Attaque d’ex-combattants à Ferkéssédougou: Une raison de plus d’aller à une transition

Attaque d’ex-combattants à Ferkéssédougou: Une raison de plus d’aller à une transition

« Ferkessedougou s’embrase, des ex-rebelles attaquent les gendarmes : 2 morts, 5 blessés». Telle est la manchette de Notre Voie de ce mercredi 12 août 2015. L’information du mardi 11 août est également annoncée par un autre confrère, Soir Info.

Sur les réseaux sociaux, on notait déjà mardi : « Des ex-combattants armés attaquent et incendient la brigade de gendarmerie après la mort d’un coupeur de route arrêté par les gendarmes ». Mais cette énième attaque donne raison à ceux qui réclament une transition politique en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, depuis l’avènement d’Alassane Dramane Ouattara, la violence est libérale.

L’insécurité est devenue un fait banal. Ses Dozos n’ont pas déposé les armes qu’ils ont utilisées pendant la rébellion et la guerre postélectorale de 2011. On le sait, cette confrérie  de chasseurs traditionnels du Nord du pays, appuyée par d’autres venus de la sous-région, a abandonné ses activités culturelles pour être les supplétifs des Forces républicaines (Frci). Cette milice de Ouattara sème la désolation partout et n’est jamais inquiétée.

Mais à côté de cette armée parallèle, il y a les autres ex-combattants également issus de la rébellion et de la guerre postélectorale imposée par Ouattara qui sont dans la nature avec leurs armes et s’en servent comme gagne-pain, en versant souvent le sang. Soit en tant que braqueurs, soit comme coupeurs de route à l’instar de ceux qui viennent de faire parler d’eux à Ferké.

Dans une telle ambiance, on devine qu’il sera risqué pour les candidats de faire campagne partout en Côte d’Ivoire, notamment dans des régions qui ne sont pas particulièrement leurs bastions et où, justement, ils ont besoin de « prêcher » et faire connaître leur programme et projet de société.

On se rappelle comment les partisans de Laurent Gbagbo allés superviser les élections au Nord en 2010, avaient été malmenés. Les gens avaient voté presque le fusil sur la tempe. Et on connaît la suite. La Côte d’Ivoire a été mise à feu et à sang.

L’attaque de Ferké sur une gendarmerie, est une raison de plus d’aller à une période de transition pour permettre aux experts de créer les conditions d’une présidentielle transparente, crédible et apaisée.

Suzanne Gahé, pour eburnienews.net

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NB: Il est permis de reprendre nos articles sous condition d’en préciser la source

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