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Aventure d’un soir à l’hôtel, à domicile… : Sur les traces des femmes qui volent les hommes

Aventure d’un soir à l’hôtel, à domicile… : Sur les traces des femmes qui volent les hommes

Elles sont belles et chics. On les rencontre dans les endroits chauds ou sélects. Mais une aventure avec elles, tourne parfois au cauchemar à la fin. Car derrière leur apparence angélique, certaines femmes de la place sont des voleuses. Elles n’hésitent pas à faire les poches aux hommes, avant de disparaître sans laisser de trace.

L’Adjudant-chef de Police Adekou en a encore gros sur le cœur, car il n’avait jamais pensé que cela pouvait lui arriver. Tellement il en a vu des vertes et des pas mûres dans le milieu de la nuit, qu’il fréquente depuis de nombreuses années. Et pourtant, il s’est fait voler il y a quelque temps ses portables et 300 000 F dans un hôtel à Yamoussoukro. Après une soirée bien arrosée au maquis “Stade de France” de la ville et une nuit avec une demoiselle du prénom de Sali, dans un hôtel situé aux 220 logements. «J’ai connu cette jeune femme un soir grâce à un collègue, pendant qu’elle était de passage à Yamoussoukro. C’est allé très vite entre nous et après le show on s’est retrouvés à l’hôtel. On n’a pas fait l’amour, parce que j’étais fatigué et je me suis endormi. A mon réveil, elle n’était plus là. Mon “bédou” qui contenait 300 000 F destinés à la scolarité de mon fils et mes deux portables avaient disparu aussi. A la réception, on m’a dit qu’elle était partie. Elle n’a pas pris mon arme, parce que je l’avais fourrée sous le matelas. Toutes mes recherches n’ont rien donné, parce qu’elle avait déjà quitté la ville …», raconte l’Adjudant-chef.

Chez son collègue, on lui apprend que Sali habite à Bassam, mais elle sort de prison. Elle avait été incarcérée pendant un moment. De quoi donner froid dans le dos du Policier. Car Sali est une gangster et le pire pouvait arriver, si elle avait eu accès à son arme de dotation.

Si l’Adjudant-chef Adekou a été volé pendant son sommeil, il n’en est pas de même pour Valentino, un chanteur très connu, qui a fait les beaux jours de la musique ivoirienne. Et présidé des structures d’artistes de la place. Et c’est à ce titre qu’il s’est retrouvé à Man, lors d’une caravane de réconciliation organisée par ses collègues. Il était logé dans un hôtel situé derrière le Lycée Emile Domoraud, non loin du village de Gbêpleu. Où se trouvent la cascade et les ponts de lianes. Etait-il inspiré par le côté pittoresque de l’endroit ? Toujours est-il que Valentino décide d’aller se “reposer” un midi, avec une jeune fille rencontrée dans le coin. Une quarantaine de minutes plus tard, on l’entend se plaindre dans le couloir de l’hôtel. «La fille-là n’est pas sérieuse ! Elle a volé mes portables et mes 150 000 F de perdiem. C’est n’importe quoi !», vocifère-t-il.

Et c’est là que des “caravaniers” se rendent compte que le doyen est allé “s’enjailler” avec une “inconnue”. Et cela s’est très mal terminé. Ce qui du coup met la puce à l’oreille des membres de la délégation. Pour faire attention aux “balles perdues” (filles) qui rodent autour de la caravane.

Si ces deux cas se sont passés à l’intérieur du pays, la ville d’Abidjan n’est pas épargnée, loin de là. Les hommes victimes des femmes qui leur font les poches en boîte, à l’hôtel ou même lors d’une aventure à domicile ne se comptent pas. «Il y a à peine deux mois, lors de l’inauguration d’une nouvelle boîte de nuit appartenant à un artiste aux Deux-Plateaux, pendant que les hommes s’étaient levés pour danser, leurs copines d’un soir ont disparu avec tous leurs portables de luxe», témoignent des acteurs du show-biz présents à la fête.

