Blanchiment et détournement de capitaux: Charles Koffi «Même si ACCESS BANK est devenue AFRILAND FIRST BANK, elle va payer ; je suis encore prêt pour subir le martyr de certains tyrans de ce régime» | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Blanchiment et détournement de capitaux: Charles Koffi «Même si ACCESS BANK est devenue AFRILAND FIRST BANK, elle va payer ; je suis encore prêt pour subir le martyr de certains tyrans de ce régime»
Blanchiment et détournement de capitaux: Charles Koffi «Même si ACCESS BANK est devenue AFRILAND FIRST BANK, elle va payer ; je suis encore prêt pour subir le martyr de certains tyrans de ce régime»

Blanchiment et détournement de capitaux: Charles Koffi «Même si ACCESS BANK est devenue AFRILAND FIRST BANK, elle va payer ; je suis encore prêt pour subir le martyr de certains tyrans de ce régime»

A  l’état civil, il se nome KOFFI HANON CHARLES, titulaire d’une maîtrise en droit, carrières judiciaires, d’un master en fiscalité et droit des affaires, il est fonctionnaire, chef de service dans une municipalité ivoirienne. Mais il est aujourd’hui plus actif dans la lutte de la restauration des droits de milliers  de victimes des déchets toxiques déversés en août 2006 à Abidjan et dans ses banlieues, puisqu’il dit :’’je suis victime’’. Il est partie civile dans le procès du détournement de plus de 4 milliards destinés à l’indemnisation des victimes par certaines autorités et banques ivoiriennes. Charles Koffi dit qu’il ira jusqu’au bout pour ‘’obtenir restauration de la digité des victimes abusées’’. Entretien, profession de foi avec 5minutesinfos.net.

Vous êtes à la tête de plusieurs victimes ivoiriennes des déchets toxiques qui réclament leur indemnisation en dénonçant un détournement de plus de 4 milliards de francs CFA par certaines personnes bien identifiées au nombre desquelles  Koné Cheick Oumar. Mais celui-ci dit que vous n’êtes pas une victime, qu’en-est-il exactement ?

Ce qui est étonnant chez ce monsieur qui se prend pour un juriste, c’est qu’il a l’habitude de dire ce qu’il ne sait pas ou sait très peu. De plus, il est coutumier des affirmations gratuites, donc sans preuves. Pour son information, pour ce qui concerne les victimes recensées par l’Etat de Côte d’Ivoire, j’ai été le 71ème malade à me faire consulter à l’hôpital général de Port-Bouet. De ce fait, je suis une victime ambulatoire, mais non encore indemnisée.

Pour ce qui concerne, la procédure initiée par le cabinet LEIGH DAY&CO, en plus d’être victime, je suis aussi représentant de victimes. Et le cabinet LEIGH DAY ne pensait pas si bien le corroborer dans une décision prise devant la haute cour de justice de Grande-Bretagne au début du conflit factice et superficiel crée par Gohourou Claude pour reconnaître la qualité de mandataire audit cabinet en enjoignant la justice ivoirienne de le laisser poursuivre l’indemnisation de ses clients, victimes des déchets toxiques.

Aussi, ladite décision évoque-t-elle la prise d’otage des membres dudit cabinet par Gohourou  Claude et ses camarades de la FESCI à l’effet de leur arracher les 3 pour cent qui devaient être dus au collectif des victimes des déchets toxiques duquel il avait été chassé, avant l’amorce dudit processus pour cause d’escroquerie exercée sur les victimes de l’association suscitée.

Mais pourquoi donc Gohourou Claude dit être le mandataire des victimes des déchets toxiques à travers la coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire 

Cela s’appelle de l’imposture, et pour cause : tout d’abord, la coordination est née en septembre 2009. Or, la procédure initiée par Leigh  Day a commencé en novembre 2006 et s’est soldée par un règlement amiable en aout 2009. Et les 22,5 milliards de FCFA ont été transférés par la société TRAFIGURA sur le compte ouvert par LEIGH DAY dans les livres de la SGBCI courant SEPTEMBRE 2009.

Ensuite l’assemblée générale constitutive de la coordination présente de nombreuses anomalies qui remettent en cause la validité-même de ses actes constitutifs.

