Afrique: Difficultés, Risques, et Performances, du personnel médical Africain engagé contre COVID-19

Afrique: Difficultés, Risques, et Performances, du personnel médical Africain engagé contre COVID-19

Il devient de plus en plus insupportable de constater que des individus et des groupes divers défient délibérément les directives des gouvernements Africains dans leur lutte contre le COVID-19. Pourtant, le point de presse quotidien des autorités attire l’attention sur les statistiques mortifères dû à cette pandémie. Mais l’incivisme des citoyens antipatriotes, récalcitrants caractériels, et les initiatives de certains partis politiques en contradiction ou parallèles à celles des gouvernements, augmentent le nombre de cas positifs et par conséquent celui des décès. Libertinage comportemental qui complique la tâche du personnel soignant.

Insensibles aux dénigrements

L’irrespect des règles et recommandations en lien avec la situation d’urgence créée par la pandémie, met en danger la vie des médecins, de l’ensemble du corps médical et paramédical, au front contre le COVID-19. Dévoués, ils ne racontent pas la pression exercée sur l’ensemble des structures du système de santé par le nombre écrasant de patients atteints du coronavirus. Ils sont au front. Submergés. Sans répit, ils combattent cette catastrophe épidémiologique.

La tête au travail, les médecins Africains et leurs équipes, les techniciens de santé, et les équipes paramédicaux, ne dénoncent pas les critiques vaines dont ils sont arrosés. Que le dénigrement vienne des mediamensonges institutionnels occidentaux, de leurs experts(?), de n’importe quel groupe de complotistes, ou des abrutis-écervelés—qui furent Africains, et maintenant internés en occident—, les ‘soldats’ Africains de la santé maintiennent le rythme dans leur combat ininterrompu contre le COVID-19. Ces seigneurs Africains du bistouri, de la seringue, et des ‘Labs,’ ignorent les experts en épidémie de mensonges, qui minimisent les dangers du coronavirus dont ils sont exposés. Ils ont un autre but. Recevoir. Gérer les admissions pour des cas de coronavirus qui se succèdent. Hospitaliser. Intuber certains. Placer d’autres en soins intensifs. Se battre pour ramener à la vie ceux qui arrivent trop tard.

Sans relâche. Ils doivent se démener pour désengorger l’unité de soins intensifs et les blocs, ou vider certaines salles d’hospitalisation, en ‘maniant,’ célérité, professionnalisme, et éthique dans l’exercice de leur fonction. Pendant ce temps, les gouvernements—Cameroun et Nigeria—s’efforcent à aménager des sites d’isolement et/ou réaménager certains services pour accueillir en cas de besoin le surplus de patients.

Ethique et morale

Gouvernements et corps médical Africain, travaillent avec peu et rassurent. Ces derniers sur instructions de leurs gouvernements ne font pas comme en Italie ou en France, et dans d’autres pays Européens, où l’on choisit de soigner le patient en ‘fonction de l’âge et de l’état de santé, comme dans les situations de guerre.’  Ils ne s’inscrivent pas non plus dans la logique Américaine qui offre en priorité le soin au patient infecté qui est détenteur d’une assurance maladie. Les gouvernements Africains en appui au personnel médical n’ont pas copié la méthode génocidaire antiCOVID-19 légalisé par la France. En fait, le gouvernement Français a interdit la prescription de ‘Chloroquine’ qui est susceptible de sauver des vies. A la place, il a par décret, inscrit au Journal Officiel, autorisé depuis le 28 Mars l’usage du ‘Rivotril’—qui est un puissant sédatif à fin d’euthanasie des patients atteints du Coronavirus.

Ce sont les gourous de ces chambres de l’enfer déménagées sur terre qui moralisent le Continent. Et que certains lunatiques Africains leur courent après pour les supplier de les remettent sous chaines et jougs. Toute chose que le personnel médical et paramédical Africain rejette. Puis, se soumet à la déontologie et l’éthique qui régissent leur profession.

