Après sa libération Jean-Yves Dibopieu (Pdt de la Soaf) confie :« J’ai été traité avec une haine inimaginable et incroyable»

Après sa libération Jean-Yves Dibopieu (Pdt de la Soaf) confie :« J’ai été traité avec une haine inimaginable et incroyable»

«Nous sommes passés dans plusieurs endroits: à la Dst, dans des résidences, je dirai cachées. Nous avons été détenus dans des conditions les pires que vous devez imaginer. J’ai été traité avec une haine inimaginable et incroyable. Je voudrais vous dire que les images qui ont défilées sur les réseaux sociaux et sur l’internet ne sont rien d’autre que le reflet exact des conditions dans lesquelles nous avons été détenus et traités. Aujourd’hui, je ne peux plus vivre sans faire la politique ». C’est la déclaration faite à la presse par Jean-Yves dibopieu à son arrivée, hier à abidjan.

Le président de la Solidarité africaine(Soaf) a indiqué qu’il est mieux placé pour attester de la véracité des images et des faits. mais, souligne-t-il, pour l’instant, il ne voudrait pas rentrer dans les détails du mauvais traitement qu’il a subi en prison.

L’ex-prisonnier politique d’Alassane Dramane Ouattara a fait savoir qu’il n’avait pas peur de retourner en prison. «Je voudrais d’abord vous dire que je n’ai pas changé. Je demeure celui que vous avez connu avec toutes les convictions. Je demeure un bloc de conviction. C’est ma particularité. Donc je ne peux pas craindre de retourner en prison. Nous avons connu la prison quand nous étions à la FESCI. Je voudrais dire que, ce que nous avons traversé, cette fois-ci, est le dernier degré qu’on peut faire à un homme», a-t-il révélé.

Jean-Yves Dibopieu s’est prononcé sur la situation de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Il dit être optimiste pour leur libération. «j’ai plusieurs raisons d’être optimiste. C’est la raison pour laquelle moi-même j’ai été libéré. Si je suis libre aujourd’hui, je ne pense pas que le président Laurent Gbagbo, Blé Goudé, Simone Ehivet Gbagbo et les autres prisonniers politiques à travers la Côte d’Ivoire, dans des conditions exécrables, ne puissent pas être libérés», a-til rassuré.

Rentré de Bouaké où il était détenu, il a été accueilli dans une ambiance pleine d’émotion. Il a exprimé le désir de rencontrer le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan avant de dévoiler les grands axes de son combat.

Jean-Yves Dibopieu à été libéré le samedi 31 mai dernier du camp pénal de Bouaké.

Source: Notre Voie

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