Accusé d’être à la base de la mystérieuse mort de Maguy le Tocard et d’avoir rallié le pouvoir Ouattara, Eugène Djué Kouadio se défend

Accusé d’être à la base de la mystérieuse mort de Maguy le Tocard et d’avoir rallié le pouvoir Ouattara, Eugène Djué Kouadio se défend

Qui peut avoir suivi la crise militaro-politique ivoirienne depuis 2002 et prétendre ne pas connaître celui qui se fait appeler Marechal Djué ? Après avoir fait les beaux jours de la Fédérations Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire, Eugène Djué Kouadio adhère au FPI et part se former en France ou il est le premier responsable de son parti. Rentré au pays à la faveur de la tentative de coup d’état de 2002, il crée l’Union des Patriotes pour la Libération Totale de la Côte d’Ivoire En 2006, pour sa bravoure et sa témérité, il est sanctionné par l’Onu car présenté comme un frein à la réconciliation nationale. Après la grave crise post-électorale de 2010 qui aboutit à la capture du président Gbagbo, il fait partie des leaders qui ne fuient pas la Côte d’’Ivoire, parcourant la commune de Yopougon avec les rebelles pour dit-il inciter les jeunes à déposer les armes afin de préserver leurs vies. Il vient de créer avec d’autres anciens de la FESCI dont l’ex rebelle Sidiki Konaté, la G90, une association qui regroupe les anciens de ce mouvement estudiantin.

Bakary En Avant Cissé: Bonjour cher ainé et camarade de lutte. Aujourd’hui tu te sens plus proche de la droite ou de la gauche idéologiquement parlant ?

Je ne sais vraiment pas pourquoi cette question, car je ne la comprends pas bien .Ceci dit j’ai été je reste et demeure un homme de gauche cher ami.

Jean Luc Daingui‪: Bonjour Eugène, ma question est toute simple: « Comment te sens-tu dans la Côte d’Ivoire sous Ouattara? »

Je te donne une réponse aussi simple que ta question. Je me sens chez moi en Côte d’Ivoire terre de mes ancêtres.

Gbagbo Karl le Bon‪: Un général n’abandonne pas sa troupe en pleine guerre alors comment expliques tu ta présence au Golf pendant que tes hommes étaient au combat?

Je ne sais pas d’où tu tiens ton information de ma présence au Golf, mais je te précise que je n’étais pas au Golf.

Saint-Claver Oula‪: Pourquoi n’a tu pas anticipé ton action de maintenant dans laquelle tu t’entends bien avec les hommes du régime Ouattara en te rangeant de leur côté quand ils étaient dans une opposition militaro-politique ?

Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais il y a eu l‘accord de OUAGA dont je n’étais ni l’initiateur ni le négociateur. Nous avons tous ensuite appliqué cet accord de OUAGA en acceptant ceux qui étaient dans l’opposition militaro politique. Je ne fais aujourd’hui que poursuivre cette logique et respecter les propos du Président GBAGBO après son arrestation nous invitant à passer à la phase civile de la crise c’est-à-dire au débat, au dialogue et à la discussion.

L’organisation UPLTCI existe et fonctionne .Je n’ai pas d’hommes à moi .Ce sont des patriotes comme beaucoup d’ivoiriens .Ils ont soutenus les institutions et aujourd’hui chacun vaque à ses occupations.

Bénis De Dieu Akoun‪: Bonjour camarade Eugene Djué ! Te sens tu encore militant du Fpi ? Que pense le camarade Eugene Djué de monsieur Dramane Alassane Ouattara ? Est t-il dictateur ou démocrate ? Quels sont tes rapports avec Michel Gbagbo depuis sa sortie de prison puis que vous étiez proches sous le pouvoir du président Gbagbo Laurent ?

Cher ami être militant n’est pas un sentiment au cas où tu ne le saurais pas, mais c’est un choix, l’expression d’une conviction, un attachement à des valeurs et à des principes. Je suis militant du FPI sous sanction de l’ONU depuis 2006. Pour ta gouverne, il y a deux manières si non trois de cesser d’être militant d’un parti politique : Par radiation d’une instance compétente du parti (et non à partir de Facebook) ; par la démission, acte unilatéral provenant du militant lui-même et par la mort. Dans mon cas aucune de ces trois hypothèses ne s’étant présentée je suis là.

