Attaque terroriste de Bassam, fruit du laxisme du Gouvernement Ivoirien

Attaque terroriste de Bassam, fruit du laxisme du Gouvernement Ivoirien

Voici plus de deux (2) ans que les groupes djihadistes ont clairement mis la Côte d’Ivoire sur la liste des pays qu’ils entendaient frapper. La raison est toute simple, le pays participe à la croisade anti-djihadiste mené au Mali sous la casquette de la France.

La Côte d’Ivoire est la base arrière de l’opération barkhane et c’est bien d’Abidjan que part la logistique française de l’opération. Malgré cette réalité le pays est resté très peu actif face aux menaces terroristes. Ces menaces proférées via les réseaux sociaux et relayé par de nombreux médias n’ont pas fait réagir le gouvernement ivoirien. La bande à Ouattara n’a jamais évoqué l’existence d’un plan concret de lutte anti-terroriste malgré l’arrestation de djihadistes sur le sol ivoirien. Un laxisme inexplicable alors que plusieurs spécialistes avaient déjà indiqué que les djihadistes étaient dans une logique d’extension de leur « Kalifa ».

En parlant d’élargir leurs activités criminelles, les analystes faisaient surtout référence aux menaces ouvertes envers la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Abidjan et Dakar, deux grandes capitales ouest-africaine qui avaient été jusque-là épargné se trouvaient dans le collimateur des fanatiques enturbannés. Malgré ces mises en garde, en juillet 2015 au terme d’un conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement (Bruno Koné) ira jusqu’à dire « qu’il n’y a pas de menaces réelles » de terrorisme sur le territoire ivoirien. Alassane Ouattara rectifie le tir en janvier 2016 en reconnaissant enfin que le pays était exposé. Le gouvernement ivoirien s’est juste contenté d’envoyer quelques gendarmes et policiers sans affectation camper devant des supermarchés en veillant à ce que l’Assemblée Nationale puisse voter une loi contre le terrorisme aux contours et au contenu flous.

La Côte d’Ivoire rejoint donc la liste des pays touchés par le terrorisme avec un lourd bilan, symbole de la lenteur dans la riposte et du mauvais système de sécurité. Un système de sécurité basé sur de vaines déclarations et non des actions et une préparation concrète. Le gouvernement aurait dû tenir compte du fait que la Côte d’Ivoire est un pays encore fragilisé par une décennie de crise et qu’elle avait besoin d’appui pour se préparer contre les terroristes.

Suy Kahofi

Source: eburnietoday

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