Bloléquin: Wê et Burkinabés s’affrontent, plusieurs blessés graves

Bloléquin: Wê et Burkinabés s’affrontent, plusieurs blessés graves

Zomplou, un important village, situé dans le département de Bloléquin (600 km d’Abidjan, à l’ouest) a été le théâtre, hier, à partir de 11 h, de violents affrontements entre autochtones Wê et ressortissants burkinabés.

«Pour le moment, nous sommes en brousse, mais on retourne au village un peu un peu. Nous dénombrons deux blessés graves dans nos rangs. C’est tout ce qu’on peut vous dire. On ne sait pas le nombre de blessés du côté ennemi. Ce qui est sûr, ils sont nombreux, leurs blessés». Ce sont là, les propos à chaud d’un des autochtones, interrogé, hier, par téléphone. Dans le périmètre du mont Kpao, patrimoine forestier autochtone de 1556 ha, source de conflit armé. «Doh Paulin de la famille Wôho et Bolo Ange de la famille Gbaïbaon possèdent de profondes entailles aux bras et aux dos à la suite des affrontements sanglants à la machette entre les camps rivaux», a précisé notre interlocuteur.

Cet important patrimoine forestier est depuis plusieurs mois la convoitise d’individus qui procèdent, pêle-mêle, à des ventes illicites de parcelles. «Ce sont des ressortissants burkinabés qui affirment avoir payé sur nos terres des parcelles aux mains des autochtones ressortissants de Doké, les nommés Sahé Kouassi de la famille Kohonflandi et Kao tout pop. Ce sont eux qui justement les ont convoyés en brousse. Et lorsque leurs poulains ont fui, ils ont pris le relais», poursuivent les mêmes sources jointes par téléphone au moment des faits. «Ces mêmes assaillants étaient déjà arrivés sur nos parcelles en décembre 2014 et janvier 2015. Nous les y avons chassés. Et la brigade de gendarmerie de Bloléquin nous avait donné raison en leur ordonnant de vider les lieux. nous ne comprenons pas pourquoi ils reviennent à la charge. La gendarmerie avait dit clairement que la zone litigieuse appartient à Zomplou situé à 5 km de là et comptant 45 campements. Alors que doké, lui, est à 25 km du mont Kpao», se veulent claires nos sources.

Nos tentatives pour avoir la version des allogènes burkinabè sont restées vaines. il y a un peu plus de 3 mois, un conflit similaire ayant éclaté dans le village de Oulaïkpaby, dans le même département, a fait un mort. Ce type de conflits est récurrent à l’ouest de la Côte d’ivoire, depuis la fin de crise postélectorale.

Félix Téha Dessrait

Source: Notre Voie

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