Affaire Ali Bongo serait le fils adoptif de Oumar Bongo: Pascaline Bongo à Pierre Péan

Affaire Péan : le dérapage de Pascaline Bongo sur les symboles républicains du Gabon

Pascaline Mferri Bongo Ondimba, ancienne ministre des affaires étrangères et directrice de cabinet de son père Omar Bongo, sœur aînée de l’actuel président de la République Gabonaise a réagi ce dimanche, entourée des membres de la famille Bongo aux allégations du livre du journaliste-écrivain français Pierre Péan. Non sans avoir commis un dérapage en réduisant les symboles de la république gabonaise à des ports-étendards de sa famille, L’œil du citoyen estomaqué et très violenté symboliquement pressent une confusion totale qui fait du Gabon un royaume dynastique, un Bongoland dont les Gabonais seraient des sujets au service au de la famille Bongo. Ce dérapage a provoqué ainsi des vives réactions d’indignation sur les réseaux sociaux.

Au cours de cette interview dirigé par un prétendu journaliste tenant un micro de la presse présidentielle, Snella Ange Pambo, diffusée sur la chaîne nationale Gabon Télévision, L’œil du citoyen a assisté la défense sans preuves ni démentis de fonds de la représentante de la famille Bongo qui a tenu à battre en brèche les accusations du livre sans réellement y parvenir. Invitant par ailleurs l’écrivain à se pencher plutôt sur les affaires françaises et d’arrêter ainsi de salir la famille et la mémoire d’Omar Bongo.

Une confusion insultante et des révélations confuses insipides sur les symboles de la Nation Gabon

L’œil du citoyen a trouvé normal que la gardienne du temple des richesses pillées et des biens mal acquis au détriment du peuple Gabonais puisse sortir de son mutisme appréciable. Toutefois, le citoyen Gabonais est resté outré par la confusion insultante que Pascaline Bongo faite en comparant les symboles de la République Gabonaise à sa vue de l’esprit imaginaire. Sa bourde est intervenue en fin d’entretien par les explications qu’elle souhaitait donner aux symboles nationaux : le sceau et les armoiries gabonais. Pour l’aînée de la famille Bongo, les armoiries nationales représentées par deux panthères noires seraient respectivement son frère Ali Bongo et d’elle-même, tandis le sceau “la mère allaitante” serait son défunt père Omar Bongo Ondimba qui aurait tout donné à la nation Gabonaise en l’alimentant y compris Pierre Péan (les fameuses mallettes d’argent). De telles déclarations font du Gabon une propriété familiale aux allures de Royauté et les Gabonais les sujets de la famille Bongo.

Dans son livre Mensonges et pillages au Gabon, Pierre Péan explique les manœuvres liées à la délivrance de l’acte de naissance n°65/22/A3 du 29 mai 2009 de l’actuel président gabonais. Celui-ci n’aurait pas été établi suivant l’acte de naissance de la mairie de Brazzaville mais suivant l’acte de naissance n°201/A3 du 28 février 2000 délivré par le maire du 3e arrondissement de Libreville de l’époque, Jean Boniface Assélé. Plus grave, selon Péan, “les officiers signataires de ces actes d’état civil (…) n’étaient pas habilités à le faire, ce rôle étant réservé au seul officier de la mairie du premier arrondissement“. Ce vrai-faux acte de 2009 aurait été lui, établi par Ali Bongo 10 jours avant la mort d’Omar Bongo en vue “de se prémunir de l’article 10”.

Réagissant sur les révélations du livre du journaliste enquêteur de renom français, Pierre Péan précisément contenues dans le chapitre 11 intitulé “Ali se fait fabriquer un faux acte de naissance” remettant en question la nationalité gabonaise de son frère Ali Bongo, madame l’énarque sous le choc s’est lancé dans une défense affirmée de son frère tout en se fourvoyant par des affirmations strictement inconvenantes. Il faut souligner que les déclarations de Pascaline Mferri Bongo portent atteintes à la foi fondamentale du Gabon. Car elles remettent en cause l’article 2 de la Constitution Gabonaise du titre premier qui régi la souveraineté nationale du Gabon.

