Affaire des obus sur le marché d’Abobo: Deux militaires acquittés pour faits de meurtres non établis

Affaire des obus sur le marché d’Abobo: Deux militaires acquittés pour faits de meurtres non établis

Deux militaires ont comparu ce lundi au Tribunal militaire d’Abidjan dans le cadre du procès de la crise post-électorale. Il s’ agit du commandant Gnahoua Dabley et du MDL Chef Kamana Tanoh Brice-Eric.

Ces derniers sont tous les deux poursuivis pour des faits de meurtres et coups et blessures volontaires.

Les accusés ont été relaxés à la suite des débats par le tribunal militaire présidé par Anna Désirée Ettia pour des faits n’ont établis.

“Le tribunal prononce l’acquittement de Gnahoua et de Kamana et leur mise en liberté immédiate s’ il ne sont pas poursuivis dans d’autres affaires, ” a déclaré la présidente.

Elle a par ailleurs prononcé l’irrecevabilité de la constitution de partie civile à l’égard des accusés mal fondée.

“Vous avez cinq jours francs pour vous pourvoir en cassation, ” a -t-elle conclu. Avant le verdict du Tribunal, le parquet a reconnu qu’il y a des doutes dans les faits reprochés aux deux accusés. Contrairement à ce qui avait été annoncé par le commissaire du gouvernement le vendredi dernier, les deux militaires n’étaient pas poursuivis pour les faits de tueries des femmes d’Abobo. Leur est reproché d’avoir lancé des obus dans un marché de la commune d’Abobo et dans le village SOS de la même commune qui avaient occasionné de nombreux morts.

Le principal accusé, le MDL Chef Kamana a reconnu pendant son audition qu’il a effectivement tiré deux obus le 12 mars 2011 à partir du camp commando d’Abobo où il était en service au moment des faits sous les ordres du commandant Gnahoua Dabley. Malheureusement l’officier a juré à la barre qu’il n’a jamais donné d’ordres à son élément de poser un tel acte. Or en réalité, les faits reprochés aux accusés datent du 17 mars 2011. A-t-il eu peur d’être inculpé, alors qu’il comparaissait libre en désavouant le MDL Chef.

Tribunal militaire dAbidjan Affaire des obus sur le marché d’Abobo: Deux militaires acquittés pour faits de meurtres non établis

“Je n’ai jamais donné d’ordre à qui que ce soit, ” a déclaré le commandant pour clamer son innocence.

“Je reconnais avoir tiré deux obus le 12 mars 2011 sous les instructions du commandant en présence des autres éléments. Ces obus étaient dirigés vers la forêt. Comme il y avait des forces asymétriques dans la commune.

Certainement ce sont elles qui ont commis l’erreur, ” faux rétorque le MDL CHef Kamana.

La défense a dans sa plaidoirie demandé la relaxe pure et simple du MDL Chef parce que le parquet n’a pas pu prouver selon lui qu’il a donné volontairement la mort à quelqu’un.

“Au profit du doute relaxez le MDL chef. Il n’est pas coupable des faits de meurtres et coups et blessures volontaires. Il ne peut pas être retenu coupable des faits qui lui sont reprochés. Le parquet vient de nous conforter dans notre position, ” s’ est justifié l’avocat.

La défense dans sa plaidoirie a dénoncé l’absence d’un témoin clé qui ne s’ est pas présenté au tribunal ce lundi, il s’agit de Kangouté Issouf.

Elle a été suivie par la présidente du tribunal qui a confié que la présence de ce dernier était nécessaire pour la suite des débats.

“Nous prenons acte de l’absence de ce témoin qui a été pourtant convoqué, ” a déploré le parquet militaire.

Niant toujours avoir donné l’ordre à Kamana de tirer l’obu, l’officier supérieur a déclaré pour son mot de fin qu’il n’était pas parti à Abobo pour donner la mort à ceux qu’il avait la charge de défendre.

Quant au MDL Chef constant dans ses déclarations comme indiqué par Ettia Anna Désirée a tout simplement conclu qu’il a accompli son et qu’il n a jamais causé la mort à qui que ce soit.

“Je demande que le droit soit dit,” a-t-il martelé. Reste à savoir quand le procès des assassins des femmes d’Abobo aura effectivement lieu.

Wassimagnon, Abidjan

Source: Koaci.com

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