Je ne pense rien de Alassane Ouattara, je ne cherche pas à savoir s’il est démocrate ou dictateur. Cependant je sais que c’est au nom de la démocratie que Laurent GBAGBO a été bombardé. J’attends donc chaque jour plus de démocratie dans mon pays.

Mes rapports avec Michel mon petit frère sont cordiaux et fraternels. Dès sa sortie de prison j’ai organisé un rituel pour la circonstance en présence de sa femme et ses enfants comme ça se passe chez nous en Afrique.

Fabrice Eric Beugre‪: Mr Eugène Djue quel est votre position dans la crise qui secoue le FPI ?

Cette crise, me fait de la peine cher ami car je connais la position du PRESIDENT GBAGBO sur ces crises internes à nos structures. Il ne les supporte pas du tout. Il nous disait toujours « vos palabres me dérangent » chaque fois qu’il y avait quelque petits malentendus entre nous. J’imagine la peine que ces guéguerres causent au Président GBAGBO depuis sa cellule. C’est pourquoi pour moi la seule voie, c’est de trouver une solution consensuelle pour recréer l‘union sacrée au sein du parti .Je suis convaincu que c’est ce que LAURENT GBAGBO attend de nous. C’est pourquoi je préfère ne rien dire et travailler à la cohésion. Je suis convaincu que c’est ce que LAURENT GBAGBO attend de chacun de nous. Toute autre action consistant à s’en prendre à un camarade va heurter sa vision. Je sais de quoi je parle.

Kouamé Henri Michel Kouamé‪: La FPI doit-il participer aux prochains scrutin avec AFFI pour candidat ?

Oui cher ami. Selon moi ; le FPI ne peut pas se mettre à l’écart de la vie politique en Côte d’Ivoire. Se serait dérouler un tapis rouge sous les pieds de ses adversaires et détracteurs.

Cependant qui doit être candidat ? Cela ne dépend pas de moi.il revient aux organes compétents du parti de prendre la décision au moment opportun. Je suis de ceux qui pensent qu’i faut prendre part au jeu politique sans tomber dans la compromission et sans laisser tomber non plus nos camarades qui sont en prison dont le Président GBAGBO et tous ceux qui sont en exil et cela est possible.

Frederic Gore Bi Djo‪: Bonjour Eugène Due, qu’est-ce qui explique votre silence assourdissant devant le piteux spectacle (et le mot n’est pas trop fort) de la guerre fratricide au FPI votre parti politique? Quel a été l’objet de votre récente visite au président de l’Assemblée nationale de Cote d’Ivoire?

Mon silence devant la crise interne s’explique par le souci de rechercher une solution consensuelle. Je ne crois pas à une solution qui rejette une partie des militants. Comme je l‘ai déjà dit dans ma réponse à une question précédente je sais que cette crise que vit le FPI ne plait pas du tout au Président GBAGBO et qu’elle lui crée même plus de soucis que sa détention. Je te demande cher ami, de te joindre à moi si tu es militant du FPI ainsi que tous les militants qui pensent comme nous, afin d’interpeler nos ainés sur le risque auquel ils exposent les militants et tous les ivoiriens qui croient au FPI. La division au sein de notre parti n’arrange personne. On ne joue pas avec un instrument de combat comme le FPI.

Ma visite au président de l’Assemblée Nationale s’inscrivait dans la logique des différentes consultations individuelles initiées pour la mise sur pied de G.90, dont l’AG constitutive a eu lieu le 17 Janvier dernier. Comme le camarade Soro, j’ai échangé avec d’autres camarades anciens de la FESCI dont MARTIAL AHIPAUD, BE GUIRAO, KARAMOKO YAYORO, ODJE TIACORE et bien d’autres encore.

Fpi Revélation‪: Bonjour monsieur Eugene Djué. D’aucuns vous accusent aujourd’hui d’avoir été à la base du massacre des jeunes résistants de Yopougon à travers votre pseudo médiation entre le pouvoir et ces derniers. On vous impute même le ralliement et la mort mystérieuse de Maguy le Tocard…en toute franchise, dites nous ce qui s’est réellement passé en ce moment là. Votre ralliement au régime Ouattara au heures chaudes de la crise n’était elle pas une vengeance personnelle pour les »frustrations » dont vous aviez été victime au sein de la galaxie patriotique ?

