Affaire Michel Gbagbo contre Soro Guillaume: S’avance-t-on vers une probable ordonnance de non-lieu au profit de Soro, comme l’annonce “La Lettre du Continent”?

Affaire Michel Gbagbo contre Soro Guillaume: S’avance-t-on vers une probable ordonnance de non-lieu au profit de Soro, comme l’annonce “La Lettre du Continent”?

Soro Kigbafori amorce judiciairement une véritable descente aux enfers, à 200 à l’heure.

Faisant suite à une plainte avec constitution de partie civile de Monsieur GBAGBO Michel, pour les crimes de “Enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants”, Madame Sabine Kheris, vice-doyen des juges d’instruction du tribunal de Grande Instance de Paris, ouvrait une information judiciaire contre Soro Kigbafori alias ” Pourquoi Je suis devenu Rebelle”, et compagnie.

En vue d’un interrogatoire en première comparution, le magistrat instructeur adressait une convocation à Monsieur Soro à l’effet de comparaître devant elle.

Mais, sans justifier de motifs valables, Monsieur SORO refusa de déférer à la convocation du juge d’instruction.

Pis, pour la narguer, l’homme improvisa une tournée européenne qui le conduisit à Paris, dans un vacarme.

Son autorité heurtée, le juge d’instruction délivrait un mandat d’amener qui fit sérieusement trembler la couronne Eburnéenne.

Pour sauver le soldat (au propre comme au figuré), Dramane OUATTARA recourut à du faux à l’effet de simuler une mission d’Etat qui devrait prendre fin le 12 décembre 2015.

Les avocats de Soro ayant introduit une requête aux fins de mains levée sur le mandat d’amener, ils n’obtinrent de la part de la “dure” Sabine Kheris qu’une suspension de son exécution jusqu’à la fin de la mission d’état de Soro à Paris.

Mais contre, toute attente, dès que le juge d’instruction prit cette ordonnance de suspension temporaire l’exécution de son mandat, l’homme sauta précipitamment dans un avion spécialement affrété par Oauttara, dans un aérogare privé, dans la nuit du 9 décembre 2015, pour Abidjan.

Une fois à Abidjan, l’homme criait au sacrilège contre la malencontreuse tentative de désacralisation de son auguste personnage.

Il se raconta même que l’Etat français aurait exprimé ses vifs regrets à l’illustre ivoirien pour l’incident qui serait clos à jamais.

Le commun des mortels que nous sommes croyions donc que la petite juge française s’étant ainsi fait tirer les oreilles par l’Exécutif, comme cela est courant chez nous, sous les tropiques, cette affaire était morte de sa belle mort, comme celle du pays des hommes intégrés où notre immense PAN s’est également empêtré téléphoniquement.

Mais que non !

Le journal La Lettre du Continent nous apprend que, finalement, notre gigantesque Président de l’assemblée Nationale a été entendu par voie de commission Rogatoire, à Abidjan, par un juge ivoirien.

Ce journal nous rapporte les péripéties de l’environnement de l’interrogatoire de Soro “Pourquoi Je suis devenu Rebelle” Guillaume, notamment la volonté manifestée de l’auteur de la commission rogatoire, c’est-à-dire, de la juge Sabine Kheris, de suivre cet interrogatoire par vidéo-conférence.

Mais, son collègue ivoirien qui exécutait sa commission rogatoire, lui a opposé une fin de non recevoir, arguant qu’aucune disposition de l’Accord de Coopération judiciaire ne le prévoit, surtout qu’à l’époque de sa conclusion, ce moyen technologique n’existait pas encore.

Aussi le journal en conclut une probable ordonnance de non-lieu, au profit de Soro Guillaume.

Une telle opinion est totalemement impertinente, du point de vue technique.

Mais avant, il importe de faire le constat que les attributs immunitaires tant brandis par sieur SORO, n’ont pu résister à la hargne du droit et de la juge Sabine Kheris. Toute situation qui montre clairement, qu’en dépit de son arrogance, we sa fausse assurance, Soro n’est pas hors d’atteinte d’explications judiciaires relativement aux dégâts de sa monstrueuse rébellion, même en se drapant latéralement de ses attributs institutionnels.

Cela dit, en quoi, du point de vue de la procédure, il est manifestement erroné de croire que la voie de la Commission rogatoire typifie du bain béni pour Soro ?

Comme, on l’a déjà expliqué, le juge d’instruction recourt à la Commission Rogatoire pour entendre un inculpé, un témoin, situé hors du champ de sa circonscription judiciaire.

Par cette commission rogatoire, le juge ne fait donc que prolonger son bras, comme on le dit chez nous, lorsqu’il se heurte à cette difficulté territoriale.

Mais, lorsque nous observons que l’auteur de la Commission a voulu suivre, par vidéo-conférence l’interrogatoire de Soro, il n’est pas discutable qu’il fait une confiance nuancée à son collègue ivoirien chargé d’exécuter sa Commission Rogatoire, pour des raisons diverses.

Et, le fait même qu’il ait été opposé à l’auteur de la Commission rogatoire, cette possibilité de suivre l’interrogatoire, doit achever de convaincre de la tension qui entoure déjà l’affaire, et qui ne saurait être à l’avantage de Soro.

Bien mieux encore ou pis, après avoir entendu Soro Guillaume, le juge ivoirien qui a entendu Soro Guillaume, en tant que simple exécutant de la volonté de sa collègue française, est tenu de lui transmettre son procès-vebal, en vue de la poursuite de l’information judiairie au niveau de Paris.

Dès lors, à une telle allure, rien, en tout cas rien du tout, ne présage d’un non lieu dans cette affaire.

Car, pour en arriver au non lieu, il faut au magistrat instructeur d’avoir accompli toutes ses formalités, formalités qui intègrent l’audition de Michel Gbagbo en tant que témoin-partie civile, d’éventuels témoins, la réception des éléments de preuves, avant la communication de la procédure au Parquet, pour ses réquisitions.

Il en va donc qu’il existe une maigre marge pour tout de suite, conclure en un non-lieu dans une telle affaire, encore que pour qui connaît la psychologie des magistrats, il ne faut jamais penser que cette juge française qui détient tous les leviers de ce dossier, sera prête à faire passer par perte et profit, cette sorte d’affront qu’elle a subi au travers du refus, à elle, de suivre l’interrogatoire, par vidéo-conférence.

Avec donc l’allure qu’a pris l’affaire, il faut tout simplement constater que Monsieur “Pourquoi je Suis devenu Rebelle” qui vient d’être interrogé, pour la première fois, sur une partie des graves conséquences de la rébellion qu’il a conduite en Côte d’Ivoire, amorce inéluctablement une descente aux enfers, à 200 à l’heure.

Tchedjougou OUATTARA

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