En effet, devant le juge des référés, suite à une requête formulée par certains représentants de victimes qui figuraient sur la liste de ceux qui auraient participé à l’assemblée générale imaginaire de la CNDVT-CI dont ADJE JEAN CLAUDE et AGNIN KADIO MARTHURIN, qui avaient contesté avoir participé à celle-ci, au surplus avoir émargé les documents y relatifs,  GOHOUROU CLAUDE   avait soutenu que l’attestation sur l’honneur n° 83410 datée du 11 août 2009 avait été légalisée par lui à la mairie de Cocody.

Or, les constatations faites à la mairie de Cocody à la demande des  représentants de victimes  sus cités agissant en vertu d’une ordonnance du tribunal d’Abidjan du 5 janvier 2010 établissent clairement que ladite attestation n’existe pas dans les registres des actes de l’état civil de cette mairie à la date sus indiquée.

Il apparaît donc clairement que les documents présentés au ministère de l’Intérieur par GOHOUROU CLAUDE en vue que lui soit délivré le récépissé de déclaration de son association constitue des faux qu’il a élaborés dans le seul but de s’approprier sous le couvert de cette association fictive, les indemnités négociés par le cabinet Leigh Day.

Enfin,  lesdits représentants contestent ne les avoir jamais émargés. Il en résulte donc que les signatures y figurant sont également des faux qui mettent en lumière des actes accomplis en violation de la loi n°60-315 du 21 Septembre 1960 relative aux associations, également en violation des règles de notre code pénal.

Vous comprendrez dès lors que si KONE CHEICK OUMAR a été ou est le conseil juridique de la CNDVT-CI, c’est dire qu’il n’a rien à voir avec les victimes des déchets toxiques encore moins celles du cabinet LEIGH DAY. Tout simplement parce que les vraies victimes ne se sont jamais reconnues et ne se reconnaissent pas dans cette association putative.

Kone Cheick Oumar prétend avoir bloqué 60 milliards de FCFA avec TRAFIGURA appartenant aux victimes des déchets toxiques. Qu’en pensez-vous ?

Comment le pourra-t-il quand lui-même affirme être le conseil juridique de la coordination de Gohourou Claude ? Au nom de quelles victimes a-t-il initié cette prétendue action ? Au terme du point 4.3 sur la transaction du protocole de règlement amiable et transactionnel du 11 février 2011, à la page 19 régissant le cadre du processus d’indemnisation et les modalités d’exécution des obligations de chacune des parties y prenantes, sont claires :

 «Le protocole, arrêté à l’issue des négociations entre les parties marquées par des concessions réciproques, a la valeur d’une transaction ferme, définitive et irrévocable entre les parties, au sens et avec les effets prévus par les articles 2044 et suivants du code civil, et emporte désistement et renonciation ferme, définitive et irrévocable, par chacune des parties, à faire valoir une quelconque prétention ou un quelconque droit et à exercer à l’encontre de l’autre, une action de quelque nature que ce soit, en quelque lieu que ce soit, se fondant directement ou indirectement sur :

les seules questions traitées dans le protocole ; et pour ce qui concerne des procédures antérieures ou futures devant les juridictions ivoiriennes, toutes les dispositions de l’arrêt attaqué, et ;

pour ce qui concerne des procédures antérieures ou futures devant des juridictions autres qu’ivoiriennes, les seules dispositions de l’arrêt attaqué  dont il sera fait exécution par application du présent protocole. Il est revêtu de l’autorité de chose jugée en dernier ressort.

Ce qui veut tout simplement dire que la CNDVT-CI ne peut pas poursuivre Leigh Day et vice-versa devant les juridictions nationales et internationales et cette convention est inattaquable. Quant à KONE CHEICK OUMAR, il n’est ni victime, ni représentant de victimes donc proscrit à priori de cette action.

Parlant de la CNDVT-CI, elle vient de protester à travers une manifestation devant le siège du RDR contre l’éviction de KONE CHEICK OUMAR du tournoi de maracana dénommé «ADO LE BATISSEUR» ; décision qui a fait suite à l’une de vos manifestations devant le même lieu où vous dénonciez la protection de KONE CHEICK par le RDR. Ne pensez-vous pas qu’il est aussi soutenu par les victimes ?

