Bamako: Lasse des abus sexuels de son père, une jeune fille de 12 ans, fait arrêter ce dernier

Bamako: Lasse des abus sexuels de son père, une jeune fille de 12 ans, fait arrêter ce dernier

Elle n’en pouvait plus. Lasse des abus sexuels de son père, une jeune fille de 12 ans, a fait arrêter celui-ci par la Brigade chargée de la protection des mœurs et de l’enfance, dans l’après-midi du lundi 23 juin dernier à son domicile sis à Magnambougou-Faso Kanu en Commune VI du district de Bamako. L’indiscipliné sexuel attribue son acte à une malédiction inexplicable.

La fille de 12 ans n’a pas l’air d’une « bleue. » Son regard et ses déhanchements provocateurs dans les locaux du commissariat de police chargé de la protection des mœurs et de l’enfance, font école. A côté de son accompagnateur, la demoiselle explique sans tergiverser à la commissaire divisionnaire de police Ami Kane, chargée de ladite Brigade les abus sexuels dont elle est régulièrement victime de la part de son père. Celle-ci l’oriente sur son chef de brigade de recherche, l’inspecteur de police Souleymane Niapougui, alias le requin noir de Konna pour l’ouverture d’une enquête. Ce dernier se fait accompagner par ses éléments au domicile du suspect, dans l’après-midi du même jour, vers 17 heures pour le mettre hors d’état de nuire.

Conduit à la police, l’homme déclare s’appeler Mohamed Téréta, pêcheur de profession, résidant à Magnambougou Faso Kanu, célibataire, père de deux enfants dont la plaignante. Sommairement interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, il les nie en bloc. Devant sa résistance, la commissaire divisionnaire de police Ami Kane ordonne à l’enquêteur de conduire la plaignante à l’hôpital Gabriel Touré pour un diagnostic médical. Le résultat du médecin traitant est sans appel. La petite fille est bel et bien « une femme. » Qu’à cela ne tienne, Mohamed Téréta ne change pas de position quand bien même sa fille signe et persiste.

D’après les déclarations de celle-ci, elle est la seule personne à partager la même chambre que son père. Elle n’a jamais connu sa mère qui se serait enfuie avec un autre homme. Chaque nuit que Dieu fait, son père joue des films pornographiques. Une nuit, après son retour de la ville, elle a trouvé qu’il jouait un film porno. Elle a regagné sa chambre. Pendant qu’elle dormait profondément, elle a senti un objet lourd sur elle. Réveillée en sursaut, elle a été foudroyée de constater son père nu comme un ver de terre à côté d’elle. Elle a aussitôt tenté de crier pour alerter leur entourage.

Mais, son violeur de père pointe sur son flanc, un couteau dont les traces sont encore visibles, la menaçant de mort si elle pousse le moindre cri. Ne pouvant plus rien faire, elle cède le passage au père incestueux qui a abusé d’elle à satiété. Depuis, l’habitude s’installe et à chaque nuit suffit sa corvée, confie la plaignante à la police. Après ces incroyables révélations de la petite fille, le « Requin noir de Konna » et ses hommes organisent une perquisition au domicile du suspect au cours de laquelle ils découvrent plusieurs cassettes pornographiques. Devant l’évidence, Mohamed Téréta est resté muet comme une carpe.

« Je suis victime d’une malédiction »

C’est avec la tête baissée, les yeux fixés au sol que Mohamed Téréta crache le morceau. Il reconnaît avoir couché plusieurs fois avec sa fille avec laquelle il partage la même maison. Mais selon lui, il ne peut pas expliquer les raisons de son acte. Après un long silence, le délinquant sexuel dit à l’enquêteur en ces termes :« je suis simplement poursuivi par un mauvais sort. » S’agissant de la mère de sa victime, il affirme que celle-ci l’a abandonné au profit d’un autre homme, mais sans révéler les raisons. Depuis, il ne s’est plus remarié, dit-il. Sa propre fille étant à ses côtés pour satisfaire sa libido. Toute chose qu’il s’abstient d’ajouter.

Mohamed Téréta s’apprête alors à effectuer le voyage pour le lycée technique de Bamako-Coura (prison) pour un fait honteux et indigne d’une père de famille. Mais ce qu’il faut ajouter, c’est que l’inceste prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans notre pays. maliweb.net. La preuve est frappante à la Brigade chargée de la protection des mœurs et de l’enfance et au tribunal de la Commune III devant lequel les présumés auteurs sont pour la plupart du temps conduits avant d’être embastillés à la maison centrale d’arrêt de Bamako.

Après quelques mois de séjour, ils recouvrent leur liberté malgré les faits hautement criminels qui leur sont reprochés. Que deviendront les mœurs dans notre pays dans les années à venir si les acteurs de la justice continuent à banaliser les faits d’inceste ou d’indiscipline sexuelle ? A chacun d’y réfléchir !

O. Bouaré

Source: Maliweb

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