Après chute au Bukina: La trajectoire de Blaise Compaoré limitée

Après chute au Bukina: La trajectoire de Blaise Compaoré limitée

C’est par voie de presse que nous avons appris que le mercredi 15 juillet 2015, après une chute au cours de sa séance habituelle de sport, Blaise Compaoré, l’ancien dictateur du Burkina Faso refugié à Abidjan, s’est fait mal. Et qu’après les premiers soins à la PISAM, il a été évacué au Maroc. Mais on se rend bien compte que cet homme qui a fait tant de mal dans la sous-région de la CEDEAO est rejeté de tous. Sa trajectoire est limitée à la Côte d’Ivoire et dans une certaine mesure, humanitaire, au Maroc.

On rappelle que lorsqu’il a été chassé du pouvoir le vendredi 31 octobre 2014 par le peuple après 27 ans de dictature, Blaise Compaoré avait été imposé en Côte d’Ivoire pour y trouver exil. Arrivé dans ce pays qu’il a réussi à détruire par la rébellion de Ouattara, son poulain, et la guerre qu’il l’a aidé à faire en 2011, des Ivoiriens ont crié leur indignation. Ils ne veulent pas voir leur bourreau se refugier chez eux. Dans le même moment, il y a eu des mouvements d’humeur dans l’armée ivoirienne, les FRCI, issue de la rébellion qui été formée par ses soins au Burkina. Blaise plie alors bagages et quitte Yamoussoukro où il est accueilli et logé pour le Maroc. Mais là-bas, des partis politiques expriment leur mécontentement de voir un ancien dictateur chez eux. Ils exigent son départ de leur pays. Alors Alassane Ouattara reçoit à nouveau son frère Compaoré en Côte d’Ivoire, sous injonction de l’Elysée. Et Ouattara déclare, comme si la décision venait de lui, que Blaise Compaoré restera en Côte d’Ivoire aussi longtemps qu’il le voudra.

Voilà que malade, Compaoré ne peut aller se soigner nulle part ailleurs qu’au Maroc, le pays qui l’avait refoulé. Mais le Maroc l’a fait par devoir humanitaire. Ce n’est pas réfugié politique, mais un malade qu’il reçoit comme il le fait pour des malades anonymes. Mais pourquoi la France même qu’il a servi 27 ans durant, dont il a soigné les intérêts au point d’assassiner son ami et frère d’armes Thomas Sankara pour prendre le pouvoir, ne le reçoit pas, ne serait-ce que pour lui donner des soins ? Oui, il est vu comme un pestiféré par la France. Et sa trajectoire se limite à la Côte d’Ivoire et au Maroc. C’est le triste destin d’un dictateur qui se croyait un demi-dieu.

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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NB: Il est permis de reprendre nos articles sous condition d’en préciser la source

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