Adresse du CRI-Panafricain au peuple ivoirien: ça ne fait que commencer !!!

Adresse du CRI-Panafricain au peuple ivoirien: ça ne fait que commencer !!!

Ivoiriens, ivoiriennes,

Le jeudi 10 septembre 2015, aux lendemains de l’annonce de la liste des candidatures retenues par le conseil constitutionnel ivoiriens s’en est suivie la réaction des populations ivoiriennes indignées du fait que la candidature de M.  Alassane Dramane Ouattara soit retenue par ledit conseil constitutionnel qui devait purement et simplement invalider la candidature de celui-ci.

En effet, pour non disposition des règles établies par la constitution ivoirienne, M. Alassane Dramane Ouattara ne devrait pas être proclamé candidat à ces élections à venir. Les dispositions constitutionnelles de l’article 35 de notre constitution stipulent que pour être candidat à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le candidat « doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité. »

Or M. Koné Mamadou au mépris de l’application strict de la constitution a fait usage  d’un argumentaire fâcheux qui pour nous représente une insulte à l’intellect collectif des ivoiriens. Ce magistrat foulait ainsi au pied les lois fondamentales de notre pays.

C’est pourquoi, tôt le matin du 10 septembre 2015, date de tout ivoirien gardera gravée dans sa mémoire, les ivoiriens épris de justices et de liberté, veillant au respect strict de la constitution ivoirienne sont descendus dans les rues à Abidjan et à l’intérieur du pays afin d’exprimer leur mécontentement vis-à-vis de ces pratiques non-démocratiques.

Le constat est sans appel :

– Abidjan (Yopougon, Abobo, Marcory, Cocody),

– A l’intérieur, les localités de Divo, Gagnoa, Ouragahio, Aboisso, Guiglo, Bonon, Bonoua, Guiberoua, Bayota, Soubré, Issia, Sikensi, Oumé, Zuénoula ont été envahis par des foules énormes venues crier leur amertumes face au viol de la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire.

– les populations montrent leur indignation face au viol de la constitution ivoirienne à travers des marches pacifiques.

– La mobilisation est générale et promet plus.

DIFFICULTES :

– Les populations sortent mais rencontre la répression des frci ;

– les casseurs se faufilent parmi les manifestants pour poser leurs forfaits.

– ces casseurs auraient été identifiés comme des hommes envoyés par le régime pour salir le caractère pacifique de cette marche.

– des militants identifiés comme étant du RDR s’en prennent aux manifestants dans certaines localités où certains heurts tourneraient à l’affrontement communautaire.

Nous rappelons que les marches de protestations et les rassemblements sont autorisés par la constitution qui stipule en son Chapitre 1 des libertés et des droits, article 11 que « Les libertés de réunion et de manifestation sont garanties par la loi. »

– nous tenons cependant à rappeler notre attachement aux fondements des valeurs républicaines.

– appelons les manifestants à la vigilance afin de mettre hors d’état de nuire tout casseur infiltré dans nos rangs.

– appelons à la retenu des manifestants fasse aux provocations des personnes agitées qui visent à pousser la CI dans une guerre ethnique.

– les marches pacifiques sont autorisées par notre constitution, alors nous continuerons ces marches dans la paix. Vigilance et solidarité, nous mettons en garde toute personne tapie dans l’ombre à provoquer des affrontements interethniques.

C’est le lieu de rappeler que le Côte d’Ivoire est une terre d’hospitalité. Les marches de protestation sont légitimes et légales, elles ne sont dirigées contre personne, elles demandent juste le respecte de la constitution ivoirienne à un moment critique de l’histoire de cette nation.

Il ne faut pas se laisser manipuler par des hommes politiques en déroute face à illégitimité.

Au très vaillant peuple de Côte d’Ivoire, l’honneur est une valeur que tous les peuples portent en eux, c’est quelque chose qu’on ne peut pas vous enlever et qu’on ne peut pas vous offrir, mais il ne faut pas le perdre.

Nous récupérerons ce qu’ils ont voulu prendre. Nous rétablirons notre constitution, la voix de notre peuple est l’âme de notre nation.

Communication du CRI-Panafricain

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