Vous savez, à la veille de cette manifestation, des victimes m’avaient appelé de presque tous les quartiers d’Abidjan pour m’informer de ce que des individus à bord de véhicules 4 fois 4 les invitaient à une rencontre avec le président de la république le jour suivant à Cocody aux fins de leur indemnisation. Et des points de ralliement leur avaient été indiqués pour les transporter gratuitement comme celui de Port-Bouet où c’était devant l’hôpital général.

Suite à cela, j’ai tout simplement dit aux victimes que comme il s’agissait de la date anniversaire des déchets toxiques, c’est certainement un représentant qui voulait organiser une activité de commémoration pour distraire l’opinion sur sa capacité de mobilisation. C’est lorsque j’ai appris  le jour indiqué qu’il s’agissait d’une manifestation organisée par des soi-disant victimes sous la conduite de quelques faussaires de la CNDVT-CI que j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de KONE CHEICK OUMAR.

Lui se croit dans une salle de théâtre pour jouer la comédie donc pour ruser avec les autorités compétentes qui détiennent tous les rapports d’enquête dans cette affaire mais qui continuent malheureusement de le protéger.

Sinon comment comprendre que dans cette affaire où le ministre de la Justice avait promis des sanctions judiciaires donc la rigueur de la loi contre les auteurs dudit détournement  à l’occasion d’un débat télévisé à l’assemblée nationale sur les déchets toxiques, seule Digbeu Léocadie, la trésorière de la CNDVT-CI eût été déjà en détention préventive et plus rien à ce jour ;

elle a même été libérée courant Février 2012 comme pour dire aux victimes que leur dossier est classé de fait ce, nonobstant les rapports d’enquête de la police économique et de la CENTIF-CI KONE CHEICK OUMAR qui les met en cause. Pire,  Koné Cheick Oumar a même été inculpé par le juge d’instruction mais continue de jouir de l’impunité et de narguer les victimes, ses victimes.

Toutes les autorités actuelles ont les rapports d’enquête et savent ce qui se passent dans cette affaire de déchets toxiques et connaissent bien les auteurs du détournement des fonds en cause. C’est donc à dessein qu’elles tentent de créer la confusion dans l’esprit de l’opinion en faisant apparaitre un pseudo conflit d’intérêt entre les différentes associations de victimes des déchets toxiques. Parmi lesquelles nombre continuent encore de faire miroiter sous le regard apparemment complice de nos autorités compétentes d’éventuelles indemnisations devant venir de Londres ou de Grande-Bretagne en leur extorquant des sommes variables entre cinq mille et quinze mille FCFA individuellement.

Nous voulons donc dire que ces individus qui étaient devant le siège du RDR ont été manipulés par des bras séculiers de KONE CHEICK. C’est une action sporadique. Pour ce qui nous concerne à partir de la semaine prochaine, nous reprendrons la bataille de la rue pour faire appliquer la loi dans cette affaire et faire dire le droit.

Qu’en sera-t-il du sort d’ACCESS BANK qui a changé de dénomination et est devenue AFRILAND FIRST BANK ?

En dépit de cette escroquerie savamment orchestrée par ACCESS BANK pour changer sa dénomination, elle hérite tout de même des passifs de sorte qu’elle pourrait être contrainte à rembourser la totalité du montant détourné quitte à elle d’exercer une action récursoire contre les autres faussaires pour chacun sa part.

Et c’est ce qui la fait courir dans les bureaux des autorités actuelles pour casser les réquisitions du parquet de la république à travers des actes de corruption propres à elle, ce qui explique aisément que la chambre des délits économiques présidée par la juge N’DRI BERTINE ait été contrainte par sa hiérarchie pour rabattre le délibéré.

C’est-à-dire pour demander que la même affaire soit jugée à nouveau sur le fondement de deux motifs complaisants, dénués de toute base légale. Mais, il faut la féliciter car elle avait voulu dire le droit n’eussent été les menaces sous l’empise desquelles elle se trouve à l’instar de Mme ASSI DOSSO JULIETTE qui a été affectée comme simple juge au tribunal de Yopougon pour avoir obligé KONE CHEICK OUMAR à rembourser l’argent des victimes.

A ce propos le procureur TIEMELE qui avait à l’occasion du jugement du 1er juillet dernier requis 20 ans de prison ferme notamment  à l’encontre KONE CHEICK OUMAR, serait sur la liste des magistrats qui seraient affectés à la rentrée judiciaire d’octobre 2014 pour avoir commis un crime de lèse-majesté, celui d’avoir dit le droit dans cette affaire.

