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Attaque à la frontière ivoiro-libérienne: Un témoin raconte les deux jours de combats à Grabo. Ça sent une auto-attaque!

Attaque à la frontière ivoiro-libérienne: Un témoin raconte les deux jours de combats à Grabo. Ça sent une auto-attaque!

Contrairement à la déclaration de Guillaume Soro, qui affirmait avanthier, que les hommes armés qui avaient investi le village de Fetai,- à 9 kilomètres de Grabo, dans le sud-ouest ivoirien-, avaient été rapidement contenus et repoussés par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui en étaient désormais à une opération banale de ratissage, il n’en était rien.

Selon un ouvrier agricole joint hier à Grabo, où il venait de débarquer « tout a commencé mercredi matin vers 5h du matin. Les premiers coups de feu ont été entendus à la sortie du village, située vers le fleuve Cavally. Ma famille et moi, nous nous sommes aussitôt refugiés en brousse d’où nous pouvions apercevoir les assaillants. Les éléments des FRCI en poste à l’entrée du village, dès qu’ils ont entendu la puissance des détonations ont pris la fuite, en abandonnant leurs armes qui ont été récupérées par les inconnus armés. Dans la débandade, 5 soldats, ont perdu la vie quand d’autres ont été blessés. Seuls maitres du terrain, les assaillants ont pillé les habitations, incendié d’autres et même fait prisonniers parmi les habitants du village. Quand par la suite, les renforts sont venus en fin de matinée, de San-Pedro, Tabou et même, dit-on de Man, les combats ont repris de plus belle et se sont poursuivis jusqu’à hier en fin de matinée. Les FRCI, bien qu’armés et désormais en grand nombre, avaient toujours du mal à venir à bout du commando d’assaillants, venus de l’autre côté du fleuve Cavally.» Et la source d’indiquer par la suite, que lourdement armés, es erniers auraient dicté, tout le temps, leur science aux FRCI.

Maitrisant l’environnement, et servis par les conditions météorologiques favorables,-les marécages empêchant toute progression chez les FRCI-, les visiteurs ont longtemps régné sur le village de Fetai et ses environs. Et à en croire notre interlocuteur, le commando mystérieux aurait fait subir de lourdes pertes aux soldats FRCI. L’on parle de 3 morts enregistrés officiellement hier là où d’autres sources, médicales celles-là, annoncent plutôt 22 pertes en vies humaines. C’est en fin de matinée que les assaillants seraient retournés tranquillement comme ils sont venus.

C’est en ce moment-là seulement que les troupes gouvernementales ont pu accéder au village vidé de ses habitants qui, aux premières heures de l’attaque, ont trouvé refuge en brousse. En effet, c’est en milieu d’après-midi que l’armée a annoncé avoir repris le contrôle de la situation, soit après deux jours de combat intenses. Des villageois ont indiqué sur les antennes de la BBC que contrairement aux fois précédentes, les assaillants ont présenté un armement lourd et ont opéré en toute sérénité comme s’ils ne craignaient pas une riposte des FRCI, qui dit-on, ont détalé, pour les plus chanceux, à la vue de l’ennemi, abandonnant derrière eux,armes, bagages et populations apeurées. Intervenant hier aprèsmidi, en conférence de presse, sur le sujet, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a dressé comme bilan : « 10 tués au niveau de la population civile dont deux enfants, de 5 ans 7 ans et trois soldats FRCI ». Un coup que le ministre attribue à une quarantaine de bandits armés de Kalachnikov, et d’armes blanches et de qui écument depuis 2 mois la zone pour piller les cases, les récoltes et incendier les villages. » Il rappellera que L’attaque est survenue dans le village de Fetai à 9 kms de la localité de Grabo, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Une bourgade où la situation restait jusqu’à hier en début de soirée, précaire si on en croit le témoignage des populations locales qui ont confié à l’Agence France presse (Afp), qu’elles entendaient encore des coups de feu sporadiques. Traumatisés par les combats, les populations ont quitté en masse Fetai, de même que tous les villages environnants. Un mouvement de déplacement qui a été également observé jusqu’à San-Pedro où les uns autres ont préféré trouver refuge pour plus de sécurité. Cette énième banderille d’un groupe armé inconnu, intervient au moment où les partisans du président Laurent Gbagbo attendent impatiemment la date du 10 juin prochain, où la cour pénale internationale (CPI) décidera oui ou non d’ouvrir la porte à un procès de l’ancien dirigeant ivoirien. De là à penser que la dernière pétarade de Fetai est une auto-attaque simulée par le pouvoir d’Abidjan, – à l’effet de convaincre les juges de la chambre préliminaire 1 de garder encore en détention le président Laurent Gbagbo-, il n’y a qu’un pas que les uns et les autres ont vite fait de franchir du reste avant que le ministre Paul Koffi Koffi vienne dédouaner les pro-Gbagbo sur ce coup là.

Source: Aujourd’hui


Le pouvoir s’auto-attaque pour encore accuser les partisans de Gbagbo ?

A quelques jours de la seconde audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre Gbagbo, une autre attaque des FRCI à Grabo par des assaillants vient d’être annoncée. Cette attaque paraît bien curieuse en ce moment précis où un calme apparent régnait dans le pays. Faudrait- il mettre en rapport cette attaque et ce qui se passe du côté de la Cour Pénale internationale?

Une telle mise en rapport n’est pas à exclure dans le feuilleton politico-judiciaire qui se déroule à la Haye, et dont l’issue heureuse devrait être dans les jours à venir la libération du président Laurent Gbagbo pour non confirmation des charges saugrenues de la Procureur Fatou Bensouda. Veut-on par cette énième attaque amener les juges de la Chambre préliminaire I à se convaincre que les partisans de Gbagbo sont toujours en armes et continuent de ruminer leur vengeance, et qu’ils passeront à une vitesse supérieure dans l’exécution d’un plan de déstabilisation du régime Ouattara, pour ramener Laurent Gbagbo au pouvoir par les armes. Il y a bien de raisons de s’incliner devant une telle hypothèse.

Car dans cette confrérie des BAGOUSOU (sorciers, selon le mot du professeur DEDI SERI), tous les coups sont permis et la fin justifie les moyens. Notons que Fetai, un village de Grabo dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire a été attaqué par des inconnus, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Il s’agit de la deuxième incursion violente en trois mois dans cette région frontalière du Liberia. En février, quatre soldats ivoiriens avaient été tués dans une attaque similaire perpétrée par des “assaillants non-identifiés” contre les forces de sécurité ivoiriennes à Grabo. Abidjan avait alors affirmé que “la vingtaine d’assaillants” étaient venus du Liberia, suscitant un vigoureux démenti de Monrovia qui avait parlé d’un “problème purement ivoirien”.

Paradoxe, c’est toujours à la veille des audiences, à La Haye que ces attaques surviennent.

Source Aujourd’hui

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