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Affi N’Guessan : « Rien ne peut se faire sans le FPI»

Affi N’Guessan : « Rien ne peut se faire sans le FPI»

Le Front populaire ivoirien (Fpi) a sacrifié à sa tradition instituée depuis avril 1991, en célébrant les 2 et 3 mai dernier, la 14ème édition de la Fête de la liberté, à Bongouanou. Le président du parti, Pascal Affi N’Guessan, a donné ses positions sur les principales questions politiquesdu moment.

Pasacal Affi N’guessan a déclaré samedi, du haut de la tribune de la 14ème édition de la fête de la liberté organisée à Bongouanou, qu’«Il faut boycotter le recensement général de la population et de l’habitat ( Rgph) pour montrer que rien ne peut se faire dans ce pays sans le Fpi ». Une réitération, du mot d’ordre qu’il a lancé, il y a de cela, quelques semaines, au démarrage de l’opération, pour dénoncer entre autres, le cafouillage qui entoure le recensement. Affi N’guessan a insisté samedi sur son appel au boycott en demandant aux militants de faire en sorte le rgph 2014 soit un échec sur toute la ligne. « Il faut que ça marche pour que Ouattara comprenne que la Côte d’Ivoire lui a tourné le dos », a-t-il martelé sur un ton ferme. Faire échouer l’opération surtout pour contraindre le régime à s’asseoir, enfin, à la table de discussion. « Il faut maintenir le cap jusqu’à ce qu’on s’asseye pour de nouvelles négociations, dans de nouvelles conditions avec des avancées substantielles », a-t-il ajouté. pascal Affi N’guessan a expliqué que le boycott s’impose pour faire changer la position des tenants du pouvoir, qui bientôt depuis trois, refusent de saisir la main tendue du fpi, pour sortir le pays de l’ornière dans lequel il est empêtré.

« Le boycott, c’est un peu comme on dit chez nous que lorsque tu danses avec un aveugle il faut de temps en temps le piétiner pour qu’il sache qu’il n’est pas seul, et qu’il vous respecte. Si rien ne va aujourd’hui, c’est parce qu’on nous minimise. On considère qu’on n’est pas important et que la Côte d’Ivoire peut avancer sans nous. On considère que les problèmes que nous posons n’ont pas besoin d’être réglés pour que le pays avance », dira-t-il. Et de poursuivre : «ils font comme si ce que nous disons n’émanait que d’un parti minoritaire, un parti désoeuvré ».

Le FPI EST INCONTOURNABLE

Le président du parti à la rose a relevé que la prolongation de l’opération par le pouvoir est un signe patent de l’échec. « Le boycott est déjà un succès. Le gouvernement vient de décider de la prolongation de l’opération. S’il y a prolongation, c’est qu’ils n’ont pas gagné. Parce que lorsqu’une équipe gagne le match, on ne fait plus de prolongation. Et s’ils n’ont pas gagné, c’est que nous avons gagné », a-t-il affirmé.

L’ancien premier ministre a indiqué que ce prolongement n’arrange en rien l’affaire du régime. il jette selon lui un discrédit sur l’opération. « Selon les experts, ça se fait au maximum en 21 jours », avancera-t-il avant d’ajouter : « lorsqu’il est l’heure que tu refuses de rendre ta copie, tu peux la garder, mais tu dois savoir que l’organisateur a déjà ramassé pour les autres. Les observateurs ont déjà tiré leurs conclusions».

L’ECHEC DU RECENSEMENT EST PATENT

Pascal Affi N’guessan a expliqué que la posture du régime ouattara dans le débat politique n’est pas tenable durablement. et pour cause ? La Côte d’Ivoire à l’instar de tous les pays ne peut prospérer dans la division. « Même si les armes vous ont conduit au palais présidentiel, tant que vous n’aurez pas fait la réconciliation, vous aurez toujours les autres qui seront dressés en face de vous pour attendre le jour de leur revanche. Le jour du match retour. Or il ne faut pas qu’il y ait de match retour», dira-t-il. Car, « le match retour est un match de guerre. Le match retour est un affrontement meurtrier. Le match retour va conduire la Côte d’Ivoire encore dans la douleur, dans les exactions, dans les meurtrissures. Dans de nouveaux refugiés, de nouveaux exilés, de nouveaux prisonniers politiques, dans une nouvelle situation chaotique ».

Le président du fpi a clairement souligné la démarcation de sa formation par rapport à cette logique. «Au FPI, nous ne sommes pas engagés dans une logique de revanche militaire. Ce n’est pas dans notre culture et ce n’est pas notre option. Nous voulons la réconciliation. Nous voulons démocratie. Nous voulons un jeu politique clair et serein», a-t-il déclaré.