Pour revenir à ACCESS BANK, c’est de façon volontaire, volontariste et en toute conscience qu’elle a changé de dénomination pour espérer échapper aux conséquences des agissements mafieux qui lui sont coutumiers.

Vous savez lorsque cette banque avait accepté de recevoir l’argent qu’elle savait destiner à notre indemnisation parce que notre compte était intitulé «indemnisation des particuliers», elle serait en difficulté en difficulté de trésorerie. C’est elle qui a permis des transactions atypiques par le truchement de quatre sous comptes pour recevoir le même fonds, des prêts et intérêts et dépôt à terme sur l’argent en cause aux fins d’engranger des intérêts pour la faire fonctionner.

Elle a permis à AWA N’DIAYE, collaboratrice d’affaires et petite amie de KONE CHEICK OUMAR d’acheter en France une maison d’une valeur vénale de cinquante deux millions quatre cent soixante seize mille cinq cent soixante FCFA à son nom avec l’ argent des victimes .pire mais mieux pour eux, c’ est argent a été utilisé pour recapitaliser les huit sociétés de KONE CHEICK OUMAR qui à hauteur de 500 millions, qui à hauteur de 300 millions pour des entreprises qui avaient à l’ origine un capital maximum d’ un million de FCFA. Idem pour l’entreprise de M. ADAMA BICTOGO.

Vous n’avez pas peur ?

Peur de quoi ? 

Peur d’être assassiné par exemple ou même d’être encore emprisonné ?

Si j’ai peur d’une chose dans ma vie c’est d’avoir peur ; donc je n’ai pas peur, sauf de DIEU. De plus quand ont est dans la vérité on a Dieu avec soi donc on ne peut pas normalement avoir peur. C’est vrai que depuis que j’ai commencé ce combat, les menaces sont mes plats quotidiens.

Pas plus tard qu’hier en pleine tournée de sensibilisation des victimes, j’ai été encore menacé téléphoniquement de marcher sur les plates bandes de la république. Mais ceux qui me menacent doivent savoir que le destin le plus sûr d’un homme sur cette terre, c’est la mort, c’est la naissance qui est incertaine, ceci pour dire qu’ils ne sont pas immortels.

Pour ce qui concerne le cas d’être encore jeté à tort en prison, que ceux qui ont ce pouvoir se souviennent que c’est par nous qu’ils l’ont eu à la faveur d’élection, ils ne sont donc pas nés avec ce pouvoir. Si leur mission est donc de museler tout le monde sur leurs déviations et déviance dans la gestion de la chose publique, c’est tant mieux. Mais qu’ils se rappellent aussi qu’un jour, il aura un jugement dernier.

Quant à moi, je suis encore prêt pour subir le martyr de certains tyrans de ce régime pour la restauration de la dignité des victimes abusées, le rétablissement du droit. Donc prêt à tout pour la manifestation de la vérité dans cette affaire sordide, ignoble et ignominieux qui a enregistré le décès d’une grande partie de la population ivoirienne, parmi laquelle d’autres encore continent de tomber malades du fait de la non dépollution effective de tous les sites de déversement.

Résultant également de l’inexistence à ce jour du centre de santé spécial promis par l’Etat pour prendre en charge gracieusement les victimes qui n’ont pas demandées à être victimes. Il est question ici du principe de continuité de l’Etat obligeant et l’abandon de celles qui se meurent par faute de soins et de suivi médical liés à leur état d’indigence.

Vous êtes autant déterminé que depuis le déclenchement du scandale. Que dites-vous au pouvoir ?

Nous invitons les autorités étatiques et la Justice ivoirienne à tirer toutes les conséquences juridiques des rapports d’enquête relatifs à cette affaire. Nous demandons aux vraies victimes de rester à l’écoute des différents mots d’ordre de notre direction. A partir de la semaine prochaine des manifestations seront aussi projetées devant le siège d’ACCESS BANK devenue AFRILAND FIRST BANK pour l’interpeller sur ces habituelles pratiques mafieuses visant à se soustraire de l’amende de 21 milliards de FCFA a elle infligée par le parquet de la République, près le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Que Dieu aide les victimes des déchets toxiques et change le cœur de ceux qui continuent de causer du tort à tort aux victimes.

Propos recueillis par HERVE MAKRE

Source: 5minutesinfos.net 

 

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