Alioudou Touré, porte-parole de la Coalition des syndicats pour le SDA (Stock des arriérés) : « Nous ne sommes pas d’accord avec  l’idée de la trêve, il y a grève du 5 au 7 avril »

Alioudou Touré, porte-parole de la Coalition des syndicats pour le SDA (Stock des arriérés) : « Nous ne sommes pas d’accord avec l’idée de la trêve, il y a grève du 5 au 7 avril »

Alioudou Touré, porte-parole de la Coalition des syndicats pour le SDA (Stock des arriérés) se désolidarise de Zadi Gnagna, président de la plateforme nationale des organisations de la fonction publique et annonce une grève du 5 au 7 avril 2017.

Vous êtes vice-président du comité de contrôle de la plateforme des fonctionnaires. Comment vous retrouvez-vous porte-parole des syndicats pour le Stock des arriérés (SDA)?

Lorsque nous avons fait la deuxième grève de trois semaines, nous nous sommes donné des orientations. Nous avions suspendu le mot d’ordre de grève pour donner la chance à la négociation. Les négociations devraient se tenir sur les points de négociations qui n’ont pas été réglés comme le stock des arriérés. Il s’agit du reliquat de la bonification indiciaire. A notre grande surprise au lieu que les revendications reprennent, nous entendons parler de trêve, chose qui nous étonne.

Une réunion du comité exécutif de la plateforme a été élargie aux secrétaires généraux. Pourquoi n’avoir pas fait valoir votre position à cette rencontre ?

Nous n’avons pas participé à cette réunion car nous ne voulons pas entrer dans le fétichisme du nombre. Les camarades savent qui sont ceux qui ont décidé de se désolidariser de cette manière cavalière de la négociation. Ils savent la qualité de ces personnes, leur valeur et ce qu’ils revendiquent.
Nous ne sommes pas contre la négociation. Notre action n’est pas de créer le bicéphalisme au sein de la plateforme. Nous sommes dans une faîtière et chaque syndicat est autonome. Si le syndicat autonome ne se reconnait pas dans la manière de mener les débats, il est libre de se retirer et de suivre sa voie.

Etes-vous dans une démarche de retrait de la plateforme ?

Nous ne disons pas que nous ne faisons pas partie de la plateforme. Nous avons décidé, avec d’autres syndicats autonomes, de réorienter la lutte. C’est une manière d’amener ceux qui font la discussion de comprendre que la base veut le règlement du problème des arriérés.

Mais la plateforme dit également tenir à la question du stock des arriérés…

Il ne s’agit pas de dire que c’est ce qu’ils veulent et poser un autre pas. Le mois qui a été donné au gouvernement, c’était pour créer un cadre de discussion pour le règlement. Ce qui n’a pas été fait. Aujourd’hui, le gouvernement les invite à une discussion pour créer un comité de négociation pour la trêve. Cela fait deux choses différentes.

La plateforme entend mettre en avant le stock des arriérés dans le comité de négociation de la trêve. Votre combat n’est-il pas de trop ?

Quand on décide de changer la méthode, on avise tous ses collaborateurs. On ne décide pas de changer la méthode au cours d’une rencontre avec l’autorité. Et c’est l’autorité qui annonce aux syndicats qu’une trêve sera signée. Nous avons trouvé cette méthode inadmissible. On aurait dû planifier avant que la rencontre chez le Premier ministre se fasse. Nous ne savons pas ce qui urgeait tant pour que nos camarades se retrouvent chez le Premier ministre pour prendre une telle décision. Le stock des arriérés est transversal aux corporations de la fonction publique. C’est une question importante et non une question de second degré. L’Etat doit régler et l’Etat parle de trêve.

La grève débute donc ke Mercredi 05 Avril 2017 1 Alioudou Touré, porte parole de la Coalition des syndicats pour le SDA (Stock des arriérés) : « Nous ne sommes pas d’accord avec  l’idée de la trêve, il y a grève du 5 au 7 avril »

Pourquoi l’idée de la trêve semble-t-elle vous déranger le plus ?

Nous ne sommes pas d’accord avec l’idée de la trêve. On ne peut pas décider d’aller à la trêve pour des questions transversales. Ensuite nous avons des questions spécifiques, en tant que syndicat, que nous comptons présenter à l’Etat de Côte d’Ivoire. On ne peut pas alors signer un papier pour une trêve, nous avons d’autres revendications liées à nos métiers. Il ne faut pas museler les syndicats.

Que comptez-vous faire alors ?

Nous appelons le camarade Zadi Gnagna à revenir à la raison. En tant que leaders de la plateforme, il mène la négociation pour la trêve. Mais nous en tant que secrétaires généraux de syndicats, nous avons déposé un préavis de grève ce lundi 20 mars 2017 pour répondre aux aspirations de la base.

Que comporte ce préavis de grève ?

Nous rappelons au gouvernement que le stock des arriérés nous tient à cœur. Nous lui demandons de créer un véritable cadre de discussion pour un règlement durable de la situation. La trêve et autres discussions ne sont pas la solution. La grève est prévue du 5 au 7 avril 2017.

Quelles sont les questions spécifiques auxquelles vous faisiez allusion en dehors du SDA?

En plus du stock des arriérés, nos dénonçons le prélèvement d’impôts sur les salaires et revendiquons l’octroie d’une prime aux agents du ministère intérieur, le paiement de 500 mille F Cfa d’arriérés aux enseignants contractuels et l’intégration des 91 contractuels radiés.

Réalisée par Nesmon De Laure

Source : politikafrique.info

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