Affi a affirmé que « tant que les responsables du Fpi seront en prison, la Côte d’Ivoire restera divisée ». « Il y aura la Côte d’Ivoire de ceux qui ont gagné le 11 avril 2011 et la Côte d’Ivoire de ceux qui ont perdu le 11 avril 2011. La Côte d’Ivoire de ceux qui ont perdu c’est ceux qui ont été vaincus par les armes et non par les urnes. C’est la légitimité de la violence, face à la légitimité des urnes », avancera-t-il. Il a fait savoir qu’aujourd’hui, pour le front populaire ivoirien, la lutte pour la liberté « est principalement, la lutte pour la libération du président Laurent Gbgabo et son retour en Côte d’Ivoire ». « Sur cette question aussi, nous devons être fermes dans notre combat, dans notre engagement. Parce que c’est une question non négociable », a-t-il martelé sous les acclamations du public.

Le numéro un du fpi a dit que ceux qui tiennent Laurent gbagbo doivent bien comprendre qu’ils sont en contradiction avec les aspirations profondes du peuple ivoirien. « Ils doivent comprendre que leur loi n’est pas notre loi. Que leur vérité n’est pas notre vérité… Si le conseil constitutionnel peut dire une chose qui est accepté par la communauté internationale, il faut que cette communauté internationale accepte l’autre chose qui a été dit par le conseil constitutionnel », soutiendra Affi.

La situation des libertés est plus chaotique que sous le parti Unique A la 14ème édition de la fête de la liberté, le président Pascal Affi N’guessan a fait l’amer constat du recul des acquis démocratiques conquis de haute lutte. une situation selon lui, plus chaotique qu’à l’époque du part unique. « Depuis le 11 avril 2011 la Côte d’Ivoire a fait des pas immenses en arrière. Aujourd’hui la situation est pire que sous le parti unique. Au moins à cette époque, même si on n’avait pas la liberté d’opinion, mais la vie humaine avait un sens. Il y avait un minimum de dignité humaine. Un minimum de respect de l’Etre humain. A ce moment, il n’y avait pas de dozo qui ont envahi le pays. Il n’y avait pas un président dont on a bombardé la résidence, arrêté et transféré dans une prison occidentale. A ce moment, on n’avait pas des centaines de milliers d’exilés, on n’avait pas des centaines de prisonniers politiques », a-t-il mentionné. Aussi l’ancien pensionnaire de la prison de Bouna a-t-il demandé aux militants de faire preuve d’engagement « la fête que nous célébrons aujourd’hui doit nous interpeler. parce que c’est notre enfant, l’enfant du fruit de nos efforts de tous nos sacrifices qui est menacé ».

Zohouri Boté, secrétaire national adjoint de la Cellule des enseignants du fpi (Cefpi), Jocelyne ipou secrétaire national adjointe de la jeunesse du front populaire ivoirien (Jfpi) et Marie-Odette Lorougnon secrétaire nationale de l’organisation des femmes du front populaire ivoirien (offpi) ont chacun adressé un mot à leurs militants. Zouhouri Boté a invité les enseignants militants du fpi à se réengager à s’impliquer efficacement au succès du mot d’ordre de boycott du recensement général de la population et de l’habitat.

Marie-Odette Lorougnon a salué le courage des femmes et des jeunes qui ont bravé tout pour résister et permettre ainsi à la lueur de l’espoir de poindre à l’horizon. Ipou Jocelyne pour sa part, a réaffirmé la disponibilité de la jeunesse à poursuivre la lutte et à exécuter les mots d’ordre de la direction.

Justin Koua, en sa qualité de président du comité d’organisation a félicité l’ensemble des militants pour avoir concouru au succès de l’édition. il a exprimé sa gratitude à la direction du fpi avec à sa tête le président Affi N’guessan pour leur marque de confiance en confiant à la Jfpi, l’organisation de cette édition.

Plusieurs partis membres de l’Alliance démocratique ont témoigné leur amitié au fpi. Gbamenin Bi Tra, président de l’union des démocrates a salué le combat du fpi pour la démocratie en Côte d’ivoire. « Nous sommes fiers d’être là parce que le fpi est un parti digne de respect. Si aujourd’hui on parle multipartisme en Côte d’Ivoire c’est grâce à Laurent gbagbo et au fpi », a-t-il martelé. Entre autres présence, le Nacip, l’ung et l’udp. Le Cojep et les parlements et Agora étaient également presents.

