Affaire Laurent Gbagbo : D’après le porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah «le Président Gbagbo n’est pas présumé coupable»

Le porte-parole de la Cour Pénale internationale (CPI) , Fadi El Abdallah, a indiqué dans l’interview ci-dessus la confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, ne signifie pas que ce dernier était présumé coupable.

« Non le juges n’ont pas statué sur la l’innocence ou la culpabilité de Mr Gbagbo. Les juges de de la chambre préliminaire ont décidé qu’il y a avait des preuves suffisantes pour renvoyer l’affaire en procès devant une chambre de première instance composée de trois autres aux juges. Ce sont les juges de la chambre préliminaire de première instance qui tiendront un procès à l’encontre de Mr Laurent Gbagbo et qui prononceront leur jugement après avoir entendus les arguments du bureau du procureur, et du conseil de la défense, ainsi que les vues et préoccupations des victimes par le biais de leurs représentants légaux. Lesjuges de la chambre de première instance ne peuvent condamner un accusé que s’ils sont convaincus au-delà de tous doutes raisonnables à la suite d’un procès juste et équitable de sa culpabilité », affirme Fadi El Abdallah.

Du côté de la défense, Me Emmanuel Altit, avocat principal du Président Laurent Gbagbo a estimé que la Cour a pris une décision qui satisfait son client «C’est une étape nécessaire pour le dévoilement de la vérité. Le président Gbagbo est satisfait. Il l’a dit et répété : il veut, pour l’histoire de la Côte d’Ivoire, que toute la vérité éclate. C’est la condition d’une vraie réconciliation».

Me Emmanuel Altit a par ailleurs ajouté que la défense qu’il dirige est confiante quant à l’issue finale du procès «nous sommes en position de force juridique. La procureure ne dispose pas d’assez d’éléments pour gagner. C’est l’avis de beaucoup d’observateurs et de celui d’un des trois juges de la chambre I qui s’est prononcé contre la confirmation des charges». Pour autant, il n’exclue pas la possibilité de faire appel contre la décision Nr. ICC-CPI-20140612-PR1016 « Il est donc possible que nous fassions appel »

Rappelons que le jeudi 12 juin 2014, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, à la majorité (la juge Christine Van den Wyngaert, cette dernière ayant adopté une opinion dissidente), quatre charges de crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire – tentative de meurtre, et persécution) à l’encontre du Président Laurent Gbagbo.

Ainsi pour des infractions que plusieurs analystes s’accordent à dire qu’il n’a pas commises, 2 des 3 juges de la chambre préliminaire I ont décidé de renvoyer le Président Gbagbo en procès devant une chambre de première instance.

Source: eburnienews.net

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.