Inaudible aux sirènes flatteuses

Ces patriotes Africains n’ont pas succombé aux offres alléchantes de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, et des Etats Unis entre autres, sollicitant l’entrée sans visa sur leur territoire du personnel de santé et paramédical étranger pour les soutenir dans leur ‘guerre’ antiCOVID-19.

Ils n’ont pas considéré ces sirènes flatteuses qui auraient pu les mettre en première ligne de la lutte antiCOVID-19 comme ce fut le cas lors de la seconde guerre mondiale pour les soldats Africains contre l’Allemagne. Ils ont préféré servir le continent. Gagner les ‘miettes(?)’ qui bénissent à l’abondant gain qui tue.

Médecins, ‘Peau Noire, Masque Blanc’

Par contre, les médecins ‘peau noire, masque blanc’ n’ont pas daigné prendre un congé-patriotique auprès de leurs institutions sanitaires à l’étranger pour voler au secours de l’Afrique. D’autres, plus ‘blanc que noir,’ ont quitté le continent, abandonnant à leur triste sort leurs compatriotes, pour secourir l’occident. Cela a été le cas des Drs. Adil El Tayar, âgé de 64 ans, et Amged el-Hawrani, 55 ans, tous deux Soudanais. Mais aussi du médecin Nigérian, Alfa Saadu, âgé de 68 ans. Tous trois avaient cumulé plus de 100 ans de service au National Health Service en Angleterre. Mais n’avaient pas jugé opportun de consacrer quelques semaines à leurs compatriotes.

Un peu trop Anglais, El Tayar et Saadu—qui jouissaient de leur retraite de la profession médicale en Afrique, la Terre de leurs Ancêtres—avaient dès l’éclosion du COVID-19, retourné volontairement au Royaume-Uni pour soutenir le personnel médical de ce pays. Exposant à la mort le continent qui avait le plus besoin d’eux. Malheureusement, ils y sont décédés infectés par le COVID-19. El-Hawrani aussi n’a pas survécu à ce virus.

Danger venu du Royaume-Uni

Le corps médical et paramédical Africain est aussi en danger. Les tests et équipements sanitaires importés pourraient anéantir leurs efforts. Sans être sondés et testés avant leur utilisation, ceux-ci constituent un risque probable aussi bien pour eux que pour les patients. Le cas arrivé au Royaume-Uni servirait de leçon.

En effet, alors que ce pays attendait l’arrivée de plusieurs millions de tests de coronavirus, un lot provenant d’un laboratoire Luxembourgeois avait été contaminé par le coronavirus lui-même. Une curiosité évidente. Car, si un virus réussit à mettre hors d’état de nuire un produit destiné à le localiser, le neutraliser, voire le tuer, ceci interroge. Sur Instagram, un message attribué à Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, fondateur du e-commerce Amazon, prévient. ‘Mon challengeur Bill Gates cherche comment déstabiliser l’Afrique, et il est aussi à la recherche des fortunes. Je fais appel à tous les Africains pour vous dire que pour l’essai du vaccin vous avez déjà gagné. Ils sont maintenant incapables de le faire et pour le moment ils ont fabriqué plus d’un million de cartons des masques bleus qui sont déjà en Afrique. Chers Africains évitez de porter les masques bleus qui sont fabriqués en Amérique et en Europe car ces masques contiennent des substances toxiques.’ Cette mise en garde alimente des soupçons et appelle à plus de vigilance. Surtout de la part des Africains qui sont sous le coup d’un plan d’extermination. Deux médecins génocidaires Français l’ont avoué après Sarkozy et Macron. Les chasseurs Africains du COVID-19 pourraient être une cible précieuse pour eux.

