Appel au rassemblement du 31 juillet, Place du TROCADERO à Paris à l’occasion de la journée internationale de la femme africaine

Appel au rassemblement du 31 juillet, Place du TROCADERO à Paris à l’occasion de la journée internationale de la femme africaine

FEMMES, FEMMES AFRICAINES, DEBOUT !

Plusieurs organisations de femmes africaines ont décidé de réhabiliter le 31 juillet, Journée Internationale de la Femme Africaine. Journée, à l’origine de laquelle fut Awa KEITA, première femme députée de la Fédération du Mali en 1959, résistante aux côtés de Modibo KEITA contre le colonialisme français.

Cette journée fut ensuite promulguée officiellement par l’ONU et l’OUA le 31 juillet 1962. A cette occasion, des femmes de tout le continent africain se sont réunies à Dar Es Salam (Tanzanie) et ont créée la première organisation de femmes, à savoir la Conférence des Femmes Africaines (CFA).

La célébration de cette journée demeure confidentielle et cantonnée à quelques organisations internationales sans écho auprès des peuples africains notamment des femmes.

C’est pourquoi notre souhait est de faire du 31 juillet une journée de célébration populaire. Une journée de connaissance de l’histoire du continent africain et de la part prise par les femmes, une journée de combat. Tant dans la construction de celui-ci, que dans la résistance opposée aux colonialistes.

En effet, qui se souvient ou connait ?

. Anne Zingha, reine d’Angola, première résistante à l’invasion portugaise au XVIIè siècle,

. KIMPA Vita (plus connue sous le nom de DONNA Béatrice) prophétesse du XVIIIè siècle qui tenta d’unifier le Congo par la religion et fut considérée comme hérétique par les missionnaires qui la firent brûler vive à l’âge de 22ans en septembre 1704,

. Abla POKOU, fondatrice du royaume Baoulé au XVIIIè siècle

. Que dire encore des amazones du Dahomey au XVIIIè siècle, combattantes d’élite dont les exploits étaient reconnus de tous.

Durant toute la période coloniale, les femmes ont pris une part déterminante dans la résistance et lutte de libération, sans que cette résistance ne soit reconnue dans les livres d’histoire.
Depuis les “indépendances”, le sort de la majorité des femmes reste peu enviable. Beaucoup d’entre elles n’accèdent pas à l’école, continuent à mourir en couche, n’ont aucune protection sociale, sont cantonnées dans le secteur informel, subissent toutes les formes de violence, sont utilisées comme arme de guerre.

Combien de femmes sont dans les gouvernements (et lorsqu’elles le sont, à des postes autre que ministre aux affaires sociales ou à la condition féminine) ? Quelle est la représentation des femmes dans les assemblées nationales africaines ?

Cette situation doit changer, les femmes doivent avoir et prendre toute leur place dans toutes les sphères de la société, faire valoir leur vision des affaires du monde. Elles doivent, elles peuvent accoucher d’un autre monde, d’une autre Afrique.

D’ores et déjà des femmes comme Winnie MANDELA, Aminata TRAORE et bien d’autres moins médiatisées continuent de montrer la voie.

Le premier acte que nous voulons poser, la première revendication que nous voulons faire entendre et voir aboutir est l’exigence de la libération de la libération de EHIVET Simone GBAGBO, injustement condamnée à 20ans de prison après l’intervention française imposant le candidat Alassane Ouattara en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Le deuxième acte est l’organisation d’un colloque sur “la place de la femme dans la société africaine d’aujourd’hui” avec la participation de femmes venues du continent.

Pour concrétiser tout cela, nous vous invitons au rassemblement des femmes place des droits humains.

Métro Trocadéro

SAMEDI 31 JUILLET 2016 à 14h

Ou vous pourrez prendre la parole et faire des propositions.

Les filles, voici enfin le texte d’Appel proposé, à amender puis à mettre rapidement sur les réseaux sociaux car nous n’avons pas de temps à perdre. A vos amendements..Il y a une camarade tchadienne qui est prête à travailler avec nous pour la préparation du colloque. A très bientôt.

Augusta

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