Mais selon les recoupements, les “go” chipeuses aiment surtout opérer quand elles se retrouvent avec leur “proie”, éméchée, à l’hôtel. Quand il est profondément endormi, elles le fouillent tranquillement et quittent les lieux, sans crier gare. «A Yamoussoukro comme à Abidjan, j’ai enregistré beaucoup de plaintes au commissariat, de personnes victimes des filles de mauvaise foi qui les ont volées. Quand ils ont pu mettre la main sur elles, on leur demande de s’arranger et la fille rend ou rembourse ce qu’elle a volé. Parce qu’en général, par gêne, l’homme ne souhaite pas que l’affaire soit ébruitée», relate l’Adjudant-chef Adekou.

Mais faut-il déjà que l’homme coince la voleuse. Car, certaines très astucieuses cachent l’argent dérobé dans leur sexe ou dans leur rectum. Au moment où le monsieur est aux toilettes ou dans la douche. «Un jour, je n’avais que 1000 F sur moi. Une jeune fille avec qui je sortais est venue chez moi à Adjamé. Elle voulait que je la dépanne. Je lui ai dit  que je n’avais rien. Avant de me rhabiller pour la raccompagner, je suis allé faire un tour aux toilettes. Puis, nous sommes partis. Au tour de midi, quand je voulais aller manger, j’ai cherché les 1000 F en vain. Elle les avait pris, en fouillant dans mon pantalon. Elle me l’a avoué plus tard », se souvient Moussa Balla, laborantin. Il pense qu’elle l’a fait par aigreur, parce qu’il ne lui a pas donné ce qu’elle demandait.

Moussa a d’ailleurs de la chance. Car sa copine a reconnu à posteriori, qu’elle a piqué son argent. Ce qui n’est pas le cas de tous. «Ma copine a une très mauvaise habitude. Quand elle vient chez moi, elle prend de la viande, des bouteilles d’alcool et même des grosses bouteilles de sucrerie qu’elle dissimule dans son sac à main, à mon insu. Et c’est après son départ que je m’en aperçois. Je lui fais le reproche mais elle ne change pas»,s’indigne Emile Kouakou, technicien-frigoriste.

Pour J.S., conseillère familiale et des couples, le cas de cette femme relève de la cleptomanie. Et seul un psychologue peut la délivrer de cette tentation. C’est une maladie qui consiste à chercher à faire main basse sur tout ce qu’on voit, même si on l’a déjà. Ce qui n’a rien à voir avec les voleuses professionnelles déguisées, prêtes à détrousser les “garçons faciles”.

Elles n’hésitent pas dans certains cas, à mettre des somnifères dans la boisson ou la nourriture de leur future victime. Martin K. vendeur de voitures d’occasion en a fait les frais l’année dernière, à son domicile à Yopougon. Après une heure passée (chez lui) avec une jeune fille rencontrée devant un bistrot. Elle est partie avec son ordinateur, une paire de basket, deux polos et 150 000 F. Alors qu’il s’était endormi subitement, sans rien y comprendre. C’était l’effet du somnifère.

Il s’est retrouvé au CHU de Yopougon dans un état comateux, qui lui a valu un lavement de ventre, pour être sauvé.

Depuis cette mésaventure, Martin comme bien d’autres chauds lapins, laissent leur argent et leurs objets précieux à la réception des hôtels, quand ils sont avec des femmes. Certains dorment avec leur argent caché dans leur caleçon. Quand d’autres le planquent tout simplement dans leurs chaussettes, chaussures, sous le saumier  du lit ou dans la chasse-d’eau des toilettes. Sans oublier ceux qui dissimulent la clé de la chambre d’hôtel ou de la maison dans leur réfrigérateur. Pour éviter toute surprise. «Mais quelle idée même de se retrouver avec une inconnue, dont on ignore tout de la moralité dans un hôtel, dans sa maison ou dans le lit conjugal ?», s’insurge Mme Rosine Mireille Oulaï, informaticienne.

Un comportement qui ressemble à de l’inconscience. Par ces temps de toutes sortes de maladies contagieuses. Et qui peut se payer au prix fort. En y laissant même la vie. Cela en vaut-il la peine, pour quelques minutes de plaisir ?

Eric Cossa

Source: Top Visages 

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