Afrique du Sud: grande marche à Johannesburg contre la xénophobie

Afrique du Sud: grande marche à Johannesburg contre la xénophobie

Depuis fin mars, les attaques contre les étrangers se sont multipliées à Johannesburg et surtout à Durban. Sept personnes ont été tuées. Jeudi 23 avril, plusieurs milliers de Sud-Africains ont manifesté. C’est pour dire non à ces violences et à la xénophobie qu’ils sont descendus massivement dans la rue.

Ecoutez le reportage de notre correspondante à Johannesburg – par Liza Fabbian

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Ils étaient plusieurs milliers de personnes à défiler jeudi 23 avril dans les rues de Johannesburg, peut-être plus, avec un slogan : « l’Afrique est unie, nous sommes tous Africains ». Un message de paix et d’unité lancé aux étrangers qui habitent en Afrique du Sud et même au continent tout entier. Les manifestants ont traversé tout le centre-ville de Johannesburg et notamment tout le quartier d’Hillbrow très cosmopolite et qui concentre surtout la plus grosse population d’immigrés de la ville. Tout un symbole donc. La foule a été suivie par les applaudissements des habitants qui étaient sortis en nombre sur leurs balcons ou à leurs fenêtres. Le cortège s’est aussi arrêté plusieurs fois notamment à Dp Street où des commerçants éthiopiens ont été pris pour cible la semaine dernière par des attaques xénophobes. La communauté éthiopienne a même applaudi le cortège qui chantait et dansait dans la rue. Une ambiance très festive donc pour cette grande marche contre la xénophobie à Johannesburg. Beaucoup d’habitants sont malgré tout conscient que la crise doit être traitée en profondeur et qu’il faudra plus qu’une marche ou une campagne de communication pour éviter que ces évènements ne se reproduisent dans le pays.
 Afrique du Sud: grande marche à Johannesburg contre la xénophobie
Dire que nos frontières sont poreuses est quelque chose qu’on répète sans même vérifier. La majorité des étrangers qui sont en Afrique du Sud ont des papiers, soit ils ont des visas qui leur permettent de vivre, de travailler ou d’étudier ici. Ou alors ce sont des demandeurs d’emploi ou des réfugiés. Et le reste n’a pas de papier. Mais beaucoup de ceux qui sont actuellement dans des camps et qui ont été victimes d’attaques, comme les Somaliens et autres, sont des gens qui ont des papiers. Ils ont des documents de demandeur d’asile ou de réfugié, ils sont en Afrique du Sud légalement. Donc l’impression que tous les immigrés africains qui se trouvent ici n’ont pas de papier met tout le monde en danger et fait que nous ne pouvons pas protéger les réfugiés.

Malusi GigabaMinistre de l’Intérieur sud-africain

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 Source: RFI

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