Attaque contre les « forces spéciales » du régime Ouattara par les assaillants à Olobio: N’est-ce pas la preuve de l’incapacité de Ouattara à protéger les Ivoiriens?

Attaque contre les « forces spéciales » du régime Ouattara par les assaillants à Olobio: N’est-ce pas la preuve de l’incapacité de Ouattara à protéger les Ivoiriens?

Vendredi 4 août 2015, la commune de Yopougon est quadrillée par les Forces de l’ordre du régime Ouattara. 300 hommes en plus de l’effectif existant, sont déployés et quadrillent toute la commune pour soit disant, sécuriser la population. Ce jour-là le dispositif sécuritaire est renforcé dans cette vaste commune avec un accent particulier sur le lieu de l`assassinat de la jeune étudiante Claude Larissa Abogny.

Le Préfet de police d’Abidjan, le Commissaire divisionnaire Yao Kouamé Joseph, s’exprimant, le vendredi 14 août au ministère de l’Intérieur au Plateau, après une visite de terrain avec le CCDO dans ladite commune, vante les mérites des forces de l’ordre. Le responsable de police est certains à cent pour cent que les forces de l’ordre ivoiriennes ont la capacité de juguler les actes de violence et autres crimes qui endeuillent le pays, depuis les capitales économiques et politiques jusqu’aux villes de l’intérieur du pays. Mais les faits sont têtus et viennent contrarier le régime sur sa conception de la sécurité intérieure. De fait, les hors-la-loi vont relever le défi que semblent leur lancer les autorités. Les bandits vont alors multiplier les attaques de domicile, les braquages des commerces et d’individus et même les postes de police, de gendarmerie, de l’armée. Ce qui va amener les populations exaspérées à se soulever dans certaines localités contre forces de l’ordre à cause de leur mauvais comportement.

Un cas pratique de cohabitation difficile entre populations et FRCI est illustré du 31 décembre 2012 jusqu’au 3 janvier 2013.  Un élément Frci se fait déposséder de son arme. Des tirs retentissent, et provoquent des barrages. L’armée d’Alassane Ouattara est derrière ce désordre par ses exactions sur les populations. Le bilan des accrochages fait état de 2 blessés par balle évacués à l’hôpital d’Akoupé, 60 blessés après des bastonnades. Pour avoir la paix les populations demandent le départ des Frci et leur remplacement par la police nationale, le commissariat n’étant pas occupée à l’époque des faits.

«Nous allons prendre nos responsabilités, mais il n’est pas questions que les militaires partent. Si nous faisons cela, nous démissionnons, parce que leur départ n’est pas à l’ordre du jour. L’autorité de l’Etat doit s’affirmer partout. Vous êtes dans une zone où pullulent des armes, c’est pourquoi nous avons envoyé nos hommes pour rechercher, collecter, retrouver les armes et ceux qui les portent (…) Nous avons connu des menaces, nos positions ont été attaquées et la dernière en date c’est celle du camp d’Agban (…) Si un élément est en faute nous le sanctionnons, mais cela ne doit pas rejaillir sur l’ensemble de nos institutions. L’Armée est une institution de la République, on ne peut pas imaginer un État de droit sans armée, sans gendarmerie, sans police (…) Il faut éviter de provoquer et humilier les militaires en arrachant leurs armes. Respectez les corps habillés, ce sont des symboles de la République», réagit le ministre Paul Koffi Koffi chargé de la Défense auprès d’Alassane Ouattara.

Mais la réalité est là. La présence des militaires au sein de la population, en lieu et place de la police et de la gendarmerie outillées pour ce genre de mission, n’est pas forcément source de quiétude. Pour preuve, pêle-mêle, nous pouvons citer les cas d’attaque le 18 janvier 2015 de la coopérative de Boguédia, dans le département d’Issia, au centre-ouest, qui s’est soldée par 2 morts et 22 millions FCFA emportés par les malfrats armés. Le 19 février 2015 dans l’attaque d’un mini-car au nord sur l’axe Kong-Ferkessédougou, le chauffeur est grièvement blessé et les passagers dépouillés. Le 4 mars 2015 ce sont 17 millions FCFA que les bandits puissamment armés emportaient dans une banque braquée à Daoukro (centre-est). Le 30 avril 2015, des individus en cagoule et armés de fusil à canons sciés attaquent les domiciles d’instituteurs à Bocanda (centre-est) et les dépouillent. Le 19 mai 2015, une attaque à la kalachnikov contre un mini car en provenance de Bouaké pour Korhogo est perpétrée à Niakaramandougou (centre-nord) fait un mort et trois blessés. Aussi grave et peut-être même pire, les attaques changent d’acteurs et passent à une nature. En août 2012, le poste Frci d’Ery-Makouguié 1, situé à trois km d’Agboville, est attaqué par des individus cagoulés. Dans la nuit du 5 au 6 août 2012 le camp militaire d’Akouédo, le plus grand du pays est pris d’assaut par une horde dont le nombre reste indéterminé à ce jour.