Cher ami FPI Révélation, merci pour vos révélations. Je ne sais pas où tu étais en ce moment-là. Je déduis de tes propos que tu étais très loin d’Abidjan si non de Yopougon, peut-être même pas en Côte d’Ivoire. En effet il ne s’agissait pas d’une pseudo médiation, mais une vraie médiation, c’est-à-dire une interposition au prix de ma propre vie, entre les FRCI et des jeunes livrés à eux-mêmes à Yopougon et livrés mains et pieds liés à une force qu’ils ont combattue qui les a encerclés et s’apprêtait à les massacrer. Je te rappelle que ma médiation a été offerte le 14 Avril après une déclaration le 13 Avril 2011 alors que tout le territoire national était aux mains des FRCI et que l’ armée nationale avait disparue et que ces jeunes abandonnés à Yopougon n’avaient presque plus de quoi résister véritablement .

Tout ce qui leur était servi étaient des sms comme « résistez ,on vous soutien » , « les angolais vont venir » , « les sud-africains arrivent » , « les chars russes sont déjà au port » , toute chose qui n’était que mensonges et distraction. C’est à cet instant face une mort certaine qui guettait ces jeunes ,que je suis intervenu pour plaider et obtenir que les FRCI quittent leurs différentes positions autour de Yopougon pour permettre à ceux qui veulent sortir de le faire. C’était le 14 avril suite à un accord avec une délégation conduite par Maguy. Cela a permis la prise en compte de la sécurité des personnes et des biens par es FRCI à Yopougon. De cette médiation toute personne objective retiendra que nous avons pu sauver des milliers de vie de jeunes ivoiriens.

Retenez chers amis que tous ceux qui sont sortis de Yopougon après Le 14 Avril 2011 l’ont été grâce à cet accord. Il a pu y avoir des exactions après, mais affirmer que c’est mon intervention qui a entrainé cette situation. C’est aberrant et méchant.

Quant à MAGUY tout le monde sait dans quelle condition il est mort. Il n’est pas décédé dans la rue par balles ni par empoisonnement mais bien dans un hôpital le 3 juillet 2011 c’est-à-dire près de 3 mois après la cessation de la guerre et d’une maladie qui le rongeait depuis longtemps, connue de sa famille et de ses proches.

Je n’ai jamais fait de ralliement au pouvoir de OUATTARA, mais j’ai mené une médiation en tant que président de l‘UPLTCI, militant du FPI, et patriote, alors que le Président LAURENT GBAGBO avait été arrêté et que tout le monde avait fui ou était terré.

Les humiliations et les frustrations sont inhérentes à la lutte et à la vie politique et ne peuvent pas être cause de changement de conviction, si non alors il n’aurait personne dans les partis politiques notamment au FPI.

Kpêtchrê Toutya Zagadou‪: Bonjour monsieur Eugene Djue. Vous êtes toujours membre du FPI Si oui quelle démarche vs menez pour la cohésion car vs parlez beaucoup de paix tandis que le FPI traverse une crise. A quand votre visite à la MACA pour soutenir nos camarades prisonniers politiques

Je suis militant du FPI jusqu’à nouvel ordre. Je suis en quête d’une solution consensuelle et je crois que c’est encore possible. Je suis en contact avec les prisonniers aussi bien à la MACA qu’à l’intérieur du pays.et je partage toutes les actions réalisées par le FPI à travers Michel Gbagbo qui est le SN chargé des prisonniers. Au-delà des visites, ma vision est plutôt d’agir pour leur libération. Et je me réjouis de la libération d’une trentaine de camarades ces dernières heures et qui rejoignent leur famille. J’espère que tous les autres encore dans les liens de la détention seront libérés incessamment et que les exilés rentreront au pays en toute sécurité et dans la quiétude dans un bref délai au nom de la paix et de la réconciliation.

Anna Adopo‪: Salut camarade Eugène Djué, meilleurs voeux à vous. Que devient l’UPLTCI ? Cette organisation a t’elle libéré la Côte d’Ivoire ? Si oui de qui et de quoi? Si non doit-on oublier l’idée de libération de la cote d’ivoire?