César Ebrokié

Envoyé spécial à Bongouanou

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Procession en chants et danses

Environ deux kilomètres. C’est le trajet parcouru, lors du défilé consacré à la fête de la liberté, par les militants du front populaire ivoirien (fpi). Ils étaient venus de toutes les contrés du pays. Ce samedi 3 mai 2014, il est 7h passé. Le point de rassemblement pour le défilé de la liberté, à la station total située au centre ville de Bongouanou, reçooit les premiers militants.

Par groupuscule, ils arrivent par sa fédération et par section. La plupart, sont vêtus du pagne de la fête de la liberté 2014. Certain portent des tee-shirts à l’effigie du président gbagbo ou du pascal Affi N’guessan. Aux environs de 9h, le soleil prend aussi rendez-vous avec les militants. il fait très chaud. mais cela n’enlève rien à la joie des militants. Les différentes fédérations et les sections ont déjà occupé la voie principale de la ville de Bongouanou. Cette voie qui mène à dimbokro. Bongouanou est paré aux couleurs du front populaire ivoirien. tous les maquis en bordure de la voie, se sont mis dans l’ambiance. Les dj diffusaient des sonorités qui épousent le combat que mène le fpi- des chansons patriotiques- Notamment ‘’ y a rien en face, c’est maïs ’’ des galiets et bien d’autres titres. evidement cela fait monter le mercure.

Les militants du Front populaire ivoirien se sont mobilisés en grand nombre à Bongouanou. Affi N’Guessan : « Rien ne peut se faire sans le FPI»

Les militants du Front populaire ivoirien se sont mobilisés en grand nombre à Bongouanou.

Tout le monde danse et jubile de joie. on se croit par moment en pleine campagne électorale. Les habitants qui ne sont pas forcement des militants du fpi ne sont pas insensibles. Nombreux sont ceux qui sont alignés en bordure de route en train d’admirer les militants du fpi. et d’autres, présent sur le lieu de la manifestation pour écouter le message du fils de Bongouanou et être témoin du spectacle qui a lieu.

Vers 11h le défilé n’avait pas encore commencé. mais la file avait déjà pris forme. un rang qui s’étend sur environ un kilomètre. pendant ce temps des militants d’autres fédérations continuent de descendre sur la ville de Bongouanou. Chaque fédération tient sa banderole avec des slogans qui posent pratiquement, tous, les mêmes préoccupations. A savoir la libération du président Laurent gbagbo et de tous les autres prisonniers qui croupissent encore dans les geôles du pouvoir ouattara. Aussi des banderoles sur lesquelles il est mentionné qu’il n’aura pas de réconciliation tant que tous ces prisonniers ne seront pas libérés.

en chantant et en dansant les militants du Front populaire ivoirien ont défilé sur l’artère principale de la ville de Bongouanou. Affi N’Guessan : « Rien ne peut se faire sans le FPI»

En chantant et en dansant les militants du Front populaire ivoirien ont défilé sur l’artère principale de la ville de Bongouanou.

Les choses sérieuses ont pratiquement commencée vers 12h30. La jeunesse du front populaire ivoirien tire le peloton à travers le Bureau exécutif national. Chaque fédération a son petit groupe d’animation. Ce qui crée l’ambiance tout au long du défilé. Le Bureau exécutif national est le premier à fouler l’espace réservée pour la manifestation. L’espace est situé à l’entrée de la ville de Bongouanou, précisément en face de la cité Amelaman . Après le passage du Bureau exécutif national de la Jfpi, toutes les autres fédérations ont commencé à pendre pied au lieu de la manifestation. A cet endroit attendent toute la direction du fpi, certains leaders des partis membres de l’Alliance des forces démocratique de Côte d’Ivoire (Afd-Ci) et de nombreux militants.

Affi N’Guessan et les membres de la direction du Fpi lors de la coupure du ruban de l’exposition culturelle et gastronomique. Affi N’Guessan : « Rien ne peut se faire sans le FPI»

Affi N’Guessan et les membres de la direction du Fpi lors de la coupure du ruban de l’exposition culturelle et gastronomique.

La particularité de ce défilé est que certaines fédérations, telle que Bongouanou, Arrah, M’Batto, Daoukro et Yopougon ont défilées par section. Pendant que la tête du défilé se trouvait au lieu de la manifestation, la queue, elle, se trouvait encore au niveau de la station. Parce qu’auparavant d’autres fédérations venaient d’arriver. Ainsi le parcours du trajet d’environ deux kilomètre effectué par les militants du fpi a pris fin vers 15h avec la fanfare de Dimbokro et de Bongouanou.

Eddie Ané

(Stagiaire)

Source: Notre Voie N° 4707

 

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