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Accusé de vendre deux fois un terrain : Lida Kouassi en colère

Accusé de vendre deux fois un terrain : Lida Kouassi en colère

Même si, assis derrière son ordinaire portable dans son salon, Moïse Lida Kouassi présente un visage des plus sereins, l’homme est remonté contre dame N’Zi N’da Affoué Eliane. Celle-ci s’est répandue hier, dans la presse proche du pouvoir, pour accuser l’ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo d’avoir revendu à un autre acquéreur un terrain de 1915m² qu’il lui aurait auparavant cédé.

« Faux », répond M. Lida qui brandit des documents qui attestent tous qu’il y a eu effectivement une transaction entre les deux parties sur un terrain situé aux II Plateaux. Et que dans l’engagement que dame N’Zi a pris devant témoins dont son notaire, elle devrait payer le prix de la cession en une seule fois, c’est-à-dire cash.

Or, depuis le 20 mai 2014, date de la signature du contrat où elle a avancé une partie de la somme en question, elle se refuse à verser le reliquat. Tantôt elle dit que ses comptes sont en France, tantôt elle se cache de son créancier. Jusqu’à, hier jeudi, date de la parution des articles de presse qui relatent sa conférence de presse tenue à Abidjan-Riviéra, elle n’avait pas encore tenu parole.

D’ailleurs, selon les sources consultées, au cours des échanges qu’elle a eus avec Moïse Lida Kouassi et ses conseils, elle a signé aussi devant témoin, un acte de reconnaissance de la dette qu’elle s’engageait pourtant à rembourser dans les plus brefs délais. Ne se sentant pas en mesure de rembourser cette dette, elle a fait appel à une de ses amies qui connait bien l’ex-ministre Lida pour que cette dernière fasse la médiation.

Seulement, il se trouve que le compte rendu qu’elle a fait à son amie était totalement faux et ne correspondait aucunement à la réalité des faits. La dame en question, après avoir entendu Lida, n’a pas eu la force nécessaire de continuer sa médiation, se sentant sans doute flouée par son amie. Dame N’Zi qui subissait la pression que lui mettait Lida, va lui proposer une somme dérisoire. Lida lui répond que, sorti de prison et n’ayant pas de salaire ni de compte bancaire parce que gelé, il a besoin de la totalité de son argent pour s’occuper de la scolarité de ses enfants et de son habitation.

Ayant constaté que dame N’Zi ne peut pas faire face à ses obligations contenues dans le contrat du 20 mai 2014, il saisit son conseil qui rédige un courrier de résolution du contrat de vente. Dans ce courrier, il s’appuie sur le paragraphe 2 de la page 6 du contrat qui lui donne l’autorisation de revendre le terrain à quelqu’un d’autre afin de rentrer dans ses fonds et rétrocéder à dame N’Zi ce qu’elle a avancé. Lisons le paragraphe 2 : «dans le cas où pour une raison quelconque, le transfert n’était pas obtenu, la présente cession serait considérée comme n’ayant jamais existé et la somme payée serait restituée purement et simplement au cessionnaire sans intérêts, ni indemnités dans un délai de trois mois à compter de la notification du refus qui lui en sera faite». C’est la lecture de ce courrier qui a fait perdre à dame N’Zi toute sa sérénité au point de raconter aux journalistes des choses qui n’ont jamais existé.

Selon le ministre Lida, en faisant écrire aux journalistes qu’il a déjà revendu le terrain, dame N’Zi montre qu’elle n’est pas sérieuse puisque le terrain n’a pas encore été revendu. Mais, a-t-il assuré, il a le droit avec lui et il ne compte plus céder son terrain à cette dame. Par ailleurs, il a indiqué que la somme payée déjà par dame N’Zi lui sera reversée quand il aura engagé et achevé la nouvelle transaction. La somme avancée sera déposée au cabinet de son notaire devant qui l’opération de cession a eu lieu.

Abdoulaye Villard Sanogo

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VOICI LA LETTRE QUI INNOCENTE LE MINISTRE LIDA KOUASSI

Abidjan, le 18 août 2014

M. Lida Kouassi Moïse
22 B.P. 516 abidjan 22

A
Mme N’Zi N’da Affoué Eliane

Abidjan

Objet : Résolution du contrat de vente

Madame,

Suite aux divers pourparlers que vous avez entrepris avec monsieur TEKPo Bohui abraham, j’ai décidé de vous céder au prix tel que fixé dans l’acte de vente, mon terrain non bâti formant le lot numéro 365, ilot 25 d’une contenance de mille neuf cent quinze mètres carres (1915 m2) sis à Cocody les Deux-Plateaux, objet du titre foncier numéro 93.303 du Livre foncier de Bingerville, précédemment acquis de la satCi, société d’aménagement de terrains de Côte d’Ivoire, en date du 21 mars 2001.

En dépit de votre engagement d’en payer le prix de cession en une et une seule tranche, vous avez procédé au paiement par tempérament, restant me devoir à ce jour le solde que vous refusez de payer malgré toutes mes diligences et vos promesses fermes mais demeurées vaines.Vous m’invitez plutôt, au lieu d’exécuter votre obligation contractuelle, à prendre attache avec monsieur Tekpo Bohui Abraham pour obtenir de lui le paiement du reliquat de ma créance sous le prétexte qu’il serait votre débiteur à la suite d’une transaction qui, opérée avec lui, n’aurait pas été conclue alors qu’il en aurait à son profit perçu le prix.

Ce contrat que vous auriez conclu avec monsieur Tekpo Bohui Abraham ne peut aucunement me lier, mains encore juridiquement m’obliger, n’en étant guère partie. Sous le bénéfice de ce moyen de droit commun des contrats, je voudrais vous faire observer en outre qu’il est convenu, au paragraphe 2 de la page 6 du contrat conclu en date du 20 mai 2014 en mon nom par la SATACI pour faire l’économie d’une double mutation administrative, que «dans le cas ou pour une raison quelconque, le transfert n’était pas obtenu, la présente cession serait considérée comme n’ayant jamais existé et la somme payée serait restituée purement et simplement au cessionnaire sans intérêts, ni indemnités dans un délai de trois mois à compter de la notification du refus qui lui en sera faite.

Au total, en exécution de cette clause de notre contrat, je vous en notifie, par la présente, la résolution de plein droit conforme, qui plus est,aux dispositions de l’article 1183 du code civil qui énonce que « la condition résolutoire est celle qui, lorsqu’elle s’accomplit, opère la révocation de l’obligation, et qui remet les choses au même état que si l’obligation n’avait pas existé. Elle ne suspend pas point l’exécution de l’obligation; elle oblige seulement le créancier à restituer ce qu’il a reçu, dans le cas ou l’évènement prévu par la condition arrive.»

En conséquence, tout autant que je vous notifie la résolution de plein droit de notre contrat, je vous fais tenir au cabinet du notaire instrumentaire le prix que vous m’avez avancé.Vous en souhaitant bonne réception,je vous prie de croire, madame, à l’assurance de mon aimable et distinguée considération.

Mr Lida Kouassi Moïse

Source : Notre Voie

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