Adresse à la presse internationale pour une alternative démocratique en Côte d’Ivoire

Adresse à la presse internationale pour une alternative démocratique en Côte d’Ivoire

En portant Alassane Dramane Ouattara au pouvoir en 2011 alors qu’il n’a pas gagné les élections présidentielles de 2010, ceux qui ont fait ce choix ont voulu diviser les Ivoiriens dans le but de défendre certains intérêts. Or, il eut été logique, pour préserver des vies humaines, d’opérer un règlement politique comme l’avait demandé Laurent Gbagbo.

Mais à la tête de la Côte d’Ivoire, Ouattara a multiplié des dérives : violations flagrantes des Droits de l’Homme ; chasse aux sorcières – licenciements des proches du pouvoir précédent, tant au niveau des postes-clés institutionnels que ceux de l’administration, en n’épargnant pas des intermédiaires de la fonction publique – ; contrainte à l’exil de nombreux Ivoiriens ; arrestations arbitraires (plus de quatre cents prisonniers politiques dans des geôles sans aucune forme de procès – voir les différents rapports des organisations de défense des Droits de l’Homme –) ; musellement de l’opposition ; graves entorses à la liberté d’expression et d’opinion ; … et tentative multiple de faire disparaître du paysage politique ivoirien le parti de Laurent Gbagbo. Toutes choses qui montrent que la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat de droit.

La réconciliation maintes fois promise par Ouattara, n’a jamais fait l’objet d’une réelle préoccupation de son pouvoir. En fait, les réalités du terrain ont montré que la promesse de Ouattara d’organiser une réconciliation nationale est pour divertir l’opinion et ainsi soutenir une propagande pour gagner du temps. Or, les Ivoiriens veulent la démocratie. Mais au lieu d’ouvrir un dialogue politique pour garantir la transparence et la crédibilité des élections, Ouattara multiplie des actes pour préparer un passage en force. Le désarmement des milices et autres ex-combattants n’a pas été entrepris ; une commission électorale non consensuelle a été unilatéralement formée au mépris des revendications de l’opposition ; des inscriptions sur les listes électorales sont organisées sans aucune garantie de transparence, préparant ainsi des fraudes massives ; une justice aux ordres multiplie des actes d’intimidations et participe à la démarche d’anéantissement du Front populaire ivoirien (FPI).

Ainsi, dans l’espoir de déstabiliser le FPI à défaut de le faire disparaître, Ouattara a eu comme allié Affi N’guessan qui a accepté de participer à la collusion. Sur ce point, il faut dire que si dans l’histoire des partis politiques, nous avons déjà observé des crises, il est dans le cas d’espèce du FPI un fait inédit. C’est qu’Affi N’guessan était le président du FPI, le principal parti de l’opposition. Celui-là, pour des raisons qui lui sont propres, a décidé de livrer le parti au pouvoir de Ouattara. Dans cette logique, la justice aux ordres et certains des relais internationaux de Ouattara encensent Affi.

Pourtant, le congrès de Mama (village du président Laurent Gbagbo) du 30 avril 2015, entérinant les décisions du Comité central le précédent, a exclu Affi N’guessan du Front populaire ivoirien, conformément aux textes régissant la vie du parti. Affi N’guessan n’est donc plus le président du FPI créé par Laurent Gbagbo. Affi N’guessan usurpe donc titre et logo en continuant de parler au nom du parti. La réalité du terrain montre par ailleurs qu’il n’a plus aucune base de militants.

Au vu de ce qui précède, le FPI réaffirme que :

  • C’est Laurent Gbagbo, fondateur du FPI qui en est le président depuis le 30 avril 2015. Il a inscrit son parti comme membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC), à la différence du groupuscule conduit par Affi qui n’est rien d’autre qu’un strapontin pour Ouattara ;
  • A cause de l’empêchement du président, c’est Laurent Akoun qui assure l’intérim ;
  • En vue d’éviter d’autres aventures imprévisibles à la Côte d’Ivoire, la commission électorale dans sa forme actuelle doit être dissoute pour donner la place à une commission électorale indépendante consensuelle pouvant respecter la Constitution et le code électoral ;
  • Le désarmement des ex-combattants doit être entrepris pour être effectif ;
  • Alassane Dramane Ouattara fut un candidat exceptionnel pour les élections de 2010 (dans l’esprit des accords de Pretoria, 2005) et ne peut, à cause de l’article 35 de la Constitution prétendre à une éligibilité de fait ;
  • Pour respecter les exigences du jeu démocratique et affirmer sa neutralité, la presse internationale et les médias en général, doivent rapporter les engagements des partis de la Coalition nationale du changement (CNC) tels que déclinés dans les faits dans le paysage socio-politique ivoirien.

Le Front populaire ivoirien tient à dire que la Côte d’Ivoire doit rester un pays ouvert qui doit continuer d’oeuvrer, avec ses partenaires dans le sens du développement des intérêts mutuels.

Fait à Paris le 20 juin 2015

Claude KOUDOU

SN chargé de la Communication et du Marketing politique avec pour résidence Paris (France).

Ampliations :

A l’ONU ;

A l’Elysée ;

A la Maison Blanche ;

Au Kremlin ;

Union Européenne ;

Union Africaine ;

CEDEAO.

 

Diffusions :

Sénat français ;

Palais Bourbon ;

Partis politiques français ;

Congrès américain ;

Chine ;

Afrique du Sud ;

Brésil

 

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