Le Président Gbagbo peut se justifier puisqu’il vit, mais sa libération et le rétablissement dans ses principes humains, sociaux et politiques ne dépendent pas  essentiellement de lui. Ce combat est le notre. Ce combat est celui de son filleul de toujours (Mr Afi n’Guéssan) qui en est très conscient.

Respections le principe du pluralisme politique dans le processus de renouement des instances du FPI. La candidature unique est à l’origine de la création du FPI. Néanmoins encourageons le Président Afi à faire la politique, oui à faire la politique. Car il y a bien une marge entre ce que le politicien doit dire et ce qu’il doit faire par rapport à l’objectif lui assigné selon ses responsabilités de leader ou de meneur idéologique dans l’intérêt supérieur de son peuple.

Je ne connais personnellement pas le Président Afi, mais je sais qu’il a une histoire incontestable d’un héros et c’est fort de sa personnalité d’homme courageux, honnête, incorruptible et indomptable que la confiance s’est établie et renforcée entre son père politique (Gbagbo) et lui.

Tout être humain et politicien avisé vivant en suivant le marigot politique en Côte-d’Ivoire devrait pouvoir percevoir ou voir sans lunette que l’actuel Président intérimaire du FPI était politiquement et mentalement conditionné ou coché nuit et jour par le Président Gbagbo pour lui succéder au moment opportun. Il a fait de lui son tout premier Ministre et Président du FPI quand il avait encore la totalité du pouvoir en Côte-d’Ivoire.

A l’époque primitive et très dangereuse de la lutte pour l’application du pluralisme politique comme l’indique depuis belle lurette la constitution du pays, Mr Afi était l’une des rares personnes à se faire élire comme député à « Bongouanou » dans le fief naturel du (PDCI) malgré les multiples intimidations, dont certaines mettaient à risque son intégrité physique et morale. Sa maison et ses biens matériels ont été brûlés pour avoir osé d’être candidat contre celui du parti unique (PDCI). Il faut connaître la personnalité des individus avant de les juger aussi légèrement du bout des lèvres sans avoir laver la figure le matin pour certains.

Ne soyons pas amnésiques. Si c’est le cas pour certains, le traitement thérapeutique peut être une option nécessaire s’ils désirent ressusciter leur psychique et leur mémoire. Si le Grand Houphouët dont le pouvoir était stable n’a pu corrompre Mr Afi, c’est pas ce régime agonisant de rattrapage et de faut slogans qui peut le faire ? Soyons rationnel dans nos pensées, car la malhonnête est une vertu incontestablement autodestructive. Quelque soit notre bord politique de ce moment, ne rêvons pas que ce sont les impérialistes qui feront le combat de la décolonisation a notre place. Ils ne feront que changer les sous-préfets locaux selon leurs humeurs et leurs intérêts du moment, pour nous amuser, pour nous distraire et réussir davantage leur jeux favori qui n’est rien d’autre que la division pour dominer ou la manipulation des mentalités pour continuer de les greffer a la mentalité coloniale.

S’employer essentiellement à chercher absolument de la traîtrise, à défaut de remuer les méninges pour saisir mentalement ou comprendre l’approche humanitaire et hautement politique du Président Afi, pendant que les ennemis, les réelles sont versés paisiblement à vue d’œil dans tous les coins du monde, me semble inconsistant et politiquement incorrecte. Pourquoi ne finisses pas d’abord avec les rebelles et leurs colorateurs qui dirigent le pays avant de passer le tout de votre temps a ne chercher que des traîtres avec des torches ?

Le FPI est un esprit qui prône des valeurs pour le bien être des peuples Ivoiriens. Ce parti a certes fait quelques erreurs très regrettables à l’époque, mais ce parti est face est à un challenge dont dépendra sa survie. Le Président Gbagbo est déporté pour avoir remporté l’élection de 2010 contre le système colonialiste qui a imposé son surveillant local en plein jour avec des bombes. Sa candidature au poste de Présidence du FPI me semble stratégiquement correcte.

La candidature au poste de la Présidence du FPI du président intérimaire Mr Afi N’guessan me semble normale et juste car le FPI s’est longtemps battue contre la candidature unique et contre le plébiscitarisme arrogant des vieux temps.

Pas de panique a bord car le président du parti n’est pas nécessairement le candidat du FPI à l’élection Présidentielle. Quand on est responsable d’une équipe de football, on prépare ses 11 premiers sélectionnés à toutes les éventualités y compris les remplaçants même sans un match en vue. C’est une responsabilité de « management ». Cela va de même pour tout responsable de parti politique. L’objectif étant le pouvoir d’état pour le gérer, on mets en place son équipe selon les ministères et on travaille a cela. C’est un principe fonctionnel. Cela ne veut pas forcement dire qu’on participera a toutes les élections. Toutes les structures politiques ont des instances de décision y compris le FPI.

Ce long combat contre le system « France Afrique » impose des stratégies rationalistes et vérifiables qui ne sont pas forcement sur la place publique et je voudrais inviter tout militant ou sympathisant a faire en sorte que ce qui semble être en ce moment le problème au sein du parti par rapport aux deux candidatures soit transformé en un élément positif, car cela est possible, afin de démontrer a l’opinion publique nationale et internationale la maturité des animateurs de cette important structure politique.

Tout est question de consensus, de compromis et d’objectif à court et à long terme. Oui Mr Gbagbo peut être élu Président du FPI, mais étant prisonnier et ne pouvant diriger le pays a partir de sa cellule de prison, la convention qui désigne habituellement le candidat du parti peut choisir Mr Afi comme le potentiel candidat a une éventuelle élection Présidentielle. On ne peut pas être tous être d’accort sur un fait, par rapport a une discussion et c’est normal dans toutes les structures. Mais nous pouvons continuer d’échanger dans la courtoisie. C’est dans la dynamique de la contradiction que s’accroît la maturité politique. C’est dans la dynamique de contradiction que se développe l’intelligence de l’être humain.

Par ailleurs je tiens à rappeler que l’objectif d’un débat n’est pas d’avoir absolument raison, mais d’explorer son point de vue dans un angle différent et c’est ainsi que le consensus peut émerger. La force d’une structure sérieuse est de transformer ses différences en éléments positifs.

Soutenons le pluralisme politique au FPI car c’est la carte d’identité du parti. Soutenons le Président Afi. Soutenons son approche participative et inclusive dans l’intérêt de tous et principalement dans l’intérêt supérieur du Président Gbagbo injustement déporté et arbitrairement encagé dans la cellule colonialiste en occident.

Dally Gogognon

Psychologue

jmarco33@hotmail.com

 

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