Attaque de Fresco : Le député-maire Alain Lobognon banalise et accuse

Attaque de Fresco : Le député-maire Alain Lobognon banalise et accuse

Letempsinfos.com a interrogé Alain Lobognon au sujet de l’attaque à Fresco, dans la nuit du vendredi 28 à samedi 29 juillet 2017. Une ville dont il est un élu pour sa double casquette de Député-maire.

« Les gens ont traité l’événement comme si c’était une attaque militaire. Ce sont des braqueurs qui ont opéré nuitamment en s’attaquant d’abord à la gendarmerie, ensuite au Trésor. Alors pourquoi vos écrits (ndlr les journalistes), ne parlent que de la Gendarmerie. Pourtant, il y eu le Trésor, la Coopec et même une boîte de nuit qui ont aussi été attaqués », a réagi Alain Lobognon qui pense qu’on veut faire admettre à l’opinion que cette attaque a des relents politiques. Faux ! A rétorqué l’ancien ministre des Sports qui ajoute qu’il a été assailli de coup de fils téléphoniques. Au cours desquels ses interlocuteurs lui demandaient de savoir comment se fait-il qu’en sa qualité de membre de Forces nouvelles, sa ville ait été une cible d’assaillants qui y ont opéré toute une nuit, sans la réaction des forces de l’ordre.d

Lobognon de répondre à ces préoccupations comme il a lui-même rapporté à letempsinfos.com. « Les gendarmes n’ont aucune arme. Alors comment peuvent-ils parer à telle attaque menée par des individus très armés. Il ne faudrait pas que les gens voient la politique partout. En nous collant une responsabilité, même passive, dans ce qui est arrivé à Fresco. J’ai été choqué par toute cette réaction des gens », s’est offusqué Alain Lobognon.

Avant d’estimer que l’on veut comparer cette attaque de Fresco à celle d’Azaguié qui s’est opérée dans la nuit du samedi 22 juillet 2017. Il a aussi soutenu que les non-dits dans cette affaire visent le dénigrement de sa personne. Pour illustrer cette opinion toute faite, le Député-maire est allé plus loin. Il s’est référé aux attaques des agences de la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dont celle de Bouaké le 20 novembre 2003. Au moment où Soro Guillaume, à la tête de la rébellion baptisée Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci), avait pris la ville de Bouaké et en faire un rempart.

Pour Lobognon, les Forces nouvelles sont loin d’être responsables de ces attaques et jusqu’à ce jour, selon lui, aucune responsabilité n’a été située, 14 ans après. Une façon d’expliquer qu’à cette époque, l’on a voulu assimiler ces attaques à une affaire politique impliquant les Forces nouvelles dont il est membre. Et ce parallèle établi à un but. L’ancien ministre des Sports a tenté de démontrer que l’attaque de sa ville ne relève que d’un fait divers. Et que toute volonté de récupération à des fins politiques, selon lui, est inadmissible.

C’est le dimanche 30 juillet 2017, dans l’attente de l’atterrissage de l’avion de Bédié que le député-maire de Fresco a été approché par letempsinfos.com pour se prononcer sur l’attaque de sa ville dans la nuit du vendredi 28 à samedi 29 juillet 2017. Alain Lobognon Agnima était à l’aéroport Houphouët-Boigny où il représentait Soro Guillaume, président de la ‘Assemblée nationale, parmi les personnalités qui accueillaient, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci).

Par Marcel Dezogno

Source : Letempsinfos

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