Félicitation pour ton élection à la tête du G 90 ;
Le préambule de la FESCI stipule : « il ne peut y avoir d’école nouvelle sans démocratie véritable ». En tant qu’ancien de la FESCI, peux tu dire aujourd’hui qu’il y a une école nouvelle et donc une démocratie véritable en côte d’ivoire ?

Chère amie l’organisation est là. Mais n’oublions pas que nous n’avons pas gagné la guerre.

Je voudrais te préciser que l’idée de la « libération totale » ne concerne pas exclusivement la guerre mais vise l’impérialisme néocolonial qui occasionne les guerres dans les pays africains. Il s’agit aussi d’une libération économique au sens de la maitrise totale du duo production-transformation de nos richesses. Ce combat a été mené par des devanciers. Nous y ajoutons notre contribution.il ne s’arrêtera qu’à la victoire.

Quant à la question sur la Démocratie, il faut retenir que c’est un idéal dont la quête est perpétuelle .Elle n’est parfaite nulle part. C’est pourquoi G.90 en a fait un objectif : promouvoir la démocratie et les droits humains. Bonne année à toi également, à ta famille et à tes proches et merci pour le soutien.

Ferdinand Gbami‪: Bonjour camarade Eugène. Pourquoi vous vous êtes orienté dans la politique après vos études de droit. ? Que reprochiez vous au régime de SEM GBAGBO. ? Quelles sont les raisons profondes de votre collaboration avec le régime actuel? Êtes vous en contact avec vos compagnons de luttes d’alors? Êtes vous fière de votre parcours politique à ce jour ?

Je suis rentré dans la politique après le syndicalisme par conviction. Parler de reproches revient à faire le bilan de notre lutte.je crois que ce n’est ni le lieu ni le moment. Au moment opportun cela se fera et dans des conditions adéquates. A ce moment-là chacun dira ce qu’il reproche aux uns et aux autres et se soumettra également à leur critique afin que nous puissions rectifier ce qui n’a pas marché. C’est comme ça que fonctionne une structure bien organisée.

Je ne sais pas quel sens tu donnes au terme collaboration. Mais moi je me suis en mission par rapport à la déclaration du Président dès son arrestation parce que je n’ai pas encore reçu de mot d’ordre contraire. Je suis dans la gestion de la phase civile de la crise.

Je suis en contact avec les camarades qui sont joignables et on échange constamment pour ceux qui sont disponibles.

Je suis entièrement fier, tout à fait fier de mon parcours politique de 190 à ce jour avec de hautes responsabilités politiques au FPI et dans le soutien aux institutions républicaines.

Fadel Konan‪: Bonjour cher ainé Eugène Djué ! Vous auriez confié à un journaliste du Magazine en ligne Le contient Premier basé à Genève: « Blé est un récupérateur. En plus, il est favorisé à la présidence parce qu’il est Bété et moi je suis Baoulé » avant d’ajouter « c’est moi qui ai encadré mon jeune frère Blé à la Fesci. Mais depuis un moment, il est devenu autre chose» Confirmez vous ces propos et pourriez vous être plus explicite sur cette question ? Il y avait-il un complot Bété contre vous à la présidence sous le président Gbagbo ?

En février 2011, lors au cours d’une interview avec Villard Dosso de l’Intelligent d’Abidjan, il vous a posé la question suivante : « Vous avez à votre disposition des forces paramilitaires appelées milices qui font des mises en jambe chaque jour à travers les rues de Yopougon, au moment où l’on parle de la présence d’un commando invisible à Abidjan. Qu’avez-vous à dire? »

‪Et vous avez répondu : « Moi j’ai la possibilité d’équilibrer tout ce qu’il faut. Et la force, et la terreur et tout ce que cela peut comporter. Mais je crois que ce n’est pas le moment aujourd’hui. Si l’Ecomog arrive ici, il va se battre contre le peuple qui va s’organiser dans chaque cour, à chaque carrefour, dans chaque rue. Mais je ne veux pas qu’on arrive à cette situation. Sinon nous sommes préparés à toutes les éventualités. » Votre organisation UPLTCI était donc un mouvement armé ? Où sont passé vos combattants qui devaient travailler à la libération totale de la Côte d’Ivoire ?

Je ne me souviens pas avoir prononcé ces propos. J’attends que tu me donnes les références du magazine ou qu’elles soient publiées afin qu’on puise tous le consulter.

