Affaire Mont Péko : Le Conseil national des Burkinabè de Côte d’Ivoire appelle à un règlement apaisé

Affaire Mont Péko : Le Conseil national des Burkinabè de Côte d’Ivoire appelle à un règlement apaisé

Le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNB-CI) a été informé de la décision du gouvernement ivoirien de procéder au déguerpissement des populations étrangères, dont une importante communauté Burkinabè, installées dans le parc du Mont Péko à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Le Conseil prend acte de la mesure du gouvernement ivoirien qui vise à restaurer le parc. Toutefois, le Conseil est soucieux des conséquences qu’aura une exécution précipitée de cette mesure qui donne un délai de trois mois aux concernés pour quitter le site.

La question est d’autant plus délicate pour le Conseil que les populations burkinabè visées par la mesure ne savent plus où donner de la tête face à l’imminence de l’exécution de la mesure de déguerpissement. Vu surtout la brièveté du délai et les questions humaines et économiques posées par cette mesure. Certes, les populations installées dans la forêt du Mont Péko ne justifient d’aucun droit sur ce parc.

Mais le CNB-CI note que c’est un véritable drame humain qui se joue pour ces milliers de familles qui tirent leurs sources de revenus et les moyens de leur subsistance dans les plantations qu’elles y ont érigées. C’est pourquoi le CNB-CI implore la clémence des autorités ivoiriennes pour un départ négocié de la communauté burkinabè installée dans le parc du Mont Péko.

Le CNB-CI s’engage à s’impliquer activement pour accompagner toute disposition qui serait prise pour inclure la participation des populations burkinabè visées par la mesure. Car celles-ci ne sont pas opposées à un départ du site.

Le CNB-CI est déjà en contact avec les populations concernées par la mesure et se réjouit de ce que celles-ci aient créé le Conseil représentatif des occupants du Mont Péko afin d’engager des discussions en vue d’une solution négociée. Tout en exprimant sa volonté d’aider les autorités ivoiriennes à régler ce problème, le CNB-CI prie le gouvernement ivoirien de bien vouloir accepter ce plaidoyer et d’étudier toutes les possibilités et les propositions de règlements apaisés de ce problème.

Pour le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire

Le président

Salogo Mamadou

Source: cnb-ci.org

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