Affaire de hackers ivoiriens partis aider Jean Ping: Pourquoi l’informaticien N’Cho Yao est-il retenu contre son gré à Libreville? (Par Théophile Kouamouo)

Affaire de hackers ivoiriens partis aider Jean Ping: Pourquoi l’informaticien N’Cho Yao est-il retenu contre son gré à Libreville? (Par Théophile Kouamouo)

Pourquoi l’informaticien N’Cho Yao est-il, selon des messages d’alerte de ses proches, retenu contre son gré à Libreville, “en zone de refoulement”, à l’aéroport?

Selon des informations confuses, parce qu’il aurait participé à des “opérations de manipulation” ou de “fraude électorale” au pays de l’okoumé. Dans sa dernière interview à RFI, Ali Bongo s’en prend à un “Monsieur Yao” travaillant pour Jean Ping, et la rédaction Internet de ce média, dans sa retranscription, indique qu’il s’agit de Yao N’Cho. Il y a sans doute une confusion liée au fait que parmi les Ivoiriens retenus au Gabon, se trouvent un “Yao” (N’Cho) et un “Yéo” (Sihifowa).

J’ai réussi à me procurer un document pour le moins troublant. Il s’agit de la lettre d’invitation adressée à Yao N’Cho et à son collègue Gueu Zian Smith, en préparation de leur voyage en direction de Libreville. Elle a été rédigée par Krystian Onanga, de la Société gabonaise de services (SGS), qui peut être difficilement considérée comme un cache-nez ou un instrument de Ping.

Service rendu Affaire de hackers ivoiriens partis aider Jean Ping: Pourquoi linformaticien NCho Yao est il retenu contre son gré à Libreville? (Par Théophile Kouamouo)

Pourquoi ? Elle est contrôlée, selon des révélations de Mediapart par Delta Synergie, une holding de la famille Bongo, dont l’actuel ministre des Transports et ancien ministre de la Défense d’Ali, Ernest Mpouho, était en 2015 un des actionnaires minoritaires. SGS est une société de gardiennage et de sécurité, leader dans son domaine. Cette société est même accusée par l’opposition d’être une “milice” au service d’Ali Bongo.

Difficile d’imaginer qu’une telle société a invité un “hacker” pro-Ping la veille des élections.

Que reproche donc le pouvoir gabonais à N’Cho Yao, qui a quitté Abidjan le 24 août, c’est-à-dire trois jours avant la présidentielle gabonaise ? Le jeune expert ivoirien est-il tombé dans un piège prémédité ? C’est fort probable.

Théophile Kouamouo

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

CLOSE
CLOSE