Conseils venus de Chine

Ce maillon important dans la traque de ce virus doit être protégés. Les médecins Chinois expliquent pourquoi. ‘En effet, à Wuhan au début de l’épidémie, des milliers de médecins ont été infectés en Chine pendant les premières semaines de Janvier à cause du manque de moyens de protection et d’information sur le virus. Au moins 46 sont décédés.’ Parmi eux, ‘le docteur Li Wenliang, qui avait été l’un des tous premiers à donner l’alerte.’ En outre et c’est important, selon les médecins Chinois, ‘les personnes infectées ne présentent pas de symptômes au début et transmettent inconsciemment le virus à d’autres personnes.’ Pour contrer cela, ‘les médecins Chinois suggèrent que des tests doivent être effectués [aux médecins] pour détecter la maladie à un stade précoce.’ Procéder à ce test à ce stade de la pandémie si cela n’avait été fait est important. Il permettra de déceler les membres à risque du personnel médical de ce centre hospitalier.

Leurs collègues Chinois ne s’arrêtent pas là. Ils leur ont également ‘conseillé de ne pas baisser la garde lorsque l’épidémie est localisée quelque part, afin d’exclure de nouvelles infections.’ Ce conseil est une instruction au personnel médical Africain pour mieux cerner le virus lorsque les localités reculées sont infectées. Comme c’est le cas dans certains pays—Cameroun, Côte d’Ivoire, RDC, Zimbabwe—où des immigrés occidentaux à la recherche d’un tradipraticien, ou les Asiatiques et des locaux fuyant le confinement, ont dû répandre le virus. Wu Dong, professeur au Peking Union Medical College Hospital, bouclant le conseil des médecins Chinois aux autorités et à leurs collègues, conclut. ‘Nous avons besoin de protéger notre personnel médical.’

Vie après la pandémie

En effet! Ils méritent protection pour vaincre définitivement Le COVID-19 et garantir une reprise sociétale. Puisqu’après ce virus, il y aura une vie. Il va falloir faire marcher l’économie. Redonner ‘vie’ à la société. Pour y arriver, les membres du corps médical doivent être en vie. Le laisser-aller qui caractérise ceux qui ne respectent pas les consignes des autorités doit être stoppé. Réactiver les lois punitives ou les voter est important afin de châtier ceux qui n’ont pas encore pris la pleine mesure de la dangerosité du coronavirus. Et errent comme des esprits en peine parce qu’ils ne tiennent pas dans la vie sous cloche.

Ces mesures pourraient contraindre ceux qui ne sortent pas de chez eux uniquement pour des choses indispensables à se cloîtrer. Mettant ainsi fin à leur défiance des règles imposées pour contrer ultimement la mort qu’entraîne le COVID-19.

Performances en chiffres

Les statistiques à la date du 8 Avril 2020 indiquent que le corps médical Africain fait des merveilles pour contenir le COVID-19. Comparer à l’Europe et l’Amérique, les Africains ont de quoi être fiers de ceux qui animent leur système de santé en cette période de crise sanitaire. Le top 5 des pays Africains (Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Maroc, Cameroun) les plus contaminés comptaient 6 611cas infectés pour 401 décès. Par contre, le top 5 des pays occidentaux (Etats Unis, Espagne, Italie, Allemagne, France) les plus ravagés par le virus étaient noyés dans 904 730 cas infectés pour 57 094 décès. Les deux groupes enregistraient respectivement 103 et 10 135 nouveaux cas ce 8 Avril.

Même la France qui semble la moins infectée avec 109 069 cas juste après l’Allemagne 109 329 est plus malade que l’ensemble du Continent.

Héritage du COVID-19

L’engagement qui est celui du personnel médical et paramédical Africain en cette saison de pandémie est indéniable. Pourvu que ce dévouement demeure leur identité après le COVID-19. Que l’arrogance, la prétention, l’irrespect vis-à-vis des patients, qui les caractérisaient meurent avec le COVID-19. Et que l’Afrique ait une nouvelle race de ‘soldats’ de la santé.

Race qui saura dorénavant lier écoute, attention, amour, au professionnalisme et à l’éthique.

Feumba Samen

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