Sept (7) morts – six (6) Frci et 1 assaillant y perdent la vie. Plusieurs Frci s’en sortent mais grièvement blessés. On saura après par une source militaire que  « l’attaque a été perpétrée aux environs de 3h10, (heure locale et Gmt)» par des « assaillants habillés en tenues militaires. Les échanges de tirs ont duré 1 heure et ils (assaillants) se sont retirés de leurs positions. Six d’entre eux ont été interceptés dans les environs du camp lors du ratissage ». Dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 octobre 2012, dans la ville de Bonoua, le  poste de contrôle de la localité de Samo est attaqué par un commando. Pratiquement au même moment, à Abidjan dans la commune de Yopougon, la centrale thermique d’Azito, est également attaquée. A Bonoua comme à Azito, le bilan fait état de plusieurs morts parmi les assaillants, des blessés et des dommages matériels causés notamment à la centrale thermique d’Azito. Le dimanche 20 octobre 2012, à Bongouanou des individus lourdement armés attaquent la gendarmerie et emportent des armes et des munitions. Cette attaque intervient quelques jours après celle de Grand-Alépé dans le département d’Alépé et près d’une semaine après celles de Bonoua, Samo et Azito. La ville de Grabo, dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 janvier 2015. Il faut une armée capable d’inspirer la trouille à n’importe quel ennemi, ce qui est loin d’être le cas à présent.

Impuissant face au déluge de feu de qui ceux qui harcèlent son armé et devant la situation qui fait planer un péril sur son pouvoir, Alassane Ouattara s’emporte dans une colère noire contre ses alliés de la communauté internationale qu’il avait pourtant sollicités pour affaiblir le pouvoir de son prédécesseur le président Laurent Gbagbo pourtant démocratiquement élu. « La Côte d’Ivoire n’a pas vocation à demeurer sous embargo plus longtemps. Nous demanderons donc la levée de l’embargo au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre prochain », se révolte-t-il. C’est que le candidat unique du Rhdp voyait déjà sa réélection à l’issue de la présidentielle du 25 octobre. Rendez-vous pour lequel il avait multiplié les assurances sur ses mesures de sécurité à l’endroit des électeurs, lors de sa campagne électorale. Réélu pour un nouveau et deuxième mandat, l’homme semble toujours impuissant.

C’est tout de même difficile à comprendre que le régime Ouattara n’arrive toujours pas à juguler l’insécurité ambiante qui règne en Côte d’Ivoire. Les attaques aux frontières et dans nos localités se suivent avec leurs lots de victimes parmi les populations et les forces de l’ordre. Les conférences de presse du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense, sont elle aussi improductives. Les autorités « rassurent » à travers des communiqués, sans réellement assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Le régime multiplie des opérations de communication là où les populations ont plus besoin de sérénité.

Alassane Ouattara et son équipe envahissent les médias où ils exposent les hélicoptères « France au ravoir », ils organisent les parades publiques des « forces spéciales » sensées dissuader d’éventuels fauteurs de trouble. Sous d’autres cieux les ”forces spéciales”, en tout cas dans les pays dont les armées sont structurés, sont sensées exercer dans l’ombre, à l’abri des regards de la population civiles non initiées. Mais en Côte d’Ivoire, les Forces spéciales d’Alassane Ouattara sont dans toutes les cérémonies publiques, préférant des défilés sous les flashs et projecteurs sans réels effets. Mais comme si ces opérations de communication décuplaient leur bravoure, les assaillants continuent de frapper. Ironie du sort, ce sont les « forces spéciales » du régime Ouattara qui ont été « surpris » par les assaillants à Olobio dans la dernière attaque qui a fait 11 morts dont 7 Frci. Nos forces spéciales étaient-elles dans les bras de Morphée au point de se faire surprendre par n’importe quel premier assaillant ? Curieux tout de même ! On se croirait dans le far-west américain où, malgré la présence supposée dissuasive du chérif dans la ville, Billy le Kid et ses comparses peuvent s’attaquer aux banques et aux diligences transportant des coffres forts. Oui, c’est bien le cas de le dire depuis que les Ivoiriens ont été contraints à vivre avec l’ex-rébellion avec tout le désordre afférent. Voilà six ans que les animateurs de cette rébellion sont au pouvoir. Six ans qu’Alassane Ouattara dirige la Côte d’Ivoire. Six ans de promesse de sécurité. Mais six ans de feu et sang au sein des populations. Triste !

Simplice Allard

Source: LG Infos

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