Al-Qaïda enlève, Areva paye !

Al-Qaïda enlève, Areva paye !

Ainsi, celui qui est présenté comme le dernier otage français dans le monde a été libéré hier. Qui faut-il remercier ? Pour le savoir, l’otage, lui-même, livre une piste à travers l’itinéraire qu’il a suivi avant de prendre l’avion pour rentrer dans son pays après sa libération. C’est un détail, peut-être, mais c’est sans doute là que se trouve la bonne explication : sur le chemin du retour, Serge Lazarevic a emprunté la «porte» nigérienne, c’est par là que les otages français du Sahel sont récupérés. La raison ? Toute simple : Areva ! C’est elle qui paye !

Les médias français qui se sont interrogés sur ce qui a été donné en échange de l’otage, ne sont pas dupes : il y a eu versement d’une rançon, non pas directement – encore une fois, l’hypocrisie –, mais par un tiers qui est, à n’en pas douter, Areva. Les officiels français reconnaissent qu’il y a eu négociation. Sur quoi ?

Le groupe qui détenait Serge Lazarevic avait montré sa détermination en assassinant d’autres otages français, indiquant en même temps le prix qu’il fallait payer pour obtenir la libération de l’otage encore vivant. C’est maintenant une évidence, les groupes terroristes ont besoin d’argent pour financer leurs actes criminels et le moyen qu’ils utilisent pour s’en procurer est l’enlèvement de ressortissants de pays qui acceptent de payer des rançons. C’est le cas de la France. On ne change pas cette formule en trois temps qui «réussit» : Al-Qaïda enlève, Areva paye, Al-Qaïda libère !

Comment peut-on prétendre lutter efficacement contre le terrorisme et contribuer au financement des groupes terroristes en leur payant une rançon pour obtenir la libération d’otages ? Il y a là, quelque part, une flagrante hypocrisie. L’annonce de la libération de l’otage français a été faite, pratiquement, au moment où, à Oran, à l’occasion de la 2e session du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, l’Algérie réitérait son appel pour l’interdiction de paiement de rançons, considéré comme ressources financières pour le terrorisme international et le trafic de drogue. Un prêche dans le désert.

Par Kamel Moulfi

Source: Algerie Patriotique

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