Il n’y avait pas de complot BETE mais plutôt un complot de certains ainés contre ma personne pas parce que je suis baoulé mais pour des raisons que eux seuls peuvent vous donner. Je les ai identifiés et dénoncés à l‘époque. Nous nous connaissons, mais je souhaite que cette page soit fermée définitivement car nous avons assez à faire.

Nous n’allons cher ami pas te faire une explication de texte, mais je crois que tu n’as pas bien compris cette partie de l‘interview dans celle-ci, j’ai bien précisé au journaliste que je n’avais pas de milice et que je déteste que l’on assimile ces jeunes à une milice. Pour moi, c’est effectivement contre la population que « ECOMOG » allait se battre. J’avais aussi précisé que personnellement j’étais contre cela parce que derrière ça il n’y avait que la mort de jeunes ivoiriens. Et vous convenez avec nous que j’ai eu raison.

L‘UPLTCI n’a jamais été un mouvement armé. J’ai clamé cela toute la période de la résistance. Et en 2007 après les accords de OUAGA, le CCI (Centre de commandement Intégré) chargé du désarmement des milices a reconnu et confirmé que l‘UPLTCI ne faisait pas partie des groupes armés.

The’self Made’man‪: Ma question Eugène Djue. Selon toi, qui a réellement remporté les élections de 2010.Gbagbo ou Dramane Ouattara ?

4 ans après la crise cette question est dépassée même si elle reste posée. Je préconise qu’on avance pour ne pas être nous-mêmes dépassés. Laissons le temps à l‘histoire et menons le combat de la reconquête du pouvoir.

Fred-Eric Dod’s‪: Quelle est votre positionnement idéologique aujourd’hui ? ‪Et quelles moyens préconisez vous, eu égard au contexte socio-politique actuel, pour reconquérir le pouvoir d’état du FPI? Enfin, qu’elle est votre position et quelle issue entrevoyez-vous pour la sortie de crise interne au FPI?

Je suis militant du FPI, parti de gauche et j’entends le rester.

Pour la conquête du pouvoir le FPI a depuis sa création choisi la transition pacifique par la voie des urnes au pouvoir. Aujourd’hui cela demeure. Cependant vue la grave crise que nous avons connue, il est évident qu’il faut réinstaurer d’abord l‘unité et la cohésion interne, restructurer le parti, remobiliser les militants et les mettre en ordre de bataille avant d’envisager la reconquête du pouvoir d’état avec succès.Ma position est connue. Pas de solution exclusive. Je suis pour le consensus pour recréer l‘unité. Je ne connais pas de clan au FPI, je connais le FPI.

La question de Steve Beko : Cher ainé Eugène Djué, au vu de toutes ces questions qui viennent de vous êtes posé, est ce que vous avez l’impression d’être incompris depuis bien longtemps par une frange des ivoiriens ? Est ce que vous ne pensez pas que le lien s’est rompu entre vous et les partisans du président Gbagbo depuis cette fameuse date d’avril 2011 Si oui, pourquoi et comment comptez vous y remédier?

Je ne me sens pas en rupture avec les miens. La preuve ces nombreuses questions dont les auteurs visent à en savoir d’avantage sur moi, mes actions et ma lutte. On ne cherche pas à s’informer auprès et sur une personne qu’on estime. C’est même une agréable surprise.

Au-delà de toutes ces questions ce qu’il faut retenir est que nous sommes des camarades, c’est-à-dire liés par une cause communautaire. A ce titre, nous devons réunir toutes nos forces afin de porter haut notre idéal commun. J’en appelle donc à tout un chacun pour mettre de côté son ego pour nous concentrer sur le principal qui est aujourd’hui la situation de nos militants persécutés, de nos camarades en prison dont LAURENT GBAGBO ou en exil .Il nous faut sauver l’instrument de combat que constitue le FPI, bouclier des militants et espoir du peuple ivoirien.

Je voudrais te remercier cher jeune frère Steve Beko, pour ta contribution à la lutte et pour m’avoir donné l’occasion d’échanger avec les camarades. J’espère les avoir éclairé le mieux possible. Toute fois je me tiens à leur disposition et c’est quand tu voudras. Paix chez chacun, paix en côte d’ivoire, paix en Afrique. Dieu nous garde.
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Par Steve Beko

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