An 5 des massacres de Nahibly: Les victimes de Duékoué écrivent aux juges de la CPI

An 5 des massacres de Nahibly: Les victimes de Duékoué écrivent aux juges de la CPI

Madame et messieurs les juges de la Cour Pénale Internationale, le 20 Juillet 2017, cela va faire cinq ans que d’innocentes personnes réfugiées au camp de Nahibly à Duékoué ont été massacrées au vu et au su du monde entier, en présence des forces de l’Organisation des Nations Unies, suite à ce que la France et la communauté internationale que certaines opinions accompagnent sans sourciller, ont dénommé une crise postélectorale. Mais les patriotes ivoiriens et ‘’l’Afrique debout’’ savent tous très bien que le 11 Avril 2011 n’est que le couronnement de la guerre d’une rébellion sauvage fomentée par la France depuis Septembre 2002.

Le vendredi 20 Juillet 2012 donc, madame et messieurs les juges de la C.P.I., aux premières heures de ce premier jour du ramadan, des hordes de prétendus musulmans, armes de guerre au poing, dans un élan fou de haine ethno – religieuse, ont massacré sans coup férir, des centaines de nos compatriotes réfugiés sur leurs propres terres, en ont déporté des dizaines d’autres (des jeunes pour la plupart) mais jusqu’à ce jour, ces crimes sont restés sans suite, comme de nombreux autres massacres qui remontent jusqu’à 2002.

Sur ces autres crimes contre l’humanité, nous pouvons citer à profusion les tueries de Duékoué avec ce pic d’aliénation humaine au quartier Carrefour en Mars et Avril 2011, à Yopougon, à Anonkoua-Kouté qui a eu son lot de brûlés vifs comme à Nahibly ou à Guitrozon et Petit-Duékoué en 2005, à Adebem, à Sassandra, à San-Pedro, à Dabou, à Guessabo, à Gagnoa, …, sans oublier le jeune KOUASSI, ce leader de la jeunesse du Front Populaire Ivoirien à Oumé, crucifié par la soldatesque dégénérée qui crie aujourd’hui à tout-va avoir porté OUATTARA au pouvoir.

Quant aux horreurs qui ont eu lieu derrière le rideau de fer qui a emprisonné le nord de la Côte d’Ivoire plus de dix années durant, nous sommes de ceux qui croient que la vérité, toute la vérité sera connue le jour où notre pays sera libéré des serres de tous ces envahisseurs emmenés ici et soutenus par la France et son honteux système de spoliation de l’Afrique.

Madame et messieurs les juges de la Cour Pénale Internationale, en vous écrivant ces lignes, les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly), ont trois préoccupations à vous exposer :

–1/ madame et messieurs les juges de la C¨P.I., tout, vraiment tout sauf votre respect, depuis cette date mémorable, triste et honteuse de la déportation du président Laurent GBAGBO en votre Cour, le 30 Novembre 2011, qu’est-ce que ou alors qui croyez-vous juger, vu et su que les témoignages se suivent et démontrent à chacune de vos audiences que Laurent GBAGBO et le digne peuple de Côte d’Ivoire sont les victimes d’un complot international, un complot tout aussi grossier que criminel ?

Oui, madame et messieurs les juges, à vous qui êtes des experts incontestés en votre profession et à qui nous ne hasarderons point à apprendre ce que vous maîtrisez, que disent les faits, tous les faits sur les vingt dernières années en Côte d’Ivoire, si tant est que ce sont les faits, rien que les faits qui sont jugés et non Laurent GBAGBO avec les patriotes ivoiriens sur leur choix inaliénable pour la liberté, comme s’acharnent à le faire insidieusement le système colonisateur français ainsi que tous ces Africains religieusement abonnés à la servitude et qui, à la liberté, ont préféré en le chérissant l’esclavage ? Jusqu’à quand va durer la prise en otage (vérité des vérités) du leader que les patriotes ivoiriens ont librement choisi et que l’étranger, avec la France en tête, ont contesté et emprisonné ?