Petit rappel sur les symboles de la République Gabonaise et non du Bongoland

L’œil du citoyen est conscient que le droit de réponse existe et lorsqu’un livre révèle des informations erronées touchant personnellement la dignité d’un homme ou d’une famille, une procédure judiciaire est logique notamment à travers un acte de plainte. Pascaline Mferri Bongo accuse Pierre Péan d’avoir succombé aux « kongossas », langage gabonais signifiant des informations erronées et absurdes. Ceci est tout à fait naturel et logique. Mais profiter de son interview pour bafouer la nation Gabonaise est inacceptable.

Pour rappel, L’œil du citoyen informe à nouveau Pascaline que les armoiries du Gabon furent dessinées par l’héraldiste et vexillologue suisse Louis Mühlemann, un des membres fondateurs de la Fédération internationale des associations vexillologiques (FIAV) et non par son père Omar Bongo Ondimba. Au rebours des allégations abêties de Pascaline Bongo qui font des symboles républicains Gabonais l’émanation de la représentation des deux panthères noires qui représenteraient son frère Ali Bongo et elle, deux garants de la sécurité de la famille et de leur royaume, le Gabon. Et que la mère allaitante est la représentation de son père Omar Bongo Ondimba qui aurait tout donné à la nation gabonaise en allaitant tout le peuple qui se trouve aujourd’hui sans électricité, sans eau, qui vit avec les rats et dans une insalubrité inhumaine.

Drôle d’imposture, car les significations de l’emblème du Gabon sont les suivantes depuis son accession à la souveraineté nationale, “d’or, à la nef de sable équipée du même, au pavillon du Gabon, tiercé en fasce de sinople, d’or et d’azur, navigant sur une mer d’azur ; au chef de sinople, chargé de trois besans d’or. Les émaux représentent la forêt équatoriale (sinople), le soleil (or) et l’océan (azur). Les besans d’or montrent l’abondance minérale du pays. La nef (navire) représente le Gabon qui part en direction d’un avenir meilleur. L’écu est tenu par deux panthères noires. Elles symbolisent la vigilance et la valeur du président qui protège la nation. Il est posé sur un okoumé (arbre utilisé notamment dans la production du contreplaqué, l’une des premières ressources du Gabon) symbolisant le commerce du bois”.

Pour rafraîchir la mémoire de la gardienne du temple royal des Bongos, le sceaux de la République gabonaise est une « Maternité Allaitant », c’est-à-dire une mère qui allaite son enfant. La mère représente la République, l’Etat Gabonais qui nourrit ses enfants, les protège, les soigne, les éduque et veille en permanence sur leur bonheur.L’enfant représente chacun d’entre nous, membre d’une famille, la nation gabonaise à qui nous devons respect, obéissance et amour.

Si Madame Mferri Bongo, l’énarque intellectuelle de la famille Bongo l’a déjà oublié, selon la Constitution Gabonaise, le Gabon est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Il affirme la séparation de l’État et des religions et reconnaît toutes les croyances, sous réserve du respect de l’ordre public. La République gabonaise assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, d’opinion ou de religion. L’emblème national est le drapeau tricolore, vert, jaune, bleu, à trois bandes horizontales, d’égale dimension. L’hymne national est “La Concorde”. La devise de la République est : “Union-Travail-Justice”. Le sceaux de la République est une “Maternité Allaitante”. Son principe est : “Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”.
Selon un internaute, ’l’insulte faite ce soir aux symboles sacrés de la république, symboles dont leur défunt père n’a jamais eu l’audace de revendiquer l’inspiration, la conception et la paternité est un affront fait au peuple gabonais sans distinction d’appartenance ethnique, provinciale ou politique.”

De telles affirmations laissent à penser que la famille Bongo considère le pays comme leur propriété familiale. Le Gabon serait pour la famille du défunt président Omar Bongo Ondimba, un royaume dynastique dont tous les citoyens Gabonais seraient des sujets à leur merci totalitaire. Malheureusement cette bourde de Pascaline Mferri Bongo Ondimba est révélatrice, car elle nous éclaire davantage sur la conception insipide et incongrue qu’entretien les Bongos au sujet de la Nation Gabon.

Par Makinalok Hiram

Source: Info241
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