Bombardement de Bouaké: Jean Balan, l’avocat des militaires français morts demande à Macron de faire la lumière sur ce dossier

Bombardement de Bouaké: Jean Balan, l’avocat des militaires français morts demande à Macron de faire la lumière sur ce dossier

Le but de ce commentaire est d’être partagé le plus possible. Pour avoir un certain écho donc une certaine influence.

Je vous garanti sur l’honneur de l’absolue authenticité et vérité de ce que je publie. Je résume l’essentiel le dossier que j’évoque étant infiniment plus grave que le seul aspect que je présente. Ce qui explique la chape de plomb qui l’entoure depuis des années.

Je fais le commentaire qui suit sous forme de lettre ouverte au Président de la république.

Monsieur le Président de la république.

Je dois avouer que j’étais pas un de vos soutiens pendant la campagne électorale. Si je vous adresse cette lettre c’est parce que j’ai suivi avec beaucoup d’attention vos premiers pas en tant que Président. Notamment j’ai été touché par les paroles que vous avez adressé aux militaires français. Ensuite par votre volonté affichée de moraliser les aspects de la vie politique sous toutes ses formes. Vous avez nommé un ministre de la justice qui fait de la morale son cheval de bataille. Or l’essentiel de la morale c’est la vérité qui se traduit par des actes. Sinon c’est du moralisme qui ne sert que ses propres intérêts.
Pourquoi je vous écris ? Pour une raison extrêmement concrète.

Je suis avocat. Notamment pour la défense des militaires et c’est pour moi un honneur.

En 2004 neuf soldats et un citoyen américain furent assassinés à Bouake. C’est la qualification juridique retenue. Une cinquantaine de militaires furent également blessés. Je représente une vingtaine de partie civile qui depuis attendent que justice soit rendue. J’évoque ici qu’un aspect du problème. Les juges d’instruction en charge du dossier ainsi que moi même ont mené une lutte acharnée pour que la vérité éclate. J’affirme d’emblée que le travail de la justice fût carrément saboté par le pouvoir politique pendant 12 ans. Cela est démontré, sans l’ombre d’un doute, par le dossier. Et ça continue. C’est seulement cet aspect que je présente maintenant.

Après une instruction très fournie, minutieuse, détaillée Madame le juge d’instruction a pris une ordonnance de transmission des pièces au Procureur de la république afin de saisine de la cour de justice. L’ordonnance ne souffrant d’aucune critique le Procureur de la république n’as pas eu d’autre choix que de prendre des réquisitoires dans le même sens près de l’avocat général près de la cour de cassation le seul habilité à saisir la cour de justice. Depuis rien ne bouge. Les personnes visées par l’ordonnance en leur qualité de ministres au moment des faits et aussi comme principaux responsables du sabotage de la justice sont Monsieur Dominique de Villepin Madame Michèle Alliot-Marie et Monsieur Michel Barnier.

Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d’une extrême gravité. Sont ceux visés par l’article 434-6 du Code pénal. En bref assistance par tous les moyens à des auteurs de crimes ou actes de terrorisme afin de se soustraire à la justice.

Bien que ces faits sont d’une extrême gravité ce n’est qu’une accusation ad minima par rapport à ce que le dossier d’instruction laisse apparaître. D’où tous les moyens mise en oeuvre pour éviter un procès devant la cour de justice qui aura des moyens d’investigation nettement supérieurs à ceux qu’on pu avoir les juges d’instruction. Une phrase de l’ordonnance résume à elle seule la gravité de ce dossier.

Il est noté que ” Il résulte de tous les éléments ci dessus qu’il n’existe pas d’éléments permettant de mettre en cause les Hautes Autorités de l’État dans l’assassinat des militaires français ” Sauf que cette phrase est suivie immédiatement de “Cependant il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs du bombardement. Tout est dit.

Ma connaissance très pointue du dossier me donne une certaine légitimité pour affirmer que tout à été manipulé dans ce dossier, par les ministres visés par l’ordonnance, afin qu’on découvre pas qui étaient les donneurs d’ordre. C’est à dire les vrais assassins. Le risque majeur est que la Cour de justice le découvre. Personnellement j’ai pas de doute. Mais mon avis personnel ne compte pas. Par contre ce qui compte c’est que les victimes puissent obtenir justice.

Évidemment Monsieur le Président de la république j’ai pas la moindre idée si cette lettre ouverte parviendra à votre connaissance d’une manière ou d’une autre. Mais c’est de mon devoir de vous l’écrire.

Je vous prie de croire Monsieur le Président de la république à l’expression de ma plus grande estime.

Jean Balan

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