Attaques et évasions successives: Quand le Commando invisible défie et humilie Hamed Bakayoko

Attaques et évasions successives: Quand le Commando invisible défie et humilie Hamed Bakayoko

Les hommes armés qui se font cyniquement appeler «Commando invisible» ont encore frappé. Leur dernière attaque remonte dans la nuit du samedi 2 septembre 2017 aux alentours de 21 heures et a pris pour cible la Brigade de Gendarmerie de la ville de Songon. Une énième attaque des postes des forces de l’ordre dans laquelle un gendarme est grièvement blessé par les assaillants armés de redoutables fusils de guerre de type Ak 47. Fait gravissime parmi tant d’autres précédents cas similaires. Ce qui laisse pantois de nombreux Ivoiriens qui intuitivement se posent la question de savoir où est donc passée la stratégie de défense « anti attaque », tant vantée par le nouveau ministre de la Défense Hamed Bakayoko.

Le Commando brise la défense d’Hamed Bakayoko.

Le ministre Hamed voit sa stratégie de défense et sa volonté d’en découdre mises à rude épreuve et littéralement contrariées par les assaillants du Commando invisible. Dont les actes semblent être un défi lancé au nouveau ministre de la Défense. La réalité de défiance à cette nomination est d’autant plus plausible que la venue d’Hamed Bakayoko à la tête de ce ministère n’a nullement mis fins aux attaques tant redoutées par le pouvoir. Pourtant, plusieurs communications du gouvernement ivoirien avaient appelé à la sérénité tout en laissant entendre que des mesures avaient été prises pour prévenir d’éventuelles attaques et incursions nocturnes d’individus en armes dans les différents postes de gendarmerie et police sur toute l’étendue du territoire national.

Telle n’était-elle la mission sacrée dont s’est investi Hamed Bakayoko une fois nommé super ministre de la Défense, au terme du Conseil des ministres du mercredi 19 juillet 2017 ? Ce, en remplacement de celui que les caciques du régime qualifiaient de « l’inactif et passif » Alain Donwahi. Ce militant du Pdci-Rda du parti d’Henri Konan Bédié occupait précédemment ce même poste. Mais qui de l’avis des proches du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, n’a pas semblé être à la hauteur des attentes sécuritaires placées en lui par le pouvoir d’Abidjan. C’est ainsi que fort de cette mission, les Ivoiriens ont été abreuvés de nombreux reportages télévisés et sur presse écrite, des visites effectuées par le nouveau ministre de la Défense. Visiblement pris de passion et animé de l’ambitieuse tâche de mettre fin aux assauts armés répétés et à n’en point finir. Du Commando invisible qui trouble le sommeil de Ouattara depuis le début de l’année 2017.

Pour rassurer les populations en droit d’attendre de la quiétude du régime Ouattara, Hamed Bakayoko entreprenait des visites de consignes militaires dont la plus médiatisée est celle effectuée à la Garde républicaine (Gr), le 4 août 2017. Dans cette caserne située en plein cœur d’Abidjan (Treichville), le ministre de la Défense habillé pour la circonstance en treillis militaire comme pour montrer sa détermination, a déclaré aux soldats de la Gr que l’armée est décidée à mettre fin aux attaques armées. « Nous devons et nous allons mettre au cauchemar des Ivoiriens », déclarait-t-il à ses soldats.

Même profession de foi lors de la visite des casernes militaires de Bouaké, le 31 août 2017. « Nous devons veiller à ce que l’ordre que nous avons rétabli, l’ordre qui est établi aujourd’hui, ne soit plus dérangé, pour que les ivoiriens oublient tout ce qui s’est passé en janvier et en juin et juillet derniers », a réitéré le ministre Hamed devant ses soldats. Une autre déclaration parmi tant d’autres qui dénotent la ferme conviction du ministre à venir à bout des assaillants.

Le Commando humilie Hamed Bakayoko : six attaques en 3 mois

Mais la réalité ne peut que laisser dubitatifs voire craintifs les citoyens ivoiriens et les habitants de ce pays jadis havre de paix. Pour cause, les assaillants semblent une nouvelle fois de plus démontrer qu’ils n’ont que faire des discours et des prétendues missions de mettre fin aux incursions de celui qui parle à Alassane Ouattara dans le creux de l’oreille. La preuve en est toute faite par l’attaque de Songon la nuit du samedi 2 au dimanche 3 septembre. La même nuit, la prison civile de la ville de Katiola est prise pour cible et 96 détenues s’évadent. Ces attaques surviennent come un baptême de feu juste après la nomination d’Hamed Bakayoko. Les actions des ‘’invisibles’’ sont concrétisées par l’attaque de l’école de police, dans la nuit du 20 juillet 2017, réaffirmées par l’attaque de la ville de Fresco, le 29 juillet 2017. Mais aussi l’attaque de la brigade de gendarmerie d’Adzopé le 4 août. Et, confirmées par la spectaculaire attaque du palais de justice du Plateau. Dans cette dernière opération commando menée en plein jour au nez et à la barbe des forces de l’ordre tétanisées par la maestria de l’exécution, des assaillants qui ont réussi à libérer des détenus le 8 août 2017.

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Tous ces faits se dérouléent sous Hamed Bakayoko qui se voit ainsi humilié par des attaques au même mode opératoire. Contre lesquelles le ministre a pourtant vanté sa détermination à y mettre fin. Parlant de « l’ordre qui est établi aujourd’hui, ne soit plus dérangé, pour que les ivoiriens oublient tout ce qui s’est passé », devant ses soldats à Bouaké. Mais entre les discours et la réalité du terrain, Hamed Bakayoko semble avoir perdu la partie. Car en dépit des attaques précédentes et les dispositions de défense prises, le Commando s’est encore signalé. Reste au ministre de la Défense d’auditer sa stratégie défense contre ceux qui en veulent au pouvoir de son patron Ouattara et qui ne démordent pas. Ces derniers frappent là où bon leur semble. C’est ce qu’ils ont traduit à Hamed Bakayoko de façon synchronisée. Par l’attaque de Songon et l’évasion des détenus de la prison de Katiola, la même nuit du samedi 2 septembre 2017.

Marcel Dezogno

Source: letempsinfos.com

One comment

  1. A part la croyance en la franc-maçonnerie,que peut un loubard ministre de la défense face aux microbes de Dramane Allassane et les ramassis qui ont composé la rébellion de Dramane Allassane qui sèment terreur et vacarmes en tueries et évasions?C’est de la pure distraction car ce sont les soldats N’sassa (multicolores)de Soro qui auront le dernier mot.Pour le moment ils se constituent un lot d’armes et d’hommes qui vont faire péter la gueule Nike de l’imposteur et celle baveuse du loubard!Daimin-daimin-doni-doni abai-naban!

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