Alassane Dramane Ouattara veut-il instaurer une dictature ethnique?

Alassane Dramane Ouattara veut-il instaurer une dictature ethnique?

Un dictateur mesquin tue pour le plaisir même quand cela n’est pas nécessaire. Incapable de prendre de la hauteur tuer devient pour lui un moyen de survie. Dans le cas de compaoré, le tueur froid d’Ouagadougou, était-il vraiment nécessaire de tuer le journaliste Norbert Zongo ?

Bien sur que non mais Norbert Zongo et ses compagnons de route sont morts et on a trouvé des juges mesquins pour classer l’affaire sans suite. Cela est typique de l’Etat rongé par la mesquinerie.Nous regrettons fortement de vous avoir accompagné dans ce voyage dans l’horreur. Sommes-nous condamnés à vivre sous l’égide de dictatures criminelles qui n’ont que la prison, le sang, le meurtre, la pendaison, la violence la ségrégation ethnique et des guerres à nous offrir comme horizon ?

Les expériences en grandeur nature sont devant nous pour nous indiquer que même quand tous les signaux d’alertes sont aux rouges, la négation des évidences fait qu’il n’y a que l’avènement du pire qui peut faire partir un dictateur du pouvoir. Toutes les expériences sur le repli communautaire ou identitaire n’apportent que des malheurs au pays. L’expérience libanaise nous apprend qu’on ne sort jamais vainqueur d’une lutte au corps à corps avec la ségrégation ethnique, religieuse ou les luttes intercommunautaires.

Observez les grandes familles libanaises qui criaient aux armes hier encore ? Les Chamoun, les Eddé, les Frangié, les Gemayel, les Hariri, les Fouad, les Joumblatt, les Sohl, Les Karamé, les Salam, les Berri, les Lahoud etc. Ils ne sont que l’ombre de leur propre aveuglement dans un pays ou il ne reste plus rien à détruire.

Observez la fin tragique des dignitaires du régime de Sékou Touré. Mobutu et ami Habyarimana eux sont morts et enterrés à l’étranger ce qui est un comble d’humiliation dans les civilisations bantus dont-ils se réclamaient. C’est au nom des autochtones libériens que Samuel Doé avait perpétré le coup d’Etat qui renversa le président William Tolbert, le 12 avril 1980. Où est Samuel Kanyon Doé aujourd’hui? Il fut dépecé comme un sanglier et ses restes furent brulés pour que rien ne reste de lui sur terre. Le Togo de la compagnie Eyadema et fils est devant nous avec une armée ethnique à majorité de kabyés du nord du pays.

Nous connaissons tous les limites de cette expérience dynastique qui n’apporte pas le progrès mais cristallise rancœurs, amertumes et les ressentiments qui alimenteront les crises insolubles de demain.

Alassane Dramane Ouattara, veut jouer avec le feu pour plaire à la France mesquine, à ses amis Bouygues et Bolloré. De jeu en jeux on fini toujours par jouer sa propre vie comme à la roulette russe.

Dans un pays aussi imbriqué que la Côte d’Ivoire, vouloir instaurer une immatriculation ethnique dans un recensement de la population ou mettre le groupe ethnique sur les cartes d’identité. Introduire des quotas ethniques dans l’armée et les etablissements publics, instaurer une justice qui ne condamne que les ressortissants des autres groupes ethniques. Nous sommes entrain de réunir les conditions de l’explosion du pays des éléphants. La vie politique sous nos cieux doit-elle nous faire perdre de vue les valeurs morales de notre éducation et la paix sociale nécessaire pour consolider le fragile état nation hérité de l’occupation coloniale ?

Un groupe ethnique est-il en droit d’écraser les autres composantes de la nation au nom de ses luttes identitaires et de ses intérêts personnels sordides, mesquins partiels et parcellaires ?

Les politiciens crapuleux, qui empruntent cette voies sont la meilleure incarnation du diable et du mal qui est en eux. Bien sûr que nos avertissements ne serviront à rien si non que d’attirer sur nous la colère des tenants du rattrapage ethnique, c’est pourquoi; Nelson Mandela, est sortit de sa tombe ce matin pour venir à notre secours. Dans son jugement sur Frederik de Klerk, le dernier président du régime de l’apartheid, il résume mieux notre souci de ce jour : «Quelles qu’aient été ses erreurs, et il en a fait beaucoup, il a sa place dans l’histoire. Sans son soutien au processus de négociation, nous n’aurions jamais fait la paix en Afrique du Sud.»

Voilà ce que nous aimerons retenir d’Alassane Dramane Ouattara au lendemain de l’instauration d’une paix juste et durable en Côte d’Ivoire. S’il ne veut pas que son portait figure dans la galerie du diable. Il n’est donc pas trop tard pour redresser la barre du navire ivoire pour qu’il s’éloigne durablement des récifs.

Source: Aujourd’hui

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