Affaire «72 fédéraux demandent le retrait de Gbagbo»: Rien que de l’intox et de la manipulation

Affaire «72 fédéraux demandent le retrait de Gbagbo»: Rien que de l’intox et de la manipulation

Une dizaine de fédéraux bien comptés par ‘’leurs camarades militants’’ qui les connaissentbien ont produit une déclaration avant-hier pour se prévaloir du soutien de 72 autres. Une affaire qui sent du roussi.

La presse proche du pouvoir en a fait ses choux gras. C’est de bonne guerre. Le point de presse d’une poignée de fédéraux,se réclamant d’un collectif de 72 fédéraux et demandant le retrait de la candidature de Gbagbo à la présidence du FPI semble bien suspect.

Primo, ceux qui ont animé le point de presse avaient promis de fournir aux journalistes la liste complète et signée des 72 fédéraux en question. Ce ne fut pas le cas, et nous continuons d’attendre cette fameuse liste. Secundo,des informations recueillies auprès de la direction de ce parti font état de ce que seule une dizaine de fédéraux soutiennent en ce moment Affi Nguessan dans son aventure ambigüe.

Les mêmes sources révèlent qu’il y avait effectivement dix fédéraux, qui étaient accompagnés de quelques membres du secrétariat national nommés récemment par Affi et qui font l’objet de polémique, de même que des membres du cabinet du président du FPI. Au total, une trentaine de personnes s’était retrouvée dans la salle. Autre ambigüité de l’affaire. Comment des gens qui disent contrôler 72 fédérations sur 106, donc majoritaires en principe, peuvent-ils demander le retrait de l’autre candidat minoritaire de fait ?

En réalité, il s’agit d’une vaste campagne de manipulation et de désinformation. Et pour réussir le coup, on prononce un point de presse pour éviter les questions des journalistes qui vont à coup sûr étaler la forfaiture. Or, les acteurs et autres personnels politiques devaient savoir que le droit à l’information juste est un droit sacré pour tout citoyen.

Le manipulateur de l’information se rend donc coupable de violation d’un droit fondamental du public et donc de désinformation. Et le journaliste qui se livre à la diffusion de telles nouvelles erronées se rend complice de cette intoxication qui s’avère dangereuse pour la paix et l’équilibre social.

Source: Aujourd’hui

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