Affi N’Guessan à ProPos des 3 ans du régime ouattara : « L’échec est patent, la honte écrasante, la désillusion aveuglante »

Affi N’Guessan à ProPos des 3 ans du régime ouattara : « L’échec est patent, la honte écrasante, la désillusion aveuglante »

A l’occasion, hier, de la troisième cérémonie de commémoration des tristes évènements du 11 avril 2011, le président du front populaire ivoirien (fpi), l’ex-

Premier ministre Pascal affi n’guessan a rendu un vibrant hommage au président laurent gbagbo et à la leçon de courage qu’il a donnée aux ivoiriens et à l’humanité toute entière pendant les heures chaudes de la crise postélectorale. En choisissant de « résister au lieu de capituler » devant les bombes. Pour affi n’guessan, ce choix montre que laurent gbagbo avait une très haute conscience de sa « responsabilité vis-à-vis du peuple de Côte d’Ivoire, de l’Afrique et de la jeunesse ». Une conscience de ses responsabilités que les ivoiriens, dans leur immense majorité, lui reconnaissent aujourd’hui et qui fait que «le président Gbagbo est plus présent aujourd’hui en Côte d’Ivoire qu’hier malgré son éloignement physique » a affirmé le président du fpi, dans un tonnerre d’applaudissement.

Mais avant, dans une déclaration bilan des trois années de gouvernance d’alassane dramane ouattara, depuis le 11 avril 2011, le patron du parti à la rose a fait, une fois de plus, le constat de l’échec de la dictature du pion de la communauté internationale imposé au peuple ivoirien à coups de bombes. « Trois ans après le 11 avril 2011, l’échec est patent, la honte écrasante et dans le camp même des vainqueurs, la désillusion est aveuglante », a-t-il insisté. Expliquant la déconvenue du régime actuel par le fait que les vainqueurs du 11 avril 2011, assurés du soutien militaire, diplomatique et financier de la france et de la communauté internationale de façon générale, ont largement sous-estimé cinq facteurs qui au final allaient causer leur perte. il s’agit, selon le président du fpi, de la maturité politique du peuple ivoirien ; l’ancrage affectif du président laurent gbagbo dans le coeur des ivoiriens ; la résilience du fpi et sa capacité à résister et à s’adapter face aux chocs traumatiques ; l’éveil des consciences en afrique et la sensibilité de l’économie ivoirienne qui est tributaire de l’environnement sociopolitique.

Dans un tel contexte, Pascal affi n’guessan estime que la victoire des forces progressistes est inéluctable sur la dictature des lagunes. seulement, a conseillé le président du fpi, les démocrates et patriotes doivent faire preuve de patience et avoir foi en leur lutte. «Nous devons avoir la foi pour attendre dans la résistance, la chute de la dictature. Et comme Job, nous verrons la gloire de Dieu », a-t-il dit. après que l’ex- ministre Géneviève Bro-Grébé ait entonné une chanson invitant les patriotes ivoiriens à avoir foi en leur victoire.

En attendant le prochain congrès du fpi qui pour lui devrait être l’occasion de tirer les leçons de tout ce qui est arrivé, ces dernières années, au nom du nécessaire devoir d’inventaire, le président du fpi a dégagé quelques pistes de réflexion.

Pour affi n’guessan, la crise ivoirienne a consacré l’échec de l’onu et de la france dans leurs tentatives de résolution des conflits en afrique. c’était hier, le cas au rwanda où l’onu et la france, malgré leur présence militaire et leur implication diplomatique, n’ont pu empêcher le génocide. C’est aujourd’hui, le cas en centrafrique où une fois de plus la france et l’onu ont toutes les peines du monde à restaurer la paix et la sécurité.

Mais aussi la faillite d’une solution africaine. C’est pourquoi, pour lui, les ivoiriens et les africains doivent comprendre qu’ « on ne peut pas espérer crever l’oeil d’un individu en s’alliant à son bras ». Pour ce qui concerne spécifiquement son parti, le président du fpi a affirmé : «Il faut inscrire la Refondation de la Côte d’Ivoire dans une démarche internationaliste et panafricaniste ». Pour le président affi, toutes les forces progressistes qui se battent pour la souveraineté de l’afrique doivent unir leurs forces et travailler en réseau.

Pour remettre au goût du jour la solidarité qui a fait la force des mouvements de lutte pour les indépendances des etats africains. Pour Affi, enfin, il faut reformer le système des nations unies pour qu’il défende beaucoup plus l’intérêt universel au lieu de se mettre servilement au service de quelques puissances siégeant au sein du conseil de sécurité comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui.

Selon le président du fpi, la célébration du 11 avril, loin d’être un moment de lamentation, doit permettre à toutes forces progressistes ivoiriennes de réfléchir sur la situation de la côte d’ivoire afin de s’organiser pour être plus fortes. hier, avec la présence effectives de toutes les têtes d’affiche de la majorité présidentielle ayant soutenu le président Laurent gbagbo, on peut dire que pour, cette année, l’objectif a été atteint.

Guillaume t. Gbato

Source: Notre Voie N° 4690

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