Après sa défaite aux législatives, Affi N’Guessan doit rendre les attributs du FPI au «Gardien du temple» (Par Ben Zahoui-DEGBOU)

Après sa défaite aux législatives, Affi N’Guessan doit rendre les attributs du FPI au «Gardien du temple» (Par Ben Zahoui-DEGBOU)

Les résultats des élections législatives sont tombés. Pascal Affi N’Guessan, Président du « Front Populaire Ivoirien (FPI) » a récolté une moisson très maigre : 3 députés sur 187 candidatures. A la dernière élection présidentielle, il n’avait qu’obtenu 9% des voix. Ce score peu honorable, mais flatteur, lui permettait encore avec l’aide du régime Ouattara, d’entretenir une certaine confusion à la tête du FPI, au plan international. Maintenant, on sait définitivement « qui est qui » en Côte d’Ivoire.

Pour rappel, d’importantes décisions étaient sorties du 3ème congrès extraordinaire de Mama en avril 2015. Laurent Gbagbo avait été élu président du FPI, le professeur Hubert Oulaye, en ce moment en prison, reconduit à la tête du Comité de contrôle et Pascal Affi N’Guessan, exclu du Front Populaire Ivoirien. L’intérim du célèbre prisonnier de Scheveningen, à la Haye, est assuré en ce moment, par le professeur Aboudramane Sangaré. Les militants du FPI et les Ivoiriens le savent. Sauf Ouattara et ses suiveurs, notamment Raphaël Lakpé, président du Conseil National de la Presse (CNP), qui feignent de l’ignorer

On se rappelle, Pascal Affi N’Guessan avait fait reporter par la justice Ivoirienne, contre toute attente, le congrès du FPI. Par cette même démarche injuste, auprès de la justice des vainqueurs, il avait également fait invalider la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence de son propre parti. Pascal Affi N’Guessan voulait « avancer » sans Gbagbo, le laisser en prison et continuer à dealer tranquillement avec le régime en place en Côte d’Ivoire. Il avait même fait son « oraison funèbre ».

Le natif de Bongouanou, pensait qu’il avait un poids en dehors de Laurent Gbagbo et avait accompagné Ouattara à l’élection présidentielle de 2105. Pendant ce temps, le parti qu’il prétendait diriger la boycottait. Résultat, il est sorti très affaibli de cette parodie d’élection. Au lieu de tirer les leçons de son isolement qui commençait à se préciser et revenir humblement vers le « Gardien du Temple », il s’est engagé dans une voie sans issue en allant aux élections législatives.

Pascal Affi N’Guessan s’est malheureusement cassé le nez sur les murs très solides du « Temple ». Il est définitivement tombé avec tous ses rêves. Le petit strapontin parlementaire de Bongouanou, sa ville natale, ne pourra pas lui donner une aura nationale. Le président du « FPI » se voyait certainement déjà, chef de l’opposition et président d’un groupe parlementaire. Convaincu, que son choix politique est le meilleur, il avait commencé à narguer ses anciens camarades de parti.

Ceux-ci considèrent toujours, à juste titre, Laurent Gbagbo, leur leader incontesté, comme vainqueur de l’élection présidentielle de 2010. Dans ce sens, jusque-là, ils refusent catégoriquement toute participation à une quelconque élection sans sa libération. C’est un choix politique et comme tout choix politique, il ne peut être figé dans le temps et l’espace. Il peut naturellement évoluer par rapport au contexte général national et international. Mais en définitive, ce qui compte, c’est ce que veulent les militants de base du FPI. Ils ont exprimé leurs aspirations légitimes au congrès de Mama.

Contre la volonté du plus grand nombre qui résiste, Pascal Affi N’Guessan, Marcel Gossio et leurs amis ont choisi un chemin obscur, celui du « collaborationnisme servile». Ils coopèrent avec l’ennemi et les forces étrangères qui ont certainement compris qu’ils sont politiquement légers. Ce qui leur arrive en ce moment avec leurs piètres résultats aux élections législatives, n’est que le début d’une descente aux enfers politiques.

A moins que le « Gardien du Temple » et son frère de Scheveningen, leurs ouvrent à nouveau la porte, après une petite formation idéologique, sur la résistance active. Encore faut-il qu’ils en fassent la demande et que ceux-ci leurs accordent le pardon, au nom de leur légitimité historique. Dans le cas contraire, ils doivent ramener, sans honte, tous les attributs du Front Populaire Ivoirien au « Temple » ou créer leur propre parti. C’est ce qu’on appelle l’honnêteté intellectuelle.

Logiquement, la confusion prend définitivement fin à la tête du FPI. Les militants, sympathisants du FPI et patriotes Ivoiriens, ont respecté à la lettre, le mot d’ordre de boycott des élections législatives du 18 décembre dernier. Ce mot d’ordre a été lancé par le professeur Aboudramane Sangaré, Président du Front Populaire Ivoirien, tout court.

BEN ZAHOUI-DEGBOU 

Géographe, Journaliste Spécialiste de Géopolitique et de  Médiation Institutionnelle. Ancien Directeur de TV2 / RTI

Directeur Général de L’Agence Glouzilet.

(Productions Films et Programmes Tv. Conseil en Com et Événementiels).

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