Affaire “Guillaume Soro convoqué par la justice française pour le 24 Novembre”: Soro refuse de se rendre au procès

Affaire “Guillaume Soro convoqué par la justice française pour le 24 Novembre”: Soro refuse de se rendre au procès

EBURNIENEWS avait annoncé l’information de la nouvelle convocation de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro par la Justice française en qualité de témoin assisté dans le cadre de la procédure intentée en France par Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien. La nouvelle convocation fait suite au report de la procédure tel que formulé par Me Jean-Paul Benoit, l’avocat de Soro Guillaume, qui invoquait à l’époque le contexte de la présidentielle en Côte d’Ivoire et le rôle qu’y jouait Soro.

Guillaume Soro a dans une interview parue sur son site personnel fait savoir qu’il ne se sentait pas concerné par cette convocation arguant qu’elle ne lui était pas adressé : «J’ai lu dans la presse effectivement qu’un juge en France me convoquait. Je sais que c’est l’avocate Abiba Touré qui aurait fait une conférence de presse. Je me suis demandé si elle était l’avocate de Michel Gbagbo ou mon avocat. Toujours est-il qu’après… heureusement qu’elle m’a informé. J’ai appelé le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Justice pour savoir s’il y avait une commission rogatoire internationale parlant de l’affaire. Je n’en ai pas eu connaissance. Vous le savez, depuis 1961, la Côte d’Ivoire a un accord de coopération en matière de justice avec la France. Pour le moment, personnellement, je n’ai reçu aucune convocation. Comment répondre à une convocation qui ne vous a jamais été adressée?»

Ci-dessous l’intégralité de ladite interview.

Le Président Guillaume SORO a accordé plusieurs audiences ce mardi 17 novembre 2015. En marge de ces rencontres, le Chef du Parlement a accédé à la demande des nombreux journalistes qui ont bien voulu satisfaire certaines de leurs préoccupations. Séance tenante, dans son bureau, une conférence de presse a été improvisée. L’affaire des écoutes téléphoniques, la plainte liée à l’affaire Michèle Gbagbo. Sans détour, Guillaume SORO a levé toutes les équivoques.

Q: Excellence, pouvez-vous nous faire un point des audiences que vous avez eues en cette journée?

GKS : Nous sommes-là dans nos bureaux pour travailler. Ce matin, nous avons reçu la chefferie d’Agboville, la mutuelle de Loviguié et les responsables de Sikensi. Vous vous souviendrez que c’est une région que j’avais sillonnée, et depuis des demandes d’audience m’avaient été adressées. Et comme je leur ai dit, je vais solder toutes les demandes d’audience avant d’entrer en 2016 sans crédit. Donc, nous avons travaillé et j’ai été très heureux de revoir les uns et les autres et nous avons fait le point. Si vous regardez bien, dans ces régions, les élections se sont déroulées dans la tranquillité et le calme. Donc, j’ai voulu moi-même les féliciter pour le rôle hautement important qu’ils ont pu jouer.

Q: Nous ne pouvons pas avoir le Président de l’Assemblée nationale en face et ne pas lui poser une question sur ce qui fait aujourd’hui l’actualité sur le plan international, notamment en ce qui concerne les écoutes diffusées sur les réseaux sociaux.

GKS: Vous savez, je ne voulais pas aborder ce sujet, mais comme vous êtes-là, je vais dire un mot. Je pense qu’en politique, tous les coups bas ne devaient pas être permis. A ce jour, nous avons pu retracer avec exactitude le lieu, les commanditaires et les apprentis sorciers qui ont joué à ce jeu dangereux. Mais, je veux dire aussi que nous savons que c’est parti de quelque part, des Etats-Unis. Nous savons aussi très bien que l’objectif était de semer la division dans notre camp. Et moi, je refuse de jouer le jeu de la division. Ce complot ou cette cabale n’a rien à voir avec le RHDP ni le RDR. Ce complot n’a rien à voir avec nos proches. Nous savons ceux qui sont à la base de cette affaire. Mais pour l’heure, mon avocat est plus qualifié pour vous donner plus de détails sur cette affaire.

Q: Monsieur le Président, à quoi doit-on s’attendre dans les prochains jours?

GKS: Écoutez, ce n’est à moi de dévoiler. De toutes les façons, ceux-là, forcément déchanterons.

Q: Le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire sera également convoqué à nouveau par la justice française?

GKS : J’ai lu dans la presse effectivement qu’un juge en France me convoquait. Je sais que c’est l’avocate Abiba Touré qui aurait fait une conférence de presse. Je me suis demandé si elle était l’avocate de Michel Gbagbo ou mon avocat. Toujours est-il qu’après… heureusement qu’elle m’a informé. J’ai appelé le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Justice pour savoir s’il y avait une commission rogatoire internationale parlant de l’affaire. Je n’en ai pas eu connaissance. Vous le savez, depuis 1961, la Côte d’Ivoire a un accord de coopération en matière de justice avec la France. Pour le moment, personnellement, je n’ai reçu aucune convocation. Comment répondre à une convocation qui ne vous a jamais été adressée?

Q: Monsieur le Président, au niveau de l’invitation qui a été faite par le Parlement britannique, une plainte contre vous par rapport à Michel Gbagbo, vous avez déjà répondu certes, mais quelle suite entendez-vous donner à l’invitation du Parlement britannique étant entendu que la Grande-Bretagne est aussi dans l’espace Union européenne?

GKS: Évidemment, je me rendrai naturellement à Londres pour répondre à l’invitation du Parlement britannique. C’est une invitation qui date depuis un moment. Donc je me félicite de ce que l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire ait des relations privilégiées avec les plus grands parlements du monde. Vous nous avez déjà vus au Parlement français, en Chine, aux États-Unis et maintenant, c’est la Grande-Bretagne. Nous allons rencontrer notre homologue de grands pays et nous allons profiter pour rencontrer la communauté ivoirienne.

Propos recueillis et retranscrits par Maiga Idrissa

Source: guillaumesoro.ci

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