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Bensouda en difficulté

Bensouda en difficulté

Le 13 juin prochain est une date incontestablement attendue. C’est peut-être enfin, ce jour-là que la cour pénale internationale (CPI) qui poursuit Laurent Gbagbo pour le compte d’Alassane Dramane Ouattara et tous ses commettants occidentaux, va livrer le verdict qui confirme ou non les charges retenues contre Laurent Gbagbo.

A trois jours de cet important rendez-vous, les couloirs de la cpi bruissent de ce que Laurent Gbagbo et son conseil ont remporté le combat juridique. Et qu’il ne leur reste plus que le combat politique à gagner pour boucler la boucle. La raison, le parquet continue de briller par son incapacité à trouver ce pourquoi Laurent Gbagbo est détenu loin de son pays. Mais pour ne pas perdre la face, on parle de preuves insuffisantes pour masquer cet échec.

Cette tare, cette impasse agite encore aujourd’hui, le parquet et sa patronne, à l’approche de la date tant attendue. Selon nos sources, les juges s’apprêteraient à ajourner l’audience et demander au procureur de requalifier les charges qu’elle a retenues contre laurent Gbagbo. Les preuves de crimes contre l’humanité étant difficiles à trouver, il s’agira d’aller vers les charges de crime de guerre. Dans cette hypothèse, on parle de nouvelles enquêtes et cela ne sera pas sans conséquence pour les hommes de Ouattara qui ont été épargnés jusqu’ici.

La parade trouvée est en réalité une astuce dilatoire, une échappatoire politique, un prétexte. et, selon les sources qui ont accès au dossier, c’est en quelque sorte, «une façon de changer les accusations pour lesquelles Laurent Gbagbo a déjà passé 3 ans en détention». La Côte d’Ivoire mais au-delà, l’Afrique et le monde entier qui suivent avec intérêt ce feuilleton juridico-politique ont les yeux tournés vers La Haye.

Il y a d’une part ceux qui ont intérêt ( ?) à ce que les charges soient confirmées contre le président renversé par la France, parce qu’il dérange l’ordre international des relations entre le continent des sous-hommes et les occidentaux. Et de l’autre, le camp des africains qui veulent croire que la CPI n’est pas un instrument de domination et de soumission et qui espèrent que le droit sera dit.

Source: Notre Voie

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