–2/ oui, madame et messieurs les juges de la C.P.I., n’avez-vous pas encore vraiment pris toute la mesure des innombrables massacres perpétrés en Côte d’Ivoire par la rébellion ivoirienne avec à sa tête des chefs tels KONE Zacharia, CHERIF Ousmane, Losséni FOFANA et autres ? A quand les procédures de leurs auditions ? N’êtes-vous pas encore édifiés sur le fait qu’en Novembre 2004, l’armée française a tiré à bout portant des bombes et des balles contre des populations civiles aux mains nues et que l’aviation, les chars ou les blindés de cette armée d’occupation, en totale complicité avec l’O.N.U., ont appuyé au grand jour les troupes rebelles pour briser une décision de notre Cour constitutionnelle pour capturer Laurent GBAGBO le 11 Avril 2011, toute honte bue ?

Si les faits sont les faits et que la justice ne doit dire que le droit, les patriotes ivoiriens et les démocrates du monde entier s’interrogent sur la longueur inutile du procès contre Laurent GBAGBO, un procès qui enfonce à chaque audience ses accusateurs désormais confus et apeurés quant à aller jusqu’au bout de cette affaire qui pue la mauvaise foi et la méchanceté ?

–3/ madame et messieurs les juges de la C.P.I., c’est suite à une résolution (la 1711) que la France et l’O.N.U., sous prétexte de la protection des populations civiles, ont attaqué la Côte d’Ivoire en Mars 2011, suite au massacre non encore prouvé de sept femmes musulmanes et originaires du nord de notre pays. Les corps et les tombes de ces femmes sont jusqu’à ce jour introuvables. En outre, récemment sous vos yeux, un témoin-expert a démontré que le sang provenant de l’habit d’une de ces femmes est du sang de bœuf.

Donc sur la base du faux, la France a fait voter par l’O.N.U. une résolution qui a abouti à l’embrigadement de notre pays après extermination de plusieurs milliers de vies. Devant une telle absurdité, synonyme de négation de la raison humaine, madame et messieurs les juges, on fait quoi ? Oui, on fait quoi, à l’heure où l’occident, plus que jamais, s’autoproclame à tue-tête, qu’il est le géniteur de la civilisation et du modernisme ? On fait quoi, quand une telle sauvagerie qui n’a rien à envier au terrorisme tant décrié de par le monde, tente en toute impunité de s’ériger en droit ou en modus vivendi ?

Oui, madame et messieurs les juges de la C.P.I., surtout que ce n’est plus un secret pour personne, votre procureure additionnant et multipliant mensonges grossiers, fraudes et indélicatesses, la Cour Pénale Internationale, pour redorer son blason gravement terni, va-t-elle enfin se décider à libérer Laurent GBAGBO et reprendre à zéro l’instruction de ce dossier là où la procureure a choisi d’être partisane et partiale ? Cette dernière question, introduite par une victime octogénaire et analphabète vous est adressée avec insistance, madame et messieurs les juges de la C.P.I. La même victime désapprouve avec agacement la thèse ou proposition d’exil et de résidence surveillée pour Laurent GBAGBO et ce n’est pas à des avocats ringards de donner des instructions à votre institution.

Madame et messieurs les juges de la C.P.I., ‘’l’idée ne nous viendrait pas que la souris est clémente parce qu’elle se laisse dévorer par le chat’’ disait GANHI. S’agissant de la Côte d’Ivoire, notre pays, il nous plaît de crier que la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure et que cette raison peut lui être fatale, sans acte de terrorisme : en ouvrant bien les yeux, on voit que la France et l’occident, dans leur volonté de nuire à Laurent GBAGBO, aux patriotes ivoiriens et à tout esprit souverainiste, perdent de plus en plus de crédit à travers le monde, rattrapés et confondus qu’ils sont par leurs mensonges.

En attendant, madame et messieurs les juges de la C.P.I., à l’occasion de l’an cinq des massacres de Nahibly, les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) invitent les patriotes ivoiriens, les démocrates africains et du monde entier à commémorer avec eux, le 20 Juillet 2017, cet autre jour qui a mis à nu l’hypocrisie et la méchanceté du nuisible expansionnisme français. Chaleureuses félicitations aux dynamiques avocats de Laurent GBAGBO et Charles BLE GOUDE et paix, paix, paix sur tous nos morts !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 11 Juillet 2017

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