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Avant le passage des témoins de Gbagbo : Ça chauffe fort à la CPI. Des chefs d’Etat craignent d’être « éclaboussés »

Avant le passage des témoins de Gbagbo : Ça chauffe fort à la CPI. Des chefs d’Etat craignent d’être « éclaboussés »

La partie la plus  difficile du procès Gbagbo commence maintenant pour la Cpi et sa Procureure Fatou Bensouda où, selon des sources diplomatiques: «Ça chauffe fort» !

En effet, les sources susmentionnées indiquent que les chefs d’Etat des pays qui ont pris part au complot, piloté l’option militaire contre le Président Laurent Gbagbo et participé au complot de son transfèrement à la CPI son dans un gros embarras actuellement. Ce qui expliquerait, en grande partie, que la CPI ne soit plus pressée de poursuivre le procès. Car ces chefs d’Etat redoutent particulièrement le passage des témoins de Gbagbo et le déballage qui va forcément en résulter. «Ces chefs d’Etat sont dans l’embarras, ils ont demandé à la CPI de faire en sorte que leur pays ne soient pas éclaboussé lors du passage des témoins de Gbagbo», nous explique la source qui affirme que «ces chefs d’Etat supplient la Cpi de trouver une solution pour préserver du scandale qui se prépare ».

D’où « le report sine die du ce procès », confie notre diplomate qui ironise que : «La CPI doit être en train de réfléchir à toutes les options pour éviter l’humiliation à ses parrains qui ont beaucoup à craindre de la deuxième et fatidique partie de ce procès. Rappelons que depuis le jeudi 19 janvier 2018, l’audition des témoins présentés par le Bureau du procureur dirigé par la Gambienne Fatou Bensouda a pris fin. Il lui a fallu tragiquement deux (2) ans pour faire défiler devant les juges de la Chambre de première instance 1 de la Cour pénale internationale (CPI) 82 témoins à charge sur 138 initialement prévus.

Par principe et conformément à la bonne administration de la procédure judiciaire en vigueur à la CPI depuis sa création, après le passage du dernier témoin, Dr. Etté Hélène Yapo (médecin légiste) dont la déposition a totalement détruit la thèse de l’Accusation, le juge-président, l’Italien Cuno Jakob Tarfusser, devrait indiquer la date du passage des témoins de la représentante légale des victimes ou de la Défense avant de suspendre l’audience le 19 janvier dernier. «Il importe d’indiquer, dès l’abord, qu’en matière de judicature, lorsqu’un dossier est enrôlé, c’est-à-dire, estimé en état d’être jugé, et que le procès est ouvert, tous les renvois que le juge, Président de la formation de jugement, de concert, le plus souvent, avec ses conseillers, ordonne, ne s’analysent autrement que comme de véritables décisions de justice. En effet, en tant que décisions de justice, tous ces renvois sont toujours motivés par l’intérêt d’une bonne administration de la justice.

Des chefs d’Etat grandement embarrassés. Ils craignent d’être « éclaboussés » lors du passage des témoins de Gbagbo.

Dès lors, la communication, sur siège (au cours de l’audience), aux parties, de la date de la prochaine audience, participe d’une bonne justice, en ce que de nature à permettre à toutes les parties de prendre les dispositions compatibles avec le soin de leurs intérêts pertinents. C’est pourquoi, en dehors d’un complément d’enquête (mise en état), dont la détermination de la date de déroulement, reste à la seule convenance discrétionnaire du juge de cette mise en état, dès lors qu’un dossier est enrôlé (dans le circuit), ledit dossier est, d’une audience, en cas de nécessité, obligatoirement renvoyé, à une autre audience précise, fut-elle lointaine. Car, lorsque cela n’est pas le cas, on parle plutôt d’un «dossier classé»», explique le juriste Tchedjougou Ouattara.

Alors que tout le monde attend la date de la reprise de ce procès, la CPI nous apprend qu’elle n’est pas encore prête pour cela. «Pour le moment, la Cour n’a arrêté aucun calendrier et n’a pas de détail sur cette phase à ce jour…», informe Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI. «La conduite de la phase de la Défense présentant ses moyens de preuve sera décidée par les Juges en temps voulu…», a-t-il précisé. Mais selon une source diplomatique, la CPI tarde à arrêter un calendrier relatif à la reprise du procès, parce qu’il y aurait, depuis le passage du dernier témoin de Bensouda, des tractations diplomatiques afin que les juges mettent fin à ce procès historique. Notamment au niveau des dirigeants européens dont les prédécesseurs sont négativement impliqués dans la crise ivoirienne. Parce que, affirme notre interlocuteur, ces dirigeants ne voudraient pas que leurs pays soit fortement éclaboussés à l’issu de ce procès.

Pour donc éviter cela, ils sont en train de manœuvrer auprès des autorités de la CPI afin qu’ils ne soient exposés à la face du monde. «Sur le plan purement du droit, il n’y a rien qui peut permettre aux juges de prononcer une condamnation contre Laurent Gbagbo. Je suis persuadé que les juges sont convaincus que Laurent Gbagbo est victime d’un grossier complot international. Si ce procès va à son terme, il y aura beaucoup de révélations qui vont bouleverser le monde de la diplomatie internationale. Les juges tardent à arrêter un nouveau calendrier pour le passage des témoins de la Défense parce que des chefs d’Etat européens dont les pays ont été largement cités au cours de ce procès sont beaucoup préoccupés par la seconde phase de ce procès. Ils ont surtout peur que les témoins qui vont venir ne dévoilent toutes les actions souterraines qui ont débouché sur l’arrestation de Laurent Gbagbo. Les témoins de la Défense vont certainement livrer des informations qui vont déranger la communauté internationale. Et si on ne fait pas attention, ces informations vont compromettre la CPI et par ricochet, elles vont secouer l’Onu elle-même…», insiste le diplomate européen en poste à Abidjan.

Selon ce diplomate, des chefs d’Etat lui ont confié ceci : «Nous devons agir pour l’arrêt de ce procès, car nous ne voulons pas êtres éclaboussés» Et il ajoute que l’un d’entre eux lui a confié qu’il ne permettra pas que son pays soit exposé. «Ceux qui se sont fait complices de la crise ivoirienne devront assumer les actes qu’ils ont posés. Mais moi je ne permettrais pas mon pays soit sali dans cette affaire honteuse…», lui aurait confié un chef d’Etat européen. Et lors qu’un autre lui a rétorqué que l’Etat est une continuité, et que par conséquent c’est lui qui doit assumer, celui-ci indique que : «c’est vrai mais je refuse que cette affaire ternisse l’image de mon pays pendant que je suis au pouvoir…».

Toujours selon ce diplomate, «face à ces manœuvres souterraines, «les juges sont embarrassés et ils hésiteraient entre poursuivre le procès ou l’arrêter» Toujours selon lui, après le passage des témoins de l’Accusation et les révélations de Médiapart, le monde diplomatique et des chefs d’Etats européens, surtout la menace du retrait des pays africains de la Cpi, cette institution est fortement ébranlée. Elle voudra donc soigner son image avec la libération du Président Laurent Gbagbo, est en fait victime de la méchanceté des hommes. Toutes choses qui font dire dans le milieu diplomatique que la libération Laurent Gbagbo est possible cette année.

Ferdinand Bailly

Source